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vendredi 16 octobre 2015

Alain ROUSSEL, LE BOUDOIR DE LA LANGUE, Dessins de Georges-Henri MORIN, Éditions Pierre Mainard, 2015




Alain ROUSSEL, LE BOUDOIR DE LA LANGUE,
Dessins de Georges-Henri MORIN,
Collection Dirty, Pierre MAINARD Éditeur

6€ + 1€ euro Participation aux frais de port
(Franco de port à partir de 2 livres commandés)
→ chèque à l'ordre de Pierre Mainard


Un délire onirico-érotique mettant en scène madame Myrtille et ses filles.



TOUTE COMMANDE ET CORRESPONDANCE

Pierre MAINARD Éditeur
11 Boulevard de Gaujac
47600 NÉRAC

Tél. : 09 50 34 22 48

mainardeditions // free.fr
(COURRIEL/MAIL : remplacer // par le signe @)


► CATOLOGUE ÉDITIONS Pierre Mainard → ICI



*

~ LECTURE DE ISABELLE DALBE ~


LE BOUDOIR DE LA LANGUE


Combien sous la lampe surgissent au brillant ? Quatre s'y reflètent. Madame Myrtille et ses trois filles. Les cuisses s'accumulent au cœur de l'écriture : «  Madame Myrtille est couchée avec ses filles dans un lit d'acajou. La plus jeune rêve, la deuxième chante et la troisième se masturbe. [...] ». Où sont les limites des faits de gestes ? Contre nature des bouches de la réponse : « C'est qu'il va jouir maintenant, l'animal ! ».
Au trait noir, paroles pour 'il était une fois' plus grisant : « Ma petite voyelle, mon petit e à peine ouvert, je t'aime. [...] Tourbillons : ton u et ton o que j'adore […]. ».
L'Etre regardé qui parle en glissant : « '' C'est qu'il a la rage, l'animal'', dit-elle, en frottant son sexe contre son cou ».
Lèvres de ciel au décor d'eau : « Elle lèche, mord, […] '' décidément cette bête s'est échappée du Paradis '' murmure Myrtille ».
Est-ce décent le buisson déconstruit du corps ? « […] Lève bien haut les fesses. C'est ça, toutes fentes écartelées, les nymphes en alerte. […] Alléluia. Et que je te griffe les reins. […] ».
En l'amoureuse s'évide l'éclair : « Où commence la mort ? […] Toute jouissance est une plénitude du vide ».
Sous les ongles sphériques de la nuit, c'est l'évasion fleuve  : « ''Quel beau membre'' frémit la rêveuse en avançant la main […] que je te croque. Je suis si profonde et tu es si long. Casse le caillou au fond de ma gorge. Fais jaillir l'étincelle ».
Au sens le plus littéral de la viande merveille dans l’œuf de velours : « ''C'est qu'il rebande, le salaud'' », vocifère Hortense en accueillant l'aimable phallus dans sa bouche. De son côté, l'homme a attrapé le clitoris avec ses dents et […] il cisaille doucement le dur bourdon ».
Myrtille/Hortense/Marcel/Madelon/Estaminette : mouillé quintuplet à vif sur les nombrils, au rendez-vous de la vague : «  La diagonale des jambes, l'arc des genoux et, dans l'écart excessif, au milieu des touffes, cible déjà trouée : la voie royale de la flèche ».
Initiales de sel léger : « Je t'aime ». Les pierreries universelles sonnent midi sous le manteau : « Alors, à l'insu de tous, le rêve de l'écriture reprend, le nerf des mots à vif, lettres dénudées, postures obscènes dans le boudoir de la langue ».





Georges-Henri Morin, un des quatre dessins 
illustrant Le Boudoir de la Langue


Il est des créatures de contes d'os du songe. Faisceaux de corps animus anima sous la clarté angulaire. Sutures des humeurs humaines entre les baisers. L'eau du volume est une flamme d'eau. Voilà en leurs beaux mouvements, quatre dessins de Georges-Henri Morin circulant dans le cadran de l'ouvrage « Le boudoir de la langue ». Petit livre au superbe soyeux écorché-rude d'Alain Roussel.

Isabelle Dalbe




~ LECTURE DE FABRICE PASCAUD ~


Le boudoir de la langue


« Trouvez Hortense », intime Rimbaud ! Sous l'encre charnelle d’Alain Roussel, Hortense nous trouve. Voyelles érotiques. Consonnes pénétrantes et ondoyantes, le chant de la langue épouse la courbure des trémolos extatiques. Désormais le facteur ne sonnera plus deux fois, quoique. Métaphysique du sexe et onirisme orgastique, qui s’y frotte s’y pique. Un délice de lecture. Un ravissement des sens. Une poésie horizontale, verticale et torride.

Le boudoir de la langue en dit long, et m’invite à ne pas en dire davantage, à ne pas en déflorer l'intérieur…

Fabrice Pascaud → ICI



~ LECTURE DE Xavier Delhert, libraire ~


Ma valise sur une île déserte : choix d'un libraire


Petit travail d'imagination : et si on me demandait un jour de choisir un livre à apporter sur une île déserte, je pense que ma première réaction serait de justement ne pas prendre qu'un seul livre. Probablement je prendrais au moins un manuel complet de jardinage, une anthologie de romans policiers et un recueil de littérature érotique. C'est le bon côté du métier de libraire, on a tellement de domaines possibles à explorer, d'éditeurs à découvrir, d'auteurs à lire. En parlant de cela, j'ai quelques pépites à vous proposer. Des ouvrages en lien avec notre belle contrée Aquitaine et dont certains méritent certainement une place dans la bibliothèque des îles désertes.

[…] J'ajoute le dernier ouvrage de la collection « Dirty » chez Pierre Mainard éditeur à Nérac : Le boudoir de la langue, un petit bouquin d'Alain Roussel accompagné de dessins de George-Henri Morin. Un texte largement explicite […], magnifique délire érotique.

Xavier Delhert, libraire → ICI






~ REGARDS du Blog Surrealismo Internacional ~


Nouvelles

de France



[...] cinq événements : […] Le boudoir de la langue Alain Roussel (avec des illustrations de Georges-Henri Morin) […] : rappelez-vous CELA, rappelez-vous bien tout, bientôt pour discuter ici […].

Blog " surréalisme international "→ ICI



回 回

Alain ROUSSEL, écrivain et poète.
« Parmi les poètes révélés ces dernières années et qui, sans se réclamer expressément du surréalisme, entretiennent avec lui de peu niables relations, seraient-elles de contestation […] il m’a semblé qu’Alain Roussel se montrait étroitement tributaire de cette conviction des surréalistes que la poésie peut et doit “changer la vie”, même si c’est cela qu’il met en doute. », José Pierre, L'Univers surréaliste, Somogy, 1983.
À propos de La Vie privée des mots, Editions La Différence, 2008 (essai sur les mots, à partir de la cabale phonétique et d'une interprétation très personnelle de la forme des lettres), Jean-Claude Lebrun écrit (L'Humanité, 3 juillet 2008) : « Ce livre [...] se lit comme une libre pérégrination, commandée seulement par les principes du plaisir et de l’étonnement. Mais toujours à partir d’une connaissance intime, tout à fait savante, de la langue et de son histoire. Le savoir du linguiste se conjugue en l’espèce à la liberté du poète ». Bibliographie complète → ici
• Un soupçon de présence, Le Cadran ligné, 2015 → compte rendu ici

Georges-Henri MORIN, poète et artiste.
Sa découverte du surréalisme en 1965 oriente nombre de ses rencontres et amitiés. Il a participé au BULLETIN de LIAISON SURRÉALISTE (1970-1976), et SURRÉALISME (1977) au côtés de Guy Cabanel, Vincent Bounoure, Bernard Caburet, Jorge Camacho, Marianne Van Hirtum, Robert Lagarde, Joyce Mansour, Mimi Parent, etc.
Il a participé à plusieurs expositions en France et à l'international. La plus récente, Galerie Descours, LYON, FRANCE : "SURRÉALISTES, CERTES (2015)".
Il a illustré plusieurs ouvrages de poètes : Pierre Peuchmaurd, Laurent Albarracin, Vincent Bounoure, Guy Cabanel, Hervé Delabarre. Illustration d'un poème de Isabelle Dalbe.

« LES CRÉATURES . . . Gare à vos doigts, attention à vos cœurs – les créatures de Georges-Henri Morin piquent, et pas seulement la curiosité. Elles griffent, elles mordent; certaines agitent des fouets de verre, des jouets de fer. Elles-mêmes, on dirait qu'elles ne saignent jamais, ou bien de froids cristaux d'absolu millimétrique.
Vous les croisez, elles ne vous croisent. Vous les regardez, elles ne vous regardent pas. Cela inquiète la chair, les raisons de la chair; ça tourmente toute raison. Cette élégante boucherie se fait dans un silence où vous ne vous entendez pas crier. Les créatures mandibulent. Vous crissez comme un aigle que rongent les fourmis blanches. Au millimètre. », Pierre Peuchmaurd

Il est aussi auteur de livres et d'ouvrages de poésie dont le dernier : LES LITS CLOS ', poèmes et dessins de l'auteur, COLLECTION DE L'UMBO → Compte rendu et Bibliographie ici



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