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mercredi 14 septembre 2016

Joël GAYRAUD, PORTRAIT SURANALOGIQUE de GHÉRASIM LUCA, EUROPE N°1045, Revue littéraire, mai 2016





La Revue Europe, dans son numéro de mai 2016, a consacré près de 190 pages à GHÉRASIM LUCA (1913-1994) :
« Né en 1913 à Bucarest, Ghérasim Luca (surréaliste roumain) parlait roumain, français, allemand et yiddish. En 1962, dix ans après son installation à Paris, il notait pour lui-même cette proposition paradoxale et forte : «  Je suis l'Étranjuif ». Il attendit en effet la fin des années quatre-vingt pour abandonner son statut d'apatride, obligé qu'il était de régulariser ses papiers d'identité.
Son suicide, le 9 février 1994 dans la Seine, est venu comme rappeler non seulement qu'il se considérait comme définitivement « hors la loi », mais aussi qu'il avait toujours dansé sur la corde.
Ses œuvres pleines de sa vie et sa vie entièrement consacrée à ses œuvres en témoignent toujours puisque sa danse continue à entraîner, à encourager et même à enflammer ici et ailleurs, à la fois douloureusement et de manière jubilatoire, en inventant multiplement « une littérature impossible de tous côtés ». Ghérasim Luca est bien un de nos grands intempestifs !
[…] Amour, humour, politique, éthique et poétique étaient indissociablement liés chez ce forgeur sauvage et subtil qui écrivait : «  tout est irréalisable dans l'odieuse / société de classes, tout, y compris l'amour / la respiration, le rêve, le sourire / l'étreinte, tout, sauf la réalité / incandescente du devenir ».
Source, Note de l'éditeur


Préface de Serge MARTIN « GHÉRASIM LUCA SUR LA CORDE, sans fin ni commencement » → ici



Outre Joël Gayraud avec son « PORTRAIT SURANALOGIQUE de GHÉRASIM LUCA », ont contribué à ce dossier : Serge Martin (voir préface ci-dessus), Ghérasim Luca (« Je m'oralise », tapuscrit de l'auteur, 1960), Pierre Dhainaut, Thierry Garrel, Monique Yaari, Bernard Heidsieck, Bertrand Fillaudeau, Charles Pennequin, Patrick Beurard-Valdoye, Sebastian Reichmann, Nicole Manucu, Anne Foucault, Jean-Jacques Lebel, Iulan Toma, Vincent Teixeira, Dominique Carlat, Sibylle Orlandi, Charlène Clonts, Laurent Mourey, Patrick Fontana, Alfredo Riponi. Alice Massénat.


Le numéro de mai comporte également un « Cahier de création : écrivains roumains » (entretiens, romans, poèmes inédits, etc.) et une série de chroniques  consacrées à l’actualité du roman, de la poésie, du théâtre, du cinéma et des arts plastiques. Suivent les « Notes de lecture » à propos de plusieurs ouvrages.



Europe
4 rue Marie Rose
75014 Paris

Téléphone & Fax 01 43 21 09 54


Courriel/Mail : Europe.revue // wanadoo.fr
(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
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SITE ici


• EUROPE N° 1045, mai 2016, 20 €
• ABONNEMENT ANNUEL à la Revue EUROPE (7 Numéros) → ici


°



En nous dressant le « PORTRAIT SURANALOGIQUE de GHÉRASIM LUCA », Joël Gayraud force les traits de l'analogie, cette figure de pensée tant prisée par les poètes. Le préfixe sur- est un clin d’œil aux néologismes inventés par les surréalistes roumains, comme surautomatisme, surthaumaturgique etc.
Qualifiant sa proposition novatrice avec la trouvaille : « SURANALOGIQUE », il s'impose portraitiste d'un port de tête & d'un pied en cap aux arguments massues.

En l'occurrence, ici, dans son hommage humoureux au poète roumain, Joël Gayraud en appelle au chaos anachronique à sagacité magique (anachronisme autant d'époques que d'alliances de parentés humaines). Et il recourt à la métaphore homérique stridente faisant apparaître Ghérasim, entre autres, sous les traits optiques du « criquet pèlerin » croqué comme tel, indifféremment par tout appareil photographique employé pour le capter. Et toujours, sans qu'aucune de ses irruptions nous abasourdisse avec l'abscons et l'absurdité, G. Luca surgit sous la plume filante de J. Gayaud, tout aussi naturellement et royalement en tant qu'adepte de « l'anœdipianisme dialectique », dans l'adorable dénomination dorée de « l'allumeur de réverbères en plein jour ».

© Isabelle Dalbe



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PORTRAIT SURANALOGIQUE de GHÉRASIM LUCA


«  Ghérasim Luca naquit aux îles Célèbes, par 2°8' de latitude Sud et 120° 17' de longitude Est, le 25 avril 1495 avant J.-C […] Il avait pour père Cratès le cynique, et pour mère Madame de La Fayette, ce qui eut pour effet de lui octroyer par défaut la nationalité scythe.
Sa croissance fut réglée sur celle d'une fougère arborescente. […] Il se parfumait d'ordinaire de rose poivrée, surtout lorsque, adolescent, il déclamait l'Iliade à l'envers, penché sur les chutes du Niagara.[…]

[…] Acquis très tôt à l'anœdipianisme dialectique, il exerça la profession d'allumeur de réverbères en plein jour. […] ».

extraits, Joël GAYRAUD



ALLER PLUS LOIN à propos de Joël Gayraud, poète et essayiste → ici



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Dans ce numéro 1045 de la revue EUROPE, Alice MASSÉNAT a dédié un poème à Ghérasim Luca → ici


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