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mercredi 24 mai 2017

Joël GAYRAUD, Visionnaires de Taïwan, REVUE L'ÉCHAUDÉE N°6, Éditions Ab irato






Revue L'Échaudée N°6, 100 pages
9€ (+ frais de port partagés : Europe → 3€ ; 
Hors EU → 4€)


ABONNEMENT : 3 N° → 30€ (franco de port)
ou ABONNEMENT de SOUTIEN

Chèque à l'ordre de AB IRATO


COMMANDE & CORRESPONDANCE

L'ÉCHAUDÉE C/O AB IRATO
6 rue BOULLE
75011 PARIS


abirato.edition // gmail.com

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◘ - ◘



~ Joël GAYRAUD ~



VISIONNAIRES DE TAÏWAN

à propos de l'ouvrage

Rémy Ricordeau, Visionnaires de Taïwan, collection La Petite Brute n° 1, Montreuil, L’Insomniaque, 2015, 120 pages, 18€.


Joël Gayraud a vu dans la monographie sur les Visionnaires de Taïwan de Rémy Ricordeau, une invitation à fort coefficient d’émerveillement en regard de grandes fresques colorées, d'une architecture incorporant coquillages, coraux, céramiques, d'une calligraphie sur falaise, de bois flottés assemblés en forme de statues-totems, de la sculpture de galets et rochers, etc. Sur cette île, est comme une liesse chaque sillon de rayonnement, monté en pan d'échines, par de flagrants artistes généralement autodidactes.

Avec anecdotes érigées en expériences-souches à l'entrée de Messieurs Huang et de Messieurs Chen Ruiguang, Wu Tianlai, Lin Yuan, etc, J. Gayraud nous offre une feuille remarquablement hospitalière d'un temps sans entassement des doigts de change de tous ces géomètres, déchiffrant dans leur ministère du désir, le pain de construction et de délimitation de leur parcelle créative.

Mordant avec Joël Gayraud dans la clarté délicate du discutailler sur l'art en goguette, notre pupille suit la valeur debout du retour d'air opiniâtre de l'art populaire. 

© Isabelle Dalbe



M. Huang, Fresques colorées


«  […] Sa connaissance de la langue chinoise et ses fréquents voyages à Taïwan ont permis à Rémy Ricordeau de découvrir un certain nombre d’environnements spontanés jusqu’alors inconnus à l’étranger, et largement ignorés de la presse et des instances culturelles locales. Il commence par nous emmener chez M. Huang, dernier habitant d’un ancien quartier provisoire destiné à loger les soldats après le repli sur l'île des troupes nationalistes. À 80 ans, il s’est mis à en transfigurer les ruelles à l’aide de grandes fresques colorées. Il travaille toujours la nuit, dans un état de transe médiumnique, et représente des personnages inconnus d’apparence humaine, animale ou hybride, puisés dans le trésor de son imagination nocturne. Petit à petit, la ruelle où il est seul à habiter se transforme en une sorte de temple du bonheur et les jeunes gens viennent des autres quartiers de la ville pour y écrire des vœux sur des petits papiers qu’ils suspendent à des fils. Aujourd’hui, à 93 ans, M. Huang continue chaque nuit de peindre sans relâche tout en vivant dans la pièce unique de sa masure privée de confort, et refuse obstinément de rejoindre la villa spacieuse que son frère, qui a fait fortune en Chine dite populaire, s’est fait construire sur le continent.




 Maison de M. Huang, vœux sur petits papiers


Rémy Ricordeau nous mène ensuite au sud de l’île chez un autre M. Huang, ancien pisciculteur, qui à la mort de sa femme, lui a non seulement érigé un tombeau, mais aussi un temple où, conformément aux croyances taoïstes, son esprit pourra venir séjourner post mortem près de son ancien mari. Pour ce faire, il s’est improvisé architecte et maçon et a édifié une incroyable bâtisse recouverte, tant sur les façades que dans les pièces et couloirs intérieurs, de coquillages, de coraux et de statuettes en céramique détournées. 



Au Sud de l'île, Temple d'un autre M. Huang
Vue de l'entrée 


L’ensemble est orné d’animaux fabuleux de la mythologie chinoise, tels les dragons et les phénix, que l’on voit traités ici, au moyen de matériaux sans valeur marchande ou voués au rebut, avec une exubérance de formes et une richesse de couleurs inégalées. 





[…]


Rémy Ricordeau conclut son ouvrage sur une éclairante confrontation entre l’art aborigène authentique illustré par les magnifiques panneaux de bois sculptés des maisons traditionnelles en pisé, et ses actuelles productions marquées par l’introduction de nouveaux matériaux comme le métal ou le ciment et par une acculturation achevée eu égard à la tradition ; en dépit d’une indéniable créativité, on y décèle une prévalence des éléments décoratifs et stéréotypés, typiques d’une réification des formes symboliques et des contenus expressifs.






Art aborigène, Panneau intérieur bois sculpté


 Abondamment illustrée par les photos de l'auteur, cette monographie, où les œuvres et les artistes sont présentés dans leur contexte social et culturel tient autant du livre d'art que d'une certaine forme d'anthropologie critique. […] ».

© Joël Gayraud, extrait





Joël Gayraud, poète : publications, entre autres à L'Oie de Cravan Éditeur, Le Cadran ligné, Collection de l'Umbo, avec des illustrations de Jean-Pierre Paraggio (Clairière du rêve) et de Virginia Tentindo (Ocelles). Collaboration à des revues : Le Bathyscaphe ; Les Cahiers de L'Umbo ; L'Impromptu ; Soapbox ; L'or aux treize îles ; Nomades ; Recoins ; Empreintes ; Mirabilia ; L'œuf sauvage ; INFOSURR ; Peculiar Mormyrid (revue américaine) ; A PHALA (almanach du mouvement surréaliste international) ; Europe ; etc.
◘ Membre du Groupe surréaliste de Paris, il contribue aux diverses publications des « travaux » de ce groupe : « IL CROYAIT VOIR », Jeu de syllogisme poétique, 2016 ; Les Pucerons de la Frontière, Jeu à partir de coupures de journaux, juin 2015 ; etc.
◘ Essayiste : publication chez José Corti de «La Peau de l'ombre» qui est citée dans l'ouvrage, Kaléidoscope surréaliste, de Miguel Perez Corrales (professeur de philologie espagnole à l'université La Laguna de Ténériffe). Des extraits de «La Peau de l'ombre» ont paru en traduction dans le numéro 15-16 de Salamandra, la revue du groupe surréaliste madrilène et dans les n°18, mai-juin 2004, n°19-20, juillet octobre 2004, n°21, novembre décembre 2004 de la revue romaine Il caffè illustrato.
Des extraits de «La Peau de l'ombre» ont été traduits en anglais par S. D. Chrostowska, NUMERO CINQ MAGAZINE (mars 2016) → ici
◘ Conférencier, et traducteur de grands auteurs italiens : Giacomo Leopardi (1798–1837) ; Machiavel (1469–1527) ; Cesare Pavese (1908-1950) ; Primo Levi (1919-1987) ; Giorgio Agamben (1942).
Traducteur également de Sappho de Mytilène (VIIe-VIe siècle av. J.-C) ; Ovide, (43 av. J.-C. - 17 ou 18 ap. J.-C.)  ; Érasme (1466?-1536).
◘ Critique d'art : nombreux articles parus en revues. Aller plus loin → ici


Rémy Ricordeau : cinéaste documentariste. Son travail documentaire et d’écriture décline différentes thématiques telles que la critique sociale, la culture et la société chinoise, le surréalisme ou l’art brut et l’art populaire. 
Il a réalisé entre autres : Putain d’usine d’après le récit de Jean-Pierre Levaray, Les Anges de la piste, où il suit, en partageant le quotidien de la troupe, les vicissitudes d’un cirque ambulant en Chine et Je ne mange pas de ce pain-là, Benjamin Péret, poète donc révolutionnaire, où il brosse un portrait vivant et sans fausse note de l’auteur des Rouilles encagées et du Déshonneur des poètes, indomptable compagnon de lutte d’André Breton. 
Il est par ailleurs auteur de livres et rédacteur de préfaces ou d’articles parus dans différentes publications collectives ou revues.


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AU SOMMAIRE RICHE


AUTRES CONTRIBUTIONS
ARTISTIQUES, POÉTIQUES, LITTÉRAIRES, 
DE CRITIQUE SOCIALE, etc



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