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mercredi 29 juin 2016

Alice MASSÉNAT, « APARTÉ », SOAPBOX N°51, printemps 2016






APARTÉ, beau poème inédit de Alice Massénat
Soapbox N°51-recto → ici


TOUTE CORRESPONDANCE 
à propos de SOAPBOX :

Courriel/Mail : jeanpierreparaggio // yahoo.fr

(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
le signe @ doit remplacer les signes / / )




APARTÉ



Cet entrebâilleur qui ne cesse de résonner, allant jusqu’à 
contrecarrer quelque ouïe
le flashback vitriolé carillon ingambe
le toi qui m’épouse au fil des contentions
caméras happées par l’idiot du village

Je hais la lie de mes pores
en ces outres sales à débecter l’échinoderme du temps
Je résiste
Je hurle
et puis je m’avachis anéantie par un système qui se leurre
le poids dyslexique des entraves qui se torvent en infamie

Hirsute dans un caveau de fortune j’étouffe
la balafre cisaillée encore et à jamais d’une poisse
qui s’enorgueillit d’être
et plus étranglée qu’hier je râle je l’inonde et le persécute
à bout de tertre

Etre enfermée au délire d’une mère entachée
le silure exécuté de par sa mémoire
Et je leur offre les vestiges d’un simple bémol qui se meurt

À peine avivée la carcasse se démembre du postulat
d’une souche liberticide
aux grimaces de douleur
Une vieille femme qui se pisse dessus
accroupie jusque dans ses nerfs
du bout d’un siècle de césures

Je cadence un réverbère à la boursouflure de jais
le synapse voilé
leurs tord-boyaux juste clampsés
ou tandis que son crin est préservé sous un prétexte fallacieux
Je m’échappe et poursuis le farouche du crime
en mécréant d’une semaine
le trublion d’une folie énucléée
horloge qui recule hors mélodie à en devenir parano

Avec les rottweilers qui m’arrachent la gueule en des délits
de nos excrétions
Avec leurs syncopes toujours plus brisées aux cataplasmes
Elle
brimée de sentences assourdies où pas un palimpseste
ne se meut
la terreur de soi à fleur d’exergue
Et ma libido tranchée à vif par le sournois du rire
la femme-pantin s’exhale en perplexe
s ‘écrasant de tout son pouls le trépan extirpé

Tancer et tancer encore
ne survivre que par quelque sursaut de déglingue
l’échancrure qui exulte et s’en retourne aux parures
d’une immolation de verre
J’abhorre les usurpateurs de l’indécence
et près de dépatouiller voire de desquamer ces enracinés
en caducs
je me bastonne plus à vif de l’explosion d’un miroir

Bien sûr ils murmurent la mélopée à cadence infernale
les circonvolutions où la lucidité n’est plus
qu’un Oiseau aux ailes exiguës
bourlinguant d’un accaparé en mouroir
Bien sûr les chicots moisis qui s’enclavent
en un parterre d’esclaves
la trachée écrasée par ce fier-à-bras qui sue à tout-va
Bien sûr l’apothéose d’une torture aux ouï-dire
dont tant se mirent à brûle-silex

Et loin d’apparaître en une ventouse l’escarmouche
je cadenasse ces oublis d’encre en scansions
plus trépidantes que jamais


Alice Massénat, (2015)


◘ ◘



Une excellente présentation de l’œuvre de Alice Massénat (accompagnée de sa bibliographie), réalisée par le poète et essayiste Joël Gayraud, est parue dans la Revue INFOSURR N°118 → article ici




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