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mardi 15 décembre 2015

Joël GAYRAUD, Lucy SCHWOB, Rebelle, Texte dédié à François LEPERLIER, biographe de L. Schwob dite Claude CAHUN, Revue EMPREINTES N°26, Automne 2015, ÉDITIONS de L'USINE



• Empreintes n°26 – Automne 2015 – 8 euros
• Abonnement 4 numéros : 30 euros


Éditions de l'Usine
102, Bd de la Villette
75019 Paris

CONTACT : Claude BRABANT → 01 42 00 40 48

COURRIEL / e-mail : brabant.claude/ / noos.fr

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~ Joël GAYRAUD ~


LUCY SCHWOB


REBELLE



Joël Gayraud, poète, écrivain, essayiste, traducteur et critique d'art, s'éloignant des strictes biographies classiques, a pris le parti intéressant et original de nous livrer une biographie analogique et imagée pour nous faire rencontrer, dans un rendu réussi de vie imaginaire, Lucy Schwob -1894-1954- (poète, essayiste, traductrice, comédienne, photographe) qui adopta le pseudonyme de Claude Cahun dès 1917, et dont la vie et l’œuvre sont « indiscernables, opaques en leur noyau ultime, à toute interprétation ».



IN MEMORIAM, Lucy Schwob (1894 – 1954)


«  Lucy-Renée-Mathilde est née à Nantes à la fin de l'avant-dernier siècle, en un temps où la poussière du charbon patinait la face des villes, où les escarpes des faubourgs et des barrières étaient envoyés à la redresse dans les établissements d'au-delà des mers, où les fulgurances de l'anarchie inspiraient les poètes. Lorsqu'elle atteignit l'adolescence, elle se découvrit une sœur d'élection désireuse d'échapper à l'emprise des vieillards et avec qui elle décida de tromper la vieillesse. Et pourtant Lucy ne manquait pas de chérir les hommes, et parmi eux, à la première place en son cœur, cet oncle aventurier de l'amour et ciseleur du verbe qu'elle avait connu enfant avant que la mort ne le cliche en figure de légende. Issue de l'éternelle lignée des réprouvés par sa grand-mère paternelle, elle se sentit très tôt consacrée à l'exercice de l'intelligence. En effet, depuis l'origine, les caïnites sont forgerons, alchimistes, bâtisseurs de ville, et elle sut en prenant le nom de Cahun, qu'elle bâtirait, forgerait, sublimerait sa propre vie. Elle parfit sa mue en abandonnant son prénom comme le serpent rejette son ancienne peau et adopta celui de Claude pour l'hermaphrodisme de son emploi. Nom double, cœur double. La même année, elle se rasa la tête moins par déni de féminité que pour témoigner de son appartenance à la race des esclaves et des serfs. Mais, afin de confondre plus sûrement les regards, elle se maquillait le crâne de poudre d'or, ainsi que l'un et l'autre des sourcils en rose incarnadin ou en vert absinthe. Sa vie fut toujours à ses yeux bien moins scandaleuse que le scandale continuel qui paradait aux vitrines de la réalité : l'existence des classes, des armées, des religions. Elle se rapprocha tout naturellement des insurgés de l'esprit, elle écrivit elle aussi sa confession dédaigneuse, ajouta des cousines aux sœurs de Monelle, et mit en scène des fascinations éphémères […]  ».

Joël Gayraud


Revue  Empreintes N°26 : Suite du parcours téméraire, puis obscur de Claude Cahun, et constat du mauvais tour fait à son autoportrait par le support publicitaire, bien des années après sa mort survenue le 8 décembre 1954 à Jersey.


◘ Pour aller plus loin avec Joël Gayraud → ICI et ICI






~ François LEPERLIER ~


Dédicataire du texte


LUCY SCHWOB, REBELLE


Ce texte de Joël Gayraud, riche en métaphores, est dédié à François Leperlier qui a fait redécouvrir Claude Cahun, tombée dans l'oubli, à un public, toujours plus large au fil du temps car indiscutablement captivé par la personnalité de cette « artiste inclassable, adepte de la subversion poétique qui, dans son œuvre tant littéraire que photographique, a fait valoir avec audace son androgynie et sa volonté de cultiver sa singularité ».

En effet, François Leperlier est connu et reconnu pour son travail sur Claude Cahun pour avoir entrepris en 1984 des recherches sur cette dernière, rédigé sa biographie, établi le catalogue raisonné de son œuvre photographique et édité ses écrits. 
A son actif :
Claude Cahun, l’écart et la métamorphose (Paris, Jean-Michel Place, 1992) : biographie complète et abondamment illustrée.
Claude Cahun Photographe (Jean Michel Place/ Musée d'art moderne de la Ville de Paris, 1995), Catalogue de l'exposition (juin à septembre 1995) avec la contribution de François Leperlier.
Claude Cahun (Photopoche n° 85, Nathan, Paris, 1999 – réédition Actes Sud)), présentation par François Leperlier de la pratique de l'autoportrait photographique par C. Cahun comme technique d'auto-analyse poussée aux limites extrêmes.
Claude Cahun, Écrits (éditeur Jean Michel Place, 2002) : édition monumentale qui rassemble la totalité des écrits de Claude Cahun, dont des textes inédits, et inclut la reproduction, sous forme de fac-similé, des ouvrages illustrés et mis en page par Cahun et son amie Suzanne Malherbe.
Claude Cahun : L'Exotisme Intérieur (Fayard, 2006) : biographie, étude de l'œuvre de Claude Cahun et réflexion sur celle-ci, bibliographie et cahier de plus de cent vingt photos.
Héroïnes, Claude Cahun, (Mille et une nuits, 2006) : nouvelles écrites entre 1920 et 1924 par C. Cahun, Postface de François Leperlier.
Claude Cahun, Aveux non avenus (Fayard/ Mille et Une Nuits, 2011) : Nouvelle édition établie par François Leperlier de ce livre majeur (sorte d'« autobiographie rêvée » ou « autofiction »)  illustré de photomontages, où l’écriture de Claude Cahun emprunte diverses formes : aphorismes, fragments de moments vécus et récits rêvés, chroniques, fragments de lettres (correspondance vraie ou fausse), extraits de journal intime, de morceaux de prose polémique, de propositions éthiques, littéraires, de considérations introspectives, spéculatives, de contes remaniés et de poèmes. En somme, selon la postface '' Les clés des aveux'' de F. Leperlier, il s'agit d' « une  sorte de collage de textes, qui entre directement en résonance avec les montages photographiques », et qu'elle publia, de son vivant, aux Editions Carrefour en 1930.

► François Leperlier a été l'un des commissaires de l’exposition « Claude Cahun rétrospective » au musée du Jeu de Paume à Paris du 23/05/2011 au 25/09/2011.
Claude Cahun, (Hazan/Editions du Jeu de Paume, Paris, 2011), Catalogue d'exposition avec la contribution de François Leperlier.


◘ François Leperlier est aussi écrivain, essayiste, poète, philosophe et historien d'art. Il a collaboré à de nombreux ouvrages collectifs, revues, catalogues d’exposition, actes de colloque et participé à des émissions radiodiffusées (France Culture). 

Parmi ses publications :
Contre Temps (Paul Vermont, Paris, 1978).
Entre-double, avec illustrations de Jacky Roulland (Inactualité de l’orage, Paris, 1981).
La Dédicace intégrale, avec illustrations de Robert Lagarde (Pierre Bordas et fils, Paris, 1986).
Édifices de mélancolie, avec illustrations de Jorge Camacho (Myrddin, Brive, 1993).
Œuvres complètes de Magloire-Saint-Aude (Jean-Michel Place, Paris, 1998).
Diana Michener. Épiphanie du corps. Maison européenne de la photographie, Paris, 2001.
En Chine (1978-2003), Photographies de Laurence Vidal, Éditions du Pacifique, 2003.
Pierre Caminade. Œuvre poétique complète (Le Castor Astral, Paris, 2004).
Rêve manifeste (Éditions d’écarts, Paris, 2004).
Abrégé du Ciel, avec cosmophonies de Jean Monod (Atelier de l’Agneau, 2004).
Attraction, avec planches graphiques de Jean-Pierre Hamon, Passage d'encres Éditions, 2011

François Leperlier a contribué à faire redécouvrir, dès 1989, Louis-François Delisse, (poète reconnu, entre autres, par René Char, Henri Michaux, Raymond Queneau), en trouvant dans une librairie un de ses livres majeurs « Soleil total », publié par Guy Lévis Mano, en 1960.
Frappé par la qualité de cette écriture et retrouvant le poète, François Leperlier a contribué à le relancer via la revue Le Château-Lyre (Dieu-Tige, fragments, 1989) ; via les éditions Myrddin de Pierre Peuchmaurd (Dieu-Tige, autres fragments, 1991 ; Litanies d'I, 1991 ; Procès de la fleur, 1993 ; Dieu-Tige, le manuscrit retrouvé, 1998 ; Etre mort tout en vivant, une feuille, 2000 ; Tombeaux, 2005 ) ; via les éditions du Rewidiage ; via les Cahiers de l'umbo ; etc.
• Présentation par François Leperlier de Aile, Elle, anthologie de 9 recueils de L-F Delisse écrits au Niger, Le Corridor bleu, 2002

François Leperlier a participé aux revues d'esprit surréaliste : Le Désir libertaire ; Intersigne ; Le Château-Lyre ; Le Cerceau.


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PROCHAIN ARTICLE : Sommaire complet de la REVUE EMPREINTES N°26, ÉDITIONS de L'USINE ► ici



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