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BLOG ART et POESIE : OÙ VA ÉCRIRE ? — POETE — © APPAIRAGES ART

dimanche 20 décembre 2015

EMPREINTES N°26, AUTOMNE 2015, REVUE D'ART ET LITTÉRATURE, ÉDITIONS de L'USINE




Couverture «  Le Musée Sherlock Holmes »
Photographie Claude Brabant


• Empreintes n°26 – Automne 2015 – 8 euros
• Abonnement 4 numéros : 30 euros


Éditions de l'Usine
102, Bd de la Villette
75019 Paris

CONTACT : Claude BRABANT → 01 42 00 40 48

COURRIEL / e-mail : brabant.claude/ / noos.fr

(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
le signe @ doit remplacer les signes / / )



SITE des éditions et de la galerie d'art → ici



°
Empreintes est « une revue d'art et de littérature qui publie des œuvres inédites d'artistes et d'auteurs contemporains, qui va chercher dans le fond des bibliothèques des écrivains oubliés, qui s'intéresse aux sites et aux artistes d'art brut, aux fous littéraires, aux curiosités de bibliophilie.

Au sommaire du numéro 26 se croisent donc auteurs disparus puis oubliés et publiés à nouveau, et auteurs contemporains, ainsi qu'un artiste, Bernard Briantais, méritant d'être davantage découvert.
Le poète Joël Gayraud nous présente la singulière personnalité de Lucy Schwob (dite Claude Cahun) dont la vie et l’œuvre sont «indiscernables, opaques en leur noyau ultime, à toute interprétation».
Un article de Claude Brabant, accompagné de ses photographies, est consacré au Musée Sherlock Holmes.


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SOMMAIRE N°26



◘ ÉCRITURE , POÉSIE ◘



~ LUCY SCHWOB ~



REBELLE

Présentation de Joël GAYRAUD


Joël Gayraud, poète, écrivain, essayiste, traducteur et critique d'art, s'éloignant des strictes biographies classiques, a pris le parti intéressant et original de nous livrer une biographie analogique et imagée pour nous faire rencontrer, dans un rendu réussi de vie imaginaire, Lucy Schwob -1894-1954- (poète, essayiste, traductrice, comédienne, photographe) qui adopta le pseudonyme de Claude Cahun dès 1917.



Lucy Schwob (1894 - 1954)


«  Lucy-Renée-Mathilde est née à Nantes à la fin de l'avant-dernier siècle, en un temps où la poussière du charbon patinait la face des villes, où les escarpes des faubourgs et des barrières étaient envoyés à la redresse dans les établissements d'au-delà des mers, où les fulgurances de l'anarchie inspiraient les poètes. Lorsqu'elle atteignit l'adolescence, elle se découvrit une sœur d'élection désireuse d'échapper à l'emprise des vieillards et avec qui elle décida de tromper la vieillesse. Et pourtant Lucy ne manquait pas de chérir les hommes, et parmi eux, à la première place en son cœur, cet oncle aventurier de l'amour et ciseleur du verbe qu'elle avait connu enfant avant que la mort ne le cliche en figure de légende. Issue de l'éternelle lignée des réprouvés par sa grand-mère paternelle, elle se sentit très tôt consacrée à l'exercice de l'intelligence. En effet, depuis l'origine, les caïnites sont forgerons, alchimistes, bâtisseurs de ville, et elle sut, en prenant le nom de Cahun, qu'elle bâtirait, forgerait, sublimerait sa propre vie. Elle parfit sa mue en abandonnant son prénom comme le serpent rejette son ancienne peau et adopta celui de Claude pour l'hermaphrodisme de son emploi. Nom double, cœur double. La même année, elle se rasa la tête moins par déni de féminité que pour témoigner de son appartenance à la race des esclaves et des serfs. Mais, afin de confondre plus sûrement les regards, elle se maquillait le crâne de poudre d'or, ainsi que l'un et l'autre sourcil en rose incarnadin ou en vert absinthe. Sa vie fut toujours à ses yeux bien moins scandaleuse que le scandale continuel qui paradait aux vitrines de la réalité : l'existence des classes, des armées, des religions. Elle se rapprocha tout naturellement des insurgés de l'esprit, elle écrivit elle aussi sa confession dédaigneuse, ajouta des cousines aux sœurs de Monelle, et mit en scène des fascinations éphémères. […]  ».

Joël GAYRAUD


Revue : Suite du parcours téméraire, puis obscur de Claude Cahun, et approche du mauvais tour fait à son autoportrait par le support publicitaire, bien des années après sa mort survenue le 8 décembre 1954 à Jersey.


Pour aller plus loin avec Joël Gayraud → ICI et ICI



Ce texte de Joël Gayraud, riche en métaphores, est dédié à François Leperlier qui a fait redécouvrir Claude Cahun, tombée dans l'oubli, à un public, toujours plus large au fil du temps, car indiscutablement captivé par la personnalité de cette « artiste inclassable, adepte de la subversion poétique qui dans son œuvre tant littéraire que photographique a fait valoir avec audace son androgynie et sa volonté de cultiver sa singularité ».

En effet, François Leperlier est connu et reconnu pour son travail sur Claude Cahun pour avoir entrepris en 1984 des recherches sur cette dernière, rédigé sa biographie, établi le catalogue raisonné de son œuvre photographique et édité ses écrits.
A son actif : Claude Cahun, l’écart et la métamorphose (Paris, Jean-Michel Place, 1992) ; Claude Cahun Photographe (Jean Michel Place/ Musée d'art moderne de la Ville de Paris, 1995)-Catalogue de l'exposition ; Claude Cahun (Photopoche n° 85, Nathan, Paris, 1999 – réédition Actes Sud) ; Claude Cahun, Écrits (éditeur Jean Michel Place, 2002) ; Claude Cahun : L'Exotisme Intérieur (Fayard, 2006) ; Héroïnes, Claude Cahun, (Mille et une nuits, 2006), Postface de François Leperlier ; Claude Cahun, Aveux non avenus (Fayard/ Mille et Une Nuits, 2011), nouvelle édition établie par François Leperlier de ce livre majeur que C. Cahun publia aux Editions Carrefour en 1930.

► François Leperlier a été l'un des commissaires de l’exposition « Claude Cahun  rétrospective » au musée du Jeu de Paume à Paris du 23/05/2011 au 25/09/2011.
Claude Cahun (Hazan/éditions du Jeu de Paume, Paris, 2011), Catalogue d'exposition.

François Leperlier est aussi écrivain, essayiste, poète, philosophe et historien d'art. Il a collaboré à de nombreux ouvrages collectifs, revues d'esprit surréaliste, catalogues d’exposition, actes de colloque et participé à des émissions radiodiffusées (France Culture) → Bibliographie ICI





~ LA PHYSIQUE DE L'ÉCRITURE SAINTE (1767) ~


UN FOU LITTÉRAIRE


Présentation de Emmanuel BOUSSUGE


« Les 37 lettres qui forment les trois parties de La Physique de l'Écriture sainte, ou Correspondance philosophique entre deux amis, parue à Amsterdam chez van Harrevelt en 1767, sont censées avoir été échangées par un Français et un Anglais. Les théories développées par le premier auraient ramené ce dernier à la plus stricte orthodoxie religieuse après qu'il se soit égaré dans le labyrinthe de l'incroyance. L'auteur n'apparaît sur la page de titre que sous les initiales Mr. P.L.G.D.G et personne n'a encore songé, semble-t-il, à percer son anonymat. Son projet d'accorder la science et la Bible correspond à une visée récurrente de l'apologétique chrétienne souvent bousculée au siècle des Lumières. La substance du livre n'en est pas moins tout à fait extraordinaire. Il invente en effet une physique inouïe qui renverse de fond en comble celles de Newton, Descartes ou Leibnitz. Il faut bien reconnaître cependant qu'il n'a reçu pas reçu un écho à la mesure de ses vastes ambitions. A notre connaissance, seul le Journal encyclopédique de Pierre Rousseau a parlé de ce livre presque inconnu. Le périodique lui consacre tout de même quinze pages en décembre 1768, dont voici la conclusion : « Ce serait fort injuste que de refuser de l'esprit à l'auteur : il en a certainement beaucoup ; on ne saurait non plus lui refuser de l'imagination : c'est dommage qu'à force de vouloir tout approfondir et tout développer, il l'ait mise dans une telle effervescence qu'il aura bien de la peine à se rapprocher des idées communes. Quoiqu'il en soit, il peut se flatter d'avoir publié le plus singulier ouvrage qui ait paru dans ce siècle, et le plus opposé sans contredit à toute physique connue ».
De quoi allécher les fervents d'André Blavier et autres amateurs d'imagination en effervescence »

Emmanuel BOUSSUGE


*

Lettre première


A Londres ce 2 juin 1754


« Après vous avoir remercié très humblement, Monsieur, de votre excessive complaisance, voici les questions qui me restent à vous proposer par écrit, en attendant bien d'autres que je compte vous faire dans nos conversations futures.
[…]
Nos incrédules qui épluchent tout pour trouver l'Ecriture en défaut, ne prétendent pas seulement que la vraie philosophie contredit l'Ecriture sur la physique, ils soutiennent qu'elle se contredit elle-même. En voici deux exemples :
Suivant l'Ecriture les réprouvés ressusciteront dans la corruption, et suivant la même Ecriture l'univers sera purifié par le feu, toute matière sera pure, il n'y aura plus rien d'impur. L'un ou l'autre de ces passages est faux . Car s'il est vrai que toute matière soit purifiée par le feu, il est faux que les réprouvés ressusciteront avec un corps de matière impure. Si l'on veut qu'il soit vrai que les réprouvés ressusciteront avec un corps de matière impure selon Saint Paul, il n'est plus vrai que toute matière sera purifiée selon Saint Jean.
Le même passage de Saint Paul, que les réprouvés ressusciteront dans la corruption, détruit ce que l'Ecriture dit en cent endroits que les réprouvés brûleront éternellement dans l'enfer : pour qu'un corps puisse brûler éternellement, il doit être indestructible de sa nature. Or les corps des réprouvés seront corruptibles, et tout ce qui est sujet à corruption est destructible.
J'ai encore quelque chose sur le cœur, ce sont les plaisanteries que l'impie fait sur l'enfer. Ne pourrait-on pas, par raison physique, trouver le lieu où est l'enfer d'aujourd'hui, et celui, où sera l'enfer d'après la fin du monde ? Ce serait bien le moyen, si cela était possible, d'en faire comprendre l'existence réelle à tant de faux savants qui s'en moquent.
N'auriez-vous point aussi quelques idées sur le lieu du purgatoire ?
Je suis votre serviteur ... »

Revue : Lettre II (Paris, juin 1754) à Lettres III, IV, V, VI, VII (Paris, juillet, août, septembre 1754) : réponses de l'ami français à l'ami anglais. Jusqu'à la réponse de l'ami anglais (Lettre VIII, d'octobre 1754) : « J'ai reçu dans son temps, Monsieur, vos six dernières lettres. […] je les ai dévorées ; tant j'ai de passion pour cette philosophie de l'Ecriture. […] Je pars enfin dans le courant de ce mois pour aller vivre et mourir avec vous en philosophe chrétien.[…] ».




~ Roger de BEAUVOIR (1809-1866) ~

(Roger de Bully, dit)

LES DISPARUS

Dandy et fortuné, connu pour son bel esprit et l'élégance de ses manières, il tenait une place importante dans le Paris mondain et littéraire de son temps. […] Il fréquenta Chateaubriand, Alexandre Dumas et Barbey d'Aurevilly […].
Auteur de nombreux romans et pièces de théâtre.
1887 : son recueil « Les Disparus » a été publié après sa mort, aux éditions Dentu. Recueil de cent portraits de personnalités plus ou moins célèbres de l'époque qui ont disparu de la vie parisienne.
2008 : «  Les Mystères de l'île Saint-Louis  » est le seul ouvrage qui a été réédité chez Phoebus.

Revue : Roger de Beauvoir, menant son enquête pour rechercher ces cent personnalités disparues afin de découvrir l'endroit où elles vivaient et ce qu'elles étaient devenues, a retrouvé entre autres  : Marie Roze ; Harmant ; Gabrielle Eluini ; Le colonel Willette ; Vivier ; Le zouave Jacob ; Madame Porcher ; Le sergent Boichot ; Eugène Cormon ; Blondin.
Itinéraire de leur parcours dans EMPREINTES N°26.

• Avec une caricature d'André Gill « Le zouave guérisseur »



~ ET AUSSI ~



José de ESPRONCEDA (1808-1842) : LE DIABLE-MONDE
Oeuvre de ce grand poète romantique espagnol : « El diablo mundo » est un poème lyrique resté inachevé, composé de six chants et d'une introduction.
Jusqu'à aujourd'hui, seule et unique traduction en langue française : la traduction de Paul Lescot parue en 1877 en Belgique.

Revue : présentation de l'introduction du poème.



Gérard-Mihaïl GLANDY : UNE BOUTEILLE A LA MER

Revue : 27 textes d'envoi de cette « bouteille à la mer ».
[...]
« Cher ami, j'ai préféré vous envoyer cette bouteille à la mer par Chronopost, c'est plus sûr... »
[...]
« Avant l'invention de la bouteille, les naufragés Grecs jetaient des amphores à la mer... Mais, du fait d'un manque d'étanchéité certain dû à la porosité du matériau, elles coulaient toutes... Combien d'amphores gisent à présent dans les fonds marins avec leurs précieux messages ? Nul ne le sait... ».



Alex ALEXIAN : LES NOUVELLES MÉTROPOLITAINES

Revue : trois récits extraits d'un recueil de nouvelles encore inédites sur les rencontres et les péripéties advenues à leur auteur dans le Métropolitain. Chaque nouvelle commence par une formule cabalistique, toujours la même : JPAGDLM, ce qui veut dire « J'adore Parler Aux Gens Dans Le Métro ».
Ligne 4 : La Colombienne ; Ligne 7 : Le Goujat ; Ligne 9 : Le Père Noël.

• Avec un dessin de Myriam Valet


◘  ◘


◘ ART ◘



~ LE MUSÉE SHERLOCK HOLMES ~



Présentation de Claude BRABANT




La femme voilée qui abat son maître-chanteur 
d'un coup de revolver
dans la terrible affaire de Charles-Auguste Milverton
Crédit Photo : Claude Brabant


« La maison où le célèbre détective a vécu de 1881 à 1904 a été aménagé en musée. C'est ici, au 221 bis Bakerstreet, qu'il partageait un meublé avec le docteur Watson. La chambre et le bureau de Sherlock Holmes se trouvaient au premier étage tandis que le docteur Watson habitait au deuxième, dans une chambre proche de Madame Hudson, la propriétaire des lieux.
On ne peut qu'être ému de découvrir, dans cet appartement que les deux amis ont partagé pendant vingt-cinq ans, les objets familiers dont ils s'entouraient. Le matériel de chimie qui leur permettait d'analyser les empreintes laissées par les assassins sur le lieu de leur crime, la célèbre pipe dont Sherlock Holmes ne se séparait jamais et aussi sa fameuse casquette à carreaux, le chapeau melon du docteur Watson encore accroché au porte-manteau. […]

Au dernier étage de la maison, les créateurs de ce petit musée ont voulu rendre hommage au fameux détective et à son compagnon en représentant par des figures de cire les criminels qui les ont rendu célèbres. […]

A la sortie du musée, un bobby de l'époque, […] prête aimablement son concours aux touristes qui désirent être photographiés à ses côtés.
Ce bobby rétroactif garde la porte d'une maison qui n'existait pas du temps de Sherlock Holmes. […] Mais qu'importe ce détail puisque l'habitant de cette supposée maison est également un personnage fictif et qu'il en va de même de son biographe, le docteur Watson, qui écrivait sous le pseudonyme de Conan Doyle. »

Claude BRABANT


Revue : plusieurs autres photographies de Claude Brabant dont :
• Sherlock Holmes et le Docteur Watson dans le caveau de l'église à Shoscombe Old Place
• Irène Adler dans Un scandale en Bohème
• Le terrifiant professeur Moriarty dans Le problème final



~ Bernard BRIANTAIS ~





Bernard Briantais, dessin


Peintre en bâtiment devenu peintre tout court. Habite et travaille à Nantes où l'on trouve en abondance des berniques (bernic en breton), petits coquillages appelés aussi « chapeaux chinois ».
Bernard Briantais les a fixés et intégrés dans un paysage de bord de mer : « parfois ils marchent dressés debout dans le sable et parfois ils se déplacent à quatre pattes, la tête en bas. Leur corps est strié de cercles et de spirales comme s'il était en cours de pétrification. »

Revue : 6 autres dessins de l'artiste



~ ET AUSSI ~



◘ « UNE FACÉTIE DU 17ÈME SIÈCLE : LA VRAYE FEMME »

Revue : 6 GRAVURES 


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R A P P E L



• EMPREINTES N° 16 – Octobre 2010 → Compte rendu ici

• EMPREINTES N° 17 – Printemps 2011 → Compte rendu ici

• EMPREINTES N°18 - Octobre 2011 → Compte rendu ici

• EMPREINTES N°20 - Automne 2012 et EMPREINTES N°21 - Printemps 2013 → Comptes rendus ici

• EMPREINTES N°22 - Automne 2013 → Compte rendu ici

• EMPREINTES N°23 - Printemps 2014 → Compte rendu ici

• EMPREINTES N°24 - Automne 2014 → Compte rendu ici

• EMPREINTES N°25 – Printemps 2015 → Compte rendu ici




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