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mercredi 31 mai 2017

Benoît CHAPUT, QUELQUES MOTS CLAIRS, Frontispice de Jean-Pierre PARAGGIO, Collection de l'Umbo



Benoît CHAPUT, QUELQUES MOTS CLAIRS
Frontispice Jean-Pierre Paraggio,
Série Passage du Sud-Ouest, Collection de l'umbo
5 euros (franco de port)


Commande et toute correspondance

Jean-Pierre PARAGGIO
23 rue des Princes
31500 Toulouse


Courriel/Mail : jeanpierreparaggio // yahoo.fr

(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
le signe @ doit remplacer les signes / / )


SITE COLLECTION DE L'UMBO → ici




~ ISABELLE DALBE ~


Note de lecture


QUELQUES MOTS CLAIRS

Dans la vie sans revenants, il y a le pouls d'images et son rougeoiement biseauté sans le lapsus noir des ressuscitations :
«  Quelqu'un est mort /je veux apprendre à parler / quelqu'un peut ou ne peut plus revenir / je serre une pierre dans mon poing / cette pierre m'enrage / quelqu'un ne peut plus / quelqu'un ne peut plus revenir […] ».

Les balises des battements vitreux et du vide colchique décapés en résonante musique caravane, hantent l'hostie à contre-voie :
«  […] Il n'y a pas de vie sauvage possible sous une image de la vie sauvage / Le grand loup noir se roule en boule pour imiter la foudre / […] / L'aveugle tonnerre gronde / ramenez-lui son chien / ramenez-lui sa soif son bâton sa haine et sa faim / Je vous prie de me croire / Je n'existe pas / Je vous en prie / croyez-nous / Nous n'y sommes pas pour vous ».

Une claire présence à l'amour de la vie, avec une longue fleur sous les paupières, accomplit une splendide tâche d'exégète valant de l'or à brassées :
« Tu viens de fermer les yeux / tu sens battre les tanneries au loin / […] / tu sens cette poussière sur tes épaules / qui cherche à t'enterrer / tes lèvres cherchent une cigarette / […] une fumée âcre pour oublier / l'idée que tu te fais de l'âne qui te porte sur son dos / tu te demandes ce qu'aurait pu être la vie / entière dans ce jour déclinant d'automne […] ».

Maroufler le « jour des flammes » qui est le maçon de l'arc processionnel perfectible, fera vibrer l'appontement le jour où iront y mordre les formes ouvrières à étreintes :
« […] il y a des flammes qui font le tour de la Terre / / […] / c'est une découverte / on a commandé des vitres / pour les contenir / / […] /le jour des flammes / sera jour de justice/ pour tous les damnés de la terre / qui savaient bien que quelque chose brûlait sous terre / quelque chose qu'il fallait voir / au moins une fois / avant de mourir […] ».

La chlorophylle d'être libre, agitée dans la confiance, sanctifie la qualité plastique d'un sauvetage jongleur sur les boulingrins :
« […] y-a-t-il un un dieu des choses /qui ne soit pas un tombeau /un ciel qui ne soit pas une pierre plate ? /J'ai regardé /et rien ne m'a vu/ Il n'y a pas d'âme / pas d'arbres et pas de ciel /il n'y a que la soif /et son sourire / qui ouvrent parfois les veines à l'horizon ».

En clôture du recueil, les cellules au couchant, d'une voix perceuse d'étincelles encapuchonnées, se cadavérisent en pomme d'or pour un rendez-vous sous l'écorce :
«Le chevalier pleure /il ne sait plus le nom de son cheval /  la blancheur de la neige / le pourquoi de son ennemi / ses traces se perdent /en un millier de livres / toutes ses rues sont vides /son crâne est moulé dans la cire chaude [ …] ».

Benoît Chaput, à l’œil singulier jusqu'au fond de l'âme, nous donne à lire des textes remarquablement plaisants, véritables remparts vivants contre les ténèbres et ralliant, avec leurs goupilles scintillantes, notre for intérieur. Son écriture magistralement nomade s'entend à zèle avec notre écoute de sa beauté et de ses mouvements parlant vrai.




Jean-Pierre Paraggio, frontispice
source image : blog surrint


Haut lieu de tête dans sa couleur fertile, l'élan indicateur du cône visuel de Jean-Pierre Paraggio concourt à la convocation du Grand Terrien. Les franges bleues du rostre de son langage pictural ont les légèretés amantes de l'aventure double entraînée par sa roue jubilatoire. Les ailes en mousses clarifiées, appliquées à l'élémentaire flot d'allures charmeuses d'oiseaux et d'offensifs choix flottants, sont toute une Bête à bons lieux prophétiques où tout feule à mascaret.

© Isabelle Dalbe


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► Benoît Chaput, poète et éditeur québécois.
• En 1992, il a fondé la maison d'édition L'Oie de Cravan en y publiant entre autres ouvrages personnels (Les jours sans tain ; Cahier de neiges ; Le Démon familier), son premier recueil Loin de nos bêtes dont Pierre Peuchmaurd a dit : « C'est un petit livre, n'est-ce pas ? Je l'ai aimé entre beaucoup d'autres, je l'ai aimé plus que d'autres. [...] Je n'avais pas terminé ma lecture que Benoît Chaput m'était devenu familier, qu'il était devenu mon ami.
Est mon ami qui me prouve ce que j'aime, que je l'aie su ou que je l'aie ignoré. Est un poète qui me prouve la poésie, qui est la science des ignorants, des fous et des bêtes. […] La poésie de Benoît Chaput est juste, je veux dire exacte […] »  extrait, P. Peuchmaurd, Colibris & Princesses, L'Escampette éditions.
• Il a également publié aux éditions Myrddin (Brive) et aux éditions Trois-Pistoles et participé à quelques revues (Gnou, Mœbius, Le Cerceau, La dame Ovale, Le grand I vert, Les cahiers de l'Umbo, Soapbox) et anthologies (Éditions Rodrigol). Il est un des animateurs de la revue Le Bathyscaphe.
• Les publications de L’Oie de Cravan se déclinent en plusieurs entités, du recueil de poésie, de nouvelles à la bande dessinée.
Parmi les nombreux auteurs publiés : Pierre Peuchmaurd, Anne-Marie Beeckman, Anne Marbrun, Laurent Albarracin, Joël Gayraud, Nicole Espagnol, Thierry Horguelin, Edgar Poe, etc.
• Artiste, Benoît Chaput prend en charge le graphisme (couverture et intérieur des livres de L'Oie de Cravan) et, parfois, dessine (couverture de Passage public, de Joël Gayraud), ou réalise des collages (couverture de numéro(s) de la revue Le Bathyscaphe).


• SITE L'OIE de CRAVAN → ici


S O N   A C T U A L I T É


PROCHAINEMENT

35e Marché de la poésie de Paris

Du mercredi 7 au dimanche 11 juin 2017
Place Saint-Sulpice, Paris 6e

Stand 608

Présence de L’Oie de Cravan

en compagnie de :
​Le Cadran ligné,
Pierre Mainard éditeur,
L'Herbe qui tremble, ​
Éléments de langage.



► Jean-Pierre PARAGGIO :
◘ Peinture, encres, dessin, collage, détournements, techniques mixtes, micro-publications.
Très nombreuses expositions en France (dont la plus récente à Toulouse, Galerie ARTIEMPO, mai 2017 → ici), et à l'international.
« Prenez une marée, n'importe laquelle, peu importe la couleur : la marée descendra, la couleur partira. Voyons ce qu'il y a.
C'est facile, il y a la grâce et l'effroi, l'inutile et ses monstres, les particules de l'absolu, l'abominable lamproie sans ombre, la méduse nulle part peinte, sauf la bouche violemment, les algues de la nuit, des bris qui furent des vies et parfois des feuilles vertes, des feuilles rousses, des amants désunis.
Cela craque sous les pas ou produit ce bruit mou qui effondre les cœurs. Ce qui reste va mourir cent mille milliards de fois.
Maintenant, regardez cet homme qui s'éloigne. C'est Jean-Pierre Paraggio […] ce qui est inscrit là, sur cette plage des intimes terreurs, des mémoires pétrifiées, et qu'on croyait hasard des eaux, des bas, de décroissants crustacés, ce qui craque et qui bouge cent mille milliards de fois […] c'est seulement l'empreinte, la copie de ce qu'il trace, lui, sur la grève blanche de ses pages où l'encre ne sèche jamais.[…] ». extrait, P. Peuchmaurd, Colibris & Princesses, L'Escampette éditions.

◘ Galerie de ses belles œuvres → ici

◘ La lumière noire des Chants de Maldoror, en 1969, trace irrévocablement la faille qui le conduit aux lisières de la poésie. Il a illustré les ouvrages de plusieurs grands poètes : Pierre PEUCHMAURD ; Louis-François DELISSE ; Laurent ALBARRACIN (Collection de l'umbo ; Pierre Mainard éditeur ; À, Le Réalgar éditeur, 2017 → ici) ; Joël GAYRAUD ; Anne-Marie BEECKMAN ; Jean-Yves BÉRIOU ; Christine DELCOURT ; Alexandre PIERREPONT ; Jean-Paul MARTINO ; Ana OROZCO & Jean-Raphaël PRIETO ; Julien STARCK (L’HIVER, Les Météores Éditions, 2017 → ici) ; etc.

► Animateur de la Collection de l'umbo depuis 1996 → ici ; des Cahiers de l'umbo entre 2004 et 2010 ; de l'impromptu 2011/2014 ; de Soapbox, feuillet internet, depuis 2013 → ici


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Collection de l'Umbo

Série Passage du sud-ouest


RAPPEL  DE  LA  SÉRIE  COMPLÈTE

➳ Roberto San Geroteo, Je t’emmènerai en enfance, suivi de Matin au corbeau, janvier 2012. (5 euros)
➳ Laurent Albarracin, Le Poirier, illustré par Pierre Bessompierre, février 2012. (épuisé)
➳ Olivier Hervy, Revue, frontispice de Jean-Pierre Paraggio, avril 2012. (5 euros)
➳ Jean-Yves Bériou, Le Sanglier étourdi par la tombée du jour, septembre 2012. (5 euros)
➳ Georges-Henri Morin, Les Lits clos, poèmes et dessins de l’auteur, septembre 2012. (5 euros)
➳ Guy Cabanel, Haïkus, décembre 2012. (5 euros)
➳ Ana Tot, L’amer intérieur, décembre 2012. (4 euros)
➳ Jean-Yves Bériou & Jean-Pierre Paraggio, Et on s’en va, février 2013. (8 euros)
➳ Louis-François Delisse, À Gambo, avec quatre stèles de J.-P. Paraggio, 1ère version : février 2013, version complète février 2014. (8 euros)
➳ Guy Cabanel & Georges-Henri Morin, Les Esquilles, juin 2013. (5 euros)
➳ Jacques Abeille, L’origine des images, juin 2013. (4 euros)
➳ Pierre Peuchmaurd, Loin de Lisbonne, frontispice de Georges-Henri Morin, octobre 2013. (5 euros)
➳ Pierre Peuchmaurd, Le Jeudi de l’Ascension, février 2014. (5 euros)
➳ Guy Cabanel, En visite chez Li Ts’ing Tchao, parmi les fleurs du cannelier, avril 2014. (5 euros)
➳ Roberto San Geroteo, Le Feu fait son travail, frontispice de Roland Giguère. (5 euros)
➳ Olivier Hervy, Revue (2), frontispice de Susana Wald & Ludwig Zeller. (5 euros)
➳ Hervé Delabarre, Trois chemins de nuit, frontispice de Bernar Sancha, décembre 2014. (5 euros)
➳Ana Tot, Voyage en Bonhomie, frontispice d’Antonio Ramirez, décembre 2014. (5 euros)
➳ Joël Gayraud, Ocelles, couvertures et dessins de Virginia Tentindo, décembre 2014. (18 euros)
➳ Claude-Lucien Cauët, Les Trois cris, frontispice de Patrick Périart, avril 2015. (5 euros)
➳ Christian Ducos, Le Bruit de l’encre, dessins et poèmes de l’auteur, avril 2015. (5 euros)
➳ Mauro Placi, Où mes ruines sont fixes, frontispice de Claude Barrère, avril 2015. (5 euros)
➳ Isabelle Dalbe, Le Cas poupée, frontispice de l’auteur, décembre 2015. (5 euros)
➳ Régis Gayraud, Et mes moi l’un après l’autre décrochent, frontispice de Bruno Montpied, février 2016. (5 euros)
➳ Ana Orozco & Jean-Raphaël Prieto, La Belle Affaire, frontispice de Jean-Pierre Paraggio, novembre 2016. (5 euros)

Benoît Chaput, Quelques Mots clairs, frontispice de Jean-Pierre Paraggio, février 2017. (5 euros)


Commande et toute correspondance

Jean-Pierre PARAGGIO
23 rue des Princes
31500 Toulouse


Courriel/Mail : jeanpierreparaggio // yahoo.fr

(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
le signe @ doit remplacer les signes / / )

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