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dimanche 20 septembre 2015

Alain ROUSSEL, UN SOUPÇON DE PRÉSENCE, Éditions Le Cadran Ligné, Septembre 2015




Alain ROUSSEL, UN SOUPÇON DE PRÉSENCE
99 pages, format 13 sur 20 cm
Prix 14 € (franco de port)


LE CADRAN LIGNÉ
Le Mayne
19700 Saint-Clément

Laurent.albarracin//gmail.com
(COURRIEL/MAIL : remplacer // par le signe @)


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*
«  J’existe. J’ai conscience que j’existe. À part cela, l’énigme est totale. Je ne suis au monde que par mes sens. Mais qu’est-ce que les sens ? Quelles correspondances peuvent jouer entre eux ? Peut-on les mettre en synergie et apprendre à percevoir autrement ? Est-ce que le mental n’est pas un autre sens qui capte, éprouve et construit du sens à partir des sens ? Quelle part, alors, de liberté, d’imaginaire, de poésie ? À toutes ces questions et à d’autres encore, ce petit traité d’Alain Roussel répond avec toute la légèreté requise. »

A. Roussel, Un soupçon de présence. Extrait et Note de l'éditeur en 4ème de couverture


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«  Il y a toutes ces images qui me traversent et que j'observe en guetteur. Même si je peux éventuellement les orienter et si je ressens toutes les émotions qui leur sont liées, je reste extérieur par la conscience à ce déploiement interne. Je demeure celui qui regarde. Il en va différemment si je cherche à entendre, à me mettre à l'écoute de ma propre voix, de sa façon de résonner à l'intérieur de moi. J'ai alors l'impression d'écouter la parole par la parole. C'est que, chez l'homme, le phénomène de la conscience est inséparable du langage. La conscience est Verbe. C'est du moins dans le miroir de la langue qu'elle se révèle. À l'écoute de cette voix mentale, je suis au cœur de mon identité, même si celle-ci est fragile. Le moi n'est-il pas une manière de maintenir par les mots un semblant de continuité, l'excuse que l'on s'invente pour ne pas sombrer dans une dissolution immédiate ? Mais qu'est-ce que j'entends en moi si j'écoute ? Et qui parle ? Une fois écarté le rideau des paroles insipides qui nous assaillent à chaque instant – nous portons tous un fardeau de sottise -, j'attends du Verbe, tel qu'il se déploie en moi, qu'il soit révélateur de sens, fût-il absurde, ou que son obscurité m'illumine.»

A. Roussel, Extrait page 50/51, choix Isabelle Dalbe

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~ LECTURE de Jacques JOSSE ~


Un soupçon de présence



« Les seuls liens qui me relient au monde et à moi-même, ce sont mes sens. », Alain Roussel

C’est une histoire de présence au monde. Déclenchée un peu par hasard, un matin de printemps. Voici comment : Alain Roussel est à sa table de travail, en train d’écrire tout en regardant par la fenêtre. Devant lui, il y a un arbre. Et voilà qu’un oiseau vient se poser sur l’une de ses branches. Cela n’a l’air de rien mais c’est pourtant à cet instant précis que se produit le déclic sans lequel ce livre n’existerait pas.
« Sa vie rencontre la mienne dans une sorte de fulgurance, le temps d’un regard. Il est là, je suis là. Ma présence s’interroge dans la sienne. Dans la solitude de toute vie, quoi qu’on dise, il est mon frère d’un moment. »

Si « l’oiseau est réel », celui qui l’observe doit l’être aussi. Mais comment en être si sûr ? Est-ce que l’imaginaire de l’auteur n’a pas, une fois de plus, supplanté la réalité, au point d’en inventer une autre ? Être présent physiquement, sentir le poids de son corps sur une chaise, ne suffit pas à convaincre celui qui sait que la seule réponse à ses interrogations réside dans la vitalité – ou pas – de ses sens.

« Je n’ai de contact avec la réalité que par mes sens tels qu’ils existent. Sans eux, pas de conscience. »

Il lui faut humer, toucher, entendre, goûter, voir, percevoir en créant de discrètes correspondances entre tous ces sens qu’il entend maintenir en parfait état de marche. Cela ne peut se faire sans un usage régulier, et même constant, de ces incroyables atouts que la vie a mis à sa (et à notre) disposition. Ceux-ci ouvrent des portes fabuleuses. Il convient de trouver ensuite les mots adéquats pour transmettre ce que l’on a trouvé de l’autre côté de ces frontières invisibles. L’exercice est particulier et l’auteur de La vie privée des mots y excelle.

« Les mots jaillissent des mots, du fond de mon esprit, pour se déployer en vagues successives ou qui se chevauchent, parfois se dépassent, emportées par l’élan. Je les écoute. Je les regarde. Je les touche. J’en goûte le sel par le mental. J’en respire en moi-même l’écume. »

Alain Roussel connaît le potentiel physique et sensuel des mots. Il apprécie leurs sonorités, leurs couleurs, leurs odeurs. Il est également conscient de leur faiblesse. Ils ne peuvent porter une pensée, une réflexion, une émotion, une fiction, un poème qu’à condition d’être judicieusement assemblés. C’est ce travail qu’il mène en permanence, avec simplicité, lâchant volontiers la bride à ses phrases, autant pour s’amuser et vibrer intensément que pour leur offrir un peu plus de champ libre. Son imaginaire en effervescence se met alors à cavaler.

« Tout est possible. Ce n’est plus l’être des choses qui s’exprime, mais l’être des mots, avec sa liberté inouïe. »

Il tient à cette liberté et le prouve avec ce livre subtil, inventif, intelligent et malicieux où il s’affirme bel et bien présent au monde, en vie, et tout à fait décidé à le rester longtemps encore. Et à en jouir jusqu’au bout.

J. Josse - 5 septembre 2015  ICI

 

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~ LECTURE de jean-claude LEROY ~


Pour un arraisonnement poétique 
avec Alain Roussel


« La poésie est une parole dont l’essence est Saveur. » Viçanâtha Kavirâja
C’est au noyau de l’alchimie et des grands textes mystiques que le poète a cueilli ses cerises. De branche en branche il a navigué lestement, dévorant ça et là, sans jamais s’alourdir. S’il chante comme oiseau, c’est qu’il est bariolé comme un savant dont le sucre est tout de couleurs et de cris joyeux. Est-ce ici le perroquet du labyrinthe qui s’adresse au lecteur ou le simple passant ouvrant le bagage sur le trottoir d’une librairie à ciel ouvert ? Ce don qu’il a de communiquer le plus sérieux regard par le plus savoureux délire. Ce don qu’il a d’être si précis dans ses improvisations. Voilà qui en fait un des plus drôles de zigues de cet aréopage incertain que constitue la clique des écrivassiers sans visibilité qui pourtant nettoient les ennuyeuses rentrées littéraires d’une ironie positivement clandestine.

« Les sentiments ont-ils une odeur ? se demande Alain Roussel. « Ils sont plus forts que nous et nous dominent. Ils pèsent sur notre vie. […] La peur, qui donne des ailes, sent inévitablement le gibier à plumes. Le désespoir n’a que trop tendance à sentir le gaz, avec ou sans allumettes. Depuis Proust, la nostalgie a l’odeur et la saveur d’un petit morceau de madeleine amolli dans une cuillère de thé. Quant à la vanité, elle sent la poussière aussitôt balayée par le vent, mais elle peut aussi sentir la tête à claques. »

Hautement jubilatoire, l’écriture d’Alain Roussel remue la chair de l’esprit dans la marmite en fusion d’une connaissance toujours au bord de la folie, qui nous amène au bord du monde et tout aussi bien en son plein centre, et fait opportunément trembler nos certitudes – la pesanteur est si pesante !

« Avec le mot « forêt » je vois parfaitement la forêt, mais je ne vois plus l’arbre. Si le mot « forêt » n’existait pas, verrais-je encore la forêt ? Rien n’est moins sûr. Je percevrais des arbres, rien que des arbres, toute une collection d’arbres semblables à celui qui me tourmente dès que je regarde par la fenêtre. Et le mot « paysage », où s’arrête-t-il ?…»

De quelque fondement gnostique, à la manière d’un Malcolm de Chazal, il produit ici une métaphysique purement sensationniste – je l’entends me répliquer en écho, avec un sourire grand comme ça : pourquoi pas ascensionniste ! Et s’évanouir, tel un djinn, dans le champ d’une vision décidément problématique.

Alain Roussel livre avec Un soupçon de présence, un formidable traité des sensations réinventé à partir d’un soi-même ivre d’une science des profondeurs sans gravité, à la fois pour rire et pour dire. Le mot « formidable », qui vient de m’échapper, traîne bien sûr son zeste de terreur, la mèche pend au baril de la peur, il suffit de l’allumer, un coup de poudre est si vite arrivé, et alors c’est la fièvre amoureuse des correspondances, « tout est dans tout », Anaxagore et à cri.

« Dans le rêve, je ne dors pas, vous pouvez me croire. »

À coup sûr – quoique le doute soit ici en maître, jusqu’à douter de lui –, un manuel de savoir être que ce Soupçon de présence. Sous des airs de ne pas s’y doucher, on prend les eaux dans le Védanta, chez les maîtres bouddhistes ou chez Fulcanelli, Jean de la Croix, Husserl, Daumal ou André Breton. Un texte d’initié que cet ouvrage précieux par sa santé contagieuse et sa clairvoyance amusée. Bonheur de lecture sans pareil, à la foi joyeux et savant, allez-y. Prenez et buvez, ceci est mon fort. Ceci est mon l’ivre.

« Y a-t-il dans la conscience individuelle une conscience universelle où le moi disparaît. Y a-t-il d’autres états de l’être plus subtils que la conscience ? Et le non-être ? Et le néant ? Ce n’est pas le but poursuivi par Husserl ? Ce qu’il veut, c’est « donner aux sciences un fondement absolu. » Sa limite est celle de la raison. Il s’arrête là où commencent les voies les plus abruptes de l’intériorité, celles de Houei-nêng, Lin-Tsi, Hakuin. »

J-C LEROY, 1er Septembre 2015,  © jcl-2015 → ICI

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~ LECTURE de Pierre VANDREPOTE ~


Alain Roussel, une interrogation poétique 
entre sens et fulgurance



Les livres que publie Alain Roussel sont en général de petits livres, on dirait que l’auteur cherche délibérément à les rendre inaperçus, en leur donnant des titres discrets, presque minimalistes, L’ordinaire, la métaphysique, ou plus simplement encore La poignée de porte. Parfois, il ne s’agit que de simples Fragments d’identité. Il est vrai que d’autres sont nettement plus étranges : La légende anonyme, L’œil du double, Le labyrinthe du singe. D’autres encore, évocateurs, concis, à peine métaphoriques. Ce calme des titres n’est bien souvent qu’apparence, il y a dans l’écriture d’Alain Roussel une tempête qui ne tarde pas à dire son nom, à jeter l’imaginaire, souvent sous la forme d’un délire verbal aussi spontané que soigneusement maîtrisé, à la tête des réalités tranquilles de notre perception quotidienne du monde.

Cette fois, c’est Un soupçon de présence qui déclenche l’écriture, la sensation, l’interrogation, le désir, la quête. Présence soupçonnée donc, mais de qui, de quoi exactement ? Cela fait bien longtemps que Nathalie Sarraute avait attiré notre attention sur ce qu’elle avait appelé l’ère du soupçon, mais c’est le roman et ses "trafics" psychologiques qu’elle visait surtout. N’empêche, l’idée était déjà là que le réel du monde banal n’était plus si triomphant qu’il pouvait y paraître. Un soupçon est jeté sur l’époque, sur la prétendue objectivité des faits et situations. Un soupçon est jeté sur la réalité et, curieusement, Alain Roussel étend aujourd’hui ce soupçon à l’homme lui-même, à sa pensée, son langage, ses images, son être, voire à ce qu’il en reste. La question qu’il pose à la fois s’enroule sur elle-même et simultanément est hantée par ce voyage infini qu’est notre interrogation sur le sens de notre présence au monde. Entre métaphysique et poésie, entre écriture comme source, jaillissement et comme finalité se prenant à son propre jeu, le « soupçon » d’Alain Roussel menace aussi bien l’œuvre que le « je » de celui qui écrit. Depuis un demi-siècle, l’ère du soupçon s’est furieusement étendue, au point d’avoir agrandi toutes les failles dans la conscience humaine, dans les rapports entre les individus, dans l’existence même d’un monde de plus en plus menacé dans son être. Les civilisations sont mortelles, les étoiles et les planètes, à leur manière, ne le sont pas moins.

Ce n’est pourtant pas à une table rase qu’invite ce livre. Il me semble que c’est plutôt à un retour aux principes élémentaires de ce qui fonde nos perceptions : "Le monde m’est accessible par mes cinq sens." écrit l’auteur sans autre bavardage sur un sixième sens. Retour au biologique. Pas de fausse poésie, pas d’inutile sentimentalisme. Réinventer un cheminement à partir de nos sensations. La connaissance de ce qui nous entoure se fait à distance par le biais de l’œil et de l’oreille ainsi que par l’odorat. Avec le toucher et le goût, la connaissance se fait plus intime, la distance se réduit. Lorsqu’il s’agit d’avaler, lors du passage de l’extérieur à l’intérieur, Roussel note qu’à ce moment « La forme redevient magma, car seul le chaos est digestible, seule la matière indifférenciée permet la survie de l’espèce. » Ce passage par le chaos de l’indifférenciation est un moment nécessaire, inévitable, propre à tout acte de connaissance effectué par l’être humain.

Le texte abonde en formules destinées à frapper le lecteur : « J’appréhende le monde non pas tel qu’il est, mais tel que je suis. » Le monde tel qu’il est, qu’est-ce à dire puisqu’il change constamment, puisqu’il est même dangereusement modifié par l’homme, parce que des lois hors de notre portée le régissent sans notre assentiment.

Grâce aux sens, à la conscience et à l’acquisition du langage, voilà que chez l’homme « Le monde est enfin prêt pour la signification. » Et vite on s’aperçoit que la richesse vient aux sens de se combiner les uns avec les autres, ce qui permet à l’auteur de se poser au passage de jolies questions : « Les sentiments ont-ils une odeur ? » demande-t-il comme s’il ne savait pas que nos humeurs sont à la fois mentales et biologiques, que nous sommes loin de pouvoir toujours dominer nos sentiments. Bien sûr qu’ils peuvent être bleus ou noirs, sentir la peur ou le découragement, être blessants ou blessés. Outre que nos sens se modifient à travers le temps, tantôt ils précèdent sans doute la conscience qu’on en a, tantôt ils la suivent.

Dans un style éblouissant de fantaisie et de justesse mêlées, Alain Roussel nous emmène vers l’épineuse question centrale de l’écriture poétique qu’on peut formuler ainsi : sous les sens, quel sens ? Les sens sont-ils la limite du langage ? Y a-t-il une limite au sens du langage ? Si « le Verbe se prend pour Dieu », il risque lui aussi de se dissoudre dans l’inexistant.
La première partie du livre est un vibrant hommage à chacun de nos sens, une poétique des sens comme il s’en est rarement écrit, une sorte d’universelle analogie y étant constamment convoquée au fil d’une plume magicienne qui est la marque du fonctionnement de la pensée de l’auteur. « Je suis parti de presque rien, d’un soupçon de présence : un arbre et un oiseau posé sur une branche. » nous rappelle-t-il, et voilà trois pages plus loin, une autre vue : « Sur une branche, mal dissimulé par un feuillage clairsemé, j’aperçois un homard. Je le vois aussi distinctement que naguère je voyais l’oiseau. » Venant juste d’affirmer que c’est « dans la langue que les sens prennent sens, deviennent véritablement sens », il nous propulse sans crier gare dans un univers totalement arbitraire dont le premier justificatif pourrait bien sûr être l’humour, mais qui indique assez la nature du trouble que le langage peut jeter dans l’esprit, voire dans la réalité. Le voilà peut-être ce sixième sens dont le texte n’avait pas encore parlé, le sens de l’imaginaire qui, lui, n’obéit plus à la connaissance de type rationnel, mais à l’inventivité quasi illimitée des structures du langage. Que nos perceptions soient réelles, imaginaires ou métaphoriques, il est vrai que cela ne change rien à notre vigueur mentale qui ne craint pas de les englober en les utilisant toutes. Mais le sens, la signification sont toujours là qui guettent car ce qui qualifie l’être de l’homme est précisément la quête du sens. L’humour, la gratuité des jeux du langage, l’image poétique, toutes les formes de pensée sauvage sont autant de registres sur lesquels notre pensée peut exprimer ses spécificités, voire ses émotions les plus intimes. Ce qui apparemment appartient en propre à l’être humain, c’est la faculté de passer de la vue à la vision, de quitter la perception immédiate du réel pour agrandir une perception plus globale encore de la réalité, étant entendu que sa découverte excède notre quête, et ce à l’infini.

C’est toute la condition humaine qui roule sous le feu des questions que pose Alain Roussel : « Où est l’imaginaire ? Où est le réel ? Le réel est-il vraiment réel ? L’imaginaire fait-il partie du réel ? Le réel est-il une catégorie du réel ? Perçoit-on réellement le réel ou l’imagine-t-on ? La structure de nos sens nous permet-elle d’accéder à la réalité ? La réalité du réel nous est-elle réellement accessible ? Y a-t-il une infinité de réalités ? L’arbre que je vois par ma fenêtre est-il perçu de la même façon par un autre homme, un oiseau, une fougère, un caillou, un chien errant ? » Feu d’ailleurs flamboyant, échevelé, au souffle puissant et pourtant contenu, feu moins destructeur que rédempteur, parole inspirée qui ne tait pas son propre silence, Alain Roussel ne cesse de danser sur le volcan de ses propres mots, à l’intérieur de la matière des mots. Et ce n’est pas d’un soupçon de présence qu’il s’agit alors, mais d’une présence insoupçonnable : la sienne.

P. Vandrepote,18 août 2015 → ICI

(La survenue inopinée de l'oiseau dans le texte est due à Jiri Kolar.)


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~ LECTURE de Fabrice PASCAUD ~ 


Un soupçon de présence


Les visiteurs nocturnes ou diurnes du site Arcane 17 connaissent Alain Roussel. C’est toujours un plaisir pour moi de le lire et de présenter ses nouvelles publications. À chaque fois, c’est une découverture, aucun de ses livres ne ressemble au précédent tant la puissance d’évocation de son imaginaire surprend, déroute et enchante à la fois. « Un soupçon de présence » nous invite à cette quête : le sens de notre présence au monde par l’exploration de nos sens. Ça n’est pas rien !

Alain Roussel en aventurier attentif des continents intérieurs explore cette énigme en se laissant porter par les turbulences de ses perceptions. Qui d’un arbre. Qui d’un oiseau et de son chant et le pouvoir de la poésie prend possession des territoires du langage. […] Cette liberté, il (l’imaginaire)* la doit au langage, à la possibilité, qui n’est peut-être pas qu’humaine, de transformer la réalité en signes. Mais le mot n’est pas la chose. Il peut en exprimer l’être ou l’essence, mais il n’est pas la chose. Le mot est réel ; il n’est pas le réel. Plus précisément, le réel du mot, c’est le mot. nous confie-t-il.

Toucher du regard ce soupçon de présence c’est laisser au livre le soin de feuilleter en soi ce qui demande à parler littéralement et dans tous les sens (Rimbaud).

F. Pascaud → ICI

* C’est moi qui souligne


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₪ R A P P E L : Alain Roussel a publié au Cadran ligné '' Petit manuel de savoir-vivre en une seule leçon'' dans la COLLECTION DE LIVRES « D'UN SEUL POÈME », 3 € l’ouvrage → ICI


₪ ALLER PLUS LOIN à PROPOS de Alain ROUSSEL → ICI




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À PROPOS du Cadran ligné


₪ Entretien de Philippe SAVARY avec Laurent ALBARRACIN

LE CADRAN LIGNÉ :
« ÉDITEUR, AFFINITÉS ÉLECTIVES »

LE MATRICULE DES ANGES, Le mensuel de la littérature contemporaine, septembre 2015 → ARTICLE  ICI 


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