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jeudi 4 juin 2015

Mauro PLACI, OÙ MES RUINES SONT FIXES, Frontispice de Claude Barrère, COLLECTION de L'UMBO, 2015






Mauro PLACI, OÙ MES RUINES SONT FIXES, Frontispice de Claude Barrère, Série Passage du Sud-Ouest, Collection de l'Umbo. 2015

5 euros franco de port


TOUTE COMMANDE ET CORRESPONDANCE :

Jean-Pierre PARAGGIO
23 rue des Princes
31500 Toulouse


COURRIEL / e-mail : jeanpierreparaggio // yahoo.fr

(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
le signe @ doit remplacer les signes / / )



SITE « LES MINUTES de L'UMBO » → ici



Ω


Mauro Placi nous offre un beau texte d'une sensibilité fine, comme une martingale de sang sortie des branchies de la mélancolie. Sur l'épaule du marcheur errant, le disque d'horizons pâlissants obstrue l'avenir avec ses brumes et ses nuages retournant dans des volte-faces pesants, l'amour, plus du tout enflé à s'en pâmer, dans l'instant présent. Prendre garde à la courbe de la percée des pas de ces êtres l'un vers l'autre fait, à chaque fois, déflagration dans cette prière éveillée d'un miracle.


« […] Dans une chambre où mes ruines sont fixes, comme s'il s'agissait de tout compter pour repartir.

[…] Alors que nous voguons dans ce qui change, alors que malgré tout nous nous aimons dans ce qui va.

[…] La palissade ouverte sur un lieu d'immense fuite. Ici, dans le ravage de la foudre et de l'aurore, à reculons dans le piétinement des vagues, là où s'étreignent les rivières et le limon de nos paroles.

[…] Le cheval de la nuit est parti sans éclairs. Et je compte sans vivre les jours qui s'effacent, je remets tout le bleu aux paupières du temps.

[…] Quand les yeux ne voient plus qu'un rivage qui brûle. Il eût suffit pourtant d'une couleur, d'une haine moins féconde, d'un combat plus étriqué, d'un seul murmure au creux de l'eau.

[…] Je te cherche au demi de la lune claire, à l'embrasure des portes où n'émerge le jour.

[…] J'ai veillé jusqu'à voir l'hiver en face, ses ailes déployées, son rivage accore et brutal, les brisants fabuleux où le bleu s'agenouille.

[…] Je reste assis dans l'attente d'une voix qui m'abreuve, je m'écorche à nouveau au grand vent de t'aimer. 

[…] La nuit s'attarde. Que suis-je encore dans cette obscurité sans force, et qu'ai-je à dire dans ces ténèbres sans ténèbres ?

[…] Ton regard de bête blessée, la faim qui s'ouvre telle un trou, et nos étoiles juchées là, comme proies, dans la plaie giboyeuse d'un ciel.

Que nous faut-il encore, dis-moi, pour que la corde se déchire et que la cendre soit lavée ? […] »

M. Placi



► Mauro PLACI poéte, écrivain, éditeur de la revue NOMADES → ICI


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