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dimanche 28 juin 2015

L'ŒUF SAUVAGE N°12, REVUE ART – PRINTEMPS 2015 - Éditions Claude ROFFAT




L'ŒUF SAUVAGE N°12, 4ème et 1ère de couverture
1ère de Couverture : Bernard Pruvost,
En route pour des fariboles dans le turban d'anacoluthe, 
Encres de couleurs



L'ŒUF SAUVAGE N° 12 : 20 euros
Chèque à l'ordre de Claude Roffat

CONTACT :

Claude Roffat – L’œuf sauvage
1 bis, rue de Châteauredon
13001 MARSEILLE

Tél : 04 91 33 61 88



SITE L'OEUF SAUVAGE → ICI

♒ ♒

Baisser de rideau


«  Voici donc un nouveau numéro.
Le douzième. Le dernier.

[…]

[…] L’œuf sauvage a fait son temps, c'est avec bonheur que je mets fin à cette aventure. Il faut savoir arrêter les choses. Les arrêter quand elles sont encore belles. Les arrêter quand on peut encore le faire. Il me reste des amitiés, de formidables souvenirs. La chance d'avoir pu réaliser ce que je n'aurais jamais cru possible. Cette revue, pour m'approprier la formule d'un autre, aura été comme un sourire sur ma destinée.

Evoquant tous ceux qui m'ont suivi tout au long de ces années, je peux dire que nos retrouvailles, à chaque fois, furent pour moi un honneur et un plaisir.  »

Claude Roffat

* Baisser de rideau, c'est le titre que j'avais donné à un ultime accrochage, le jeudi 27 mai 1993, quelques jours avant la fermeture de la galerie Pleine Marge.


♒ ♒


S O M M A I R E N°12 ♒




~ Denis POUPPEVILLE ~


Le funambule des couleurs

par Joël GAYRAUD




Denis Pouppeville, Tina traverse la rue, 
Encre, aquarelle et pastel, 2012

« […]

Il y a une véritable tonalité flamande ou nordique chez Pouppeville. Il s'inscrit à son heure dans la lignée des scènes de village de Breughel, des mascarades de James Ensor et du théâtre de Michel de Ghelderode. L'art expérimental de Cobra, qui récuse le faux dilemme du figuratif et de l'abstrait, a exercé sur lui une influence discrète, mais décisive. Qu'on ne s'étonne pas, dès lors, de retrouver constamment dans son œuvre l'attrait pour les masques, qui se confondent avec les visages, le goût pour le cirque, le plus populaire de tous les arts, le sens exact de la caricature, qui, par exemple, lui fait renouveler l'image du Père Ubu en l'affublant d'un groin de cochon, et, principe moteur de l'expression, la surabondance des formes livrées au génie de la métamorphose et au démon familier de l'analogie. […]



Denis Pouppeville, La maison des dames, 
Encre, aquarelle et huile, 1991


Grand dessinateur […] c'est lorsqu'il allie le dessin à la peinture qu'il donne toute sa puissance, une puissance de coloriste, qui fait feu de toutes les techniques […] Mais ce qui assure l'unité et la continuité de la composition, c'est la ligne, la dimension première, à partir de laquelle se déploient toutes les autres, et, du jeu des hachures , des griffures, des ciselures, émergent les surfaces et les plans, l'illusion des volumes, et jusqu'à la dimension des histoires. Et quand le moment est venu de donner à tout cela la légèreté de la vie, c'est alors que Denis Pouppeville devient maître funambule : il monte la couleur comme on monte les œufs en neige et la fait danser sur la corde de son trait. […] »

Joël Gayraud



Denis Pouppeville dans son atelier, janvier 1995,
 crédit photo Joël Gayraud

Denis Pouppeville est né le 1er février 1947, au Havre.
• Études aux Beaux-Arts de Paris ; Illustrateur de presse (Le Fou parle, L'Express, Le Monde, Le Magazine littéraire) ; Enseignant à la faculté des Arts d'Amiens et à l'École des Arts décoratifs à Paris.
• Nombreuses expositions en France (galerie Béatrice Soulié à Paris, Abbaye d'Auberive, etc.) et à l'étranger (Salon d'Art de Bruxelles, Lausanne, Genève, Munich, Tokyo, etc.). Plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées comme en 2011 au Fort de Condé.
• Illustrations de nombreux ouvrages, parmi lesquels le Journal de Jules Renard (Les amis de l'œuf sauvage), La Métromanie ou les dessous de la capitale, de Jean Paulhan (Le Tout sur le Tout), Pantagleize qui trouvait la vie belle, de Michel de Ghelderode (La Pierre d'Alun), Ton nom est sexe de Louis Calaferte (Les Autodidactes), Histoires en forme de trèfle de Gilbert Lascault (Seghers, puis Ruy-Vidal), Aguicheuses et fantoches, de Gilbert Lascault, Jardin de poupées de Lionel Bourg, Ubu enchaîné d'Alfred Jarry, L'Archiconfrérie de la bonne mort de Léon Bloy (ces 4 derniers titres sont parus aux éditions Fata Morgana).


◘ Quelques liens à propos de l'oeuvre de Denis Pouppeville : ICI et ICI



REVUE : 6 autres œuvres dont l'illustration pour Le temps des Assassins.
• Illustration pour Le temps des Assassins, roman de Philippe Dereux, Les Amis de l'œuf sauvage, 2003 → Compte-rendu ici




~ A.C.M ~


Visite aux cités oxydées

par Jean-Louis LANOUX




A.C.M, Sans titre,
Assemblage d'éléments électroniques 
et de pièces de machines à écrire,
2005-2010, Galerie Jean-Pierre Ritsch-Fisch


« […]

A.C.M […] provoque des voisinages entre les petits éléments qu'il assemble, par vissage ou collage, pour habiller le vide qu'ils ne cessent de révéler. Avec une préférence pour ceux où nichent des petits personnages comme dans les interrupteurs. Ou pour ceux où il y a « comme un message dedans » (transistors). Tout un monde d'objets en devenir qui l'interpellent. […] De ce broyat qu'il tire d'une matière première récupérée dans les brocantes, A.C.M prélève, par une élection affective autant qu'esthétique, les échantillons qu'il croit dignes de subir l'étreinte alchimique de l'oxydation et d'être intégrés ensuite dans un ensemble de son invention. Une fois ces copeaux appariés, rapprochés, mélangés, confrontés dans une vaste opération métonymique, un cousinage peut s'opérer où A.C.M reconnaît les siens, un peuple homonculaire à sa convenance, recomposant, sur le châssis transformé d'une vieille Olivetti, une famille idéale.

Famille de petits dieux qui engendrent des dieux sur le principe des poupées-gigognes. Jusqu'à constituer par engrenage (« ce petit bout de couleur qui appelle l'autre... ») cette agglomération disruptive, édifiée savamment à la frontière toujours mouvante du perceptible et de l'imperceptible, qui constitue une sculpture d'A.C.M. […] »

Jean-Louis LANOUX



A.C.M : né le 23 février 1951 à Hargicourt (Aisne)
• 1980-1990 : Assemblages, sur planches à empreintes, d'objets trouvés ou taillés. Puis sculptures architecturales à base de composants électroniques et de fragments de machines à écrire corrodés.
• 1999 : Article de Béatrice Steiner dans la revue Création Franche.
• 2001 : Exposition collective Un art à part-Vers l'autre rive du regard, Forum Saint-Eustache.
• 2003 : importante donation au futur LaM de Lille-Métropole ; exposition collective Les Chemins de l'art brut 2.
• Activité artistique régulière avec la Galerie Jean-Pierre Ritsch-Fisch

► REVUE : 5 autres constructions-déconstructions à base de composants électroniques et de pièces de machines à écrire travaillés à l'acide ; 1 assemblage de bois et plâtre ; Biographie et parcours artistique d'A.C.M ; Photo d'A.C.M au travail, février 2015, crédit photo Corinne M.



~ Bernard PRUVOST ~


Un début d'incendie dans la prunelle

par Lionel BOURG




Bernard Pruvost, 
La tête de mort a-t-elle encore sonné ?, 
Encre, aquarelle


« […]

Bernard Pruvost dessine à seule fin de regarder lui-même ce qui le dévisage ou hante le miroir où ses reflets se perdent. Il en résulte d'étranges découvertes. Chapelets de neurones, ganglions, méduses drapées de suaires qui s'effilochent abandonnant par les limbes du temps tout un ciel de traîne, toiles d'araignée, organes filandreux, et souples, malléables, protozoaires, infusoires dont grouille le bouillon de haute culture où les règnes s'accouplent, pas une chimère, pas un fantôme ne tremble en ces fêtes galantes qui ne soit l'âme charnelle de nos métamorphoses.

[…] puisque les actinies devant nous se changent en fleurs, puisque les formes vagabondent, se greffent à nos yeux ou modifient leur apparence au contact des eaux comme de l'air qu'elles obsèdent, l'ombre, la noirceur ne s'y épanouissent qu'avec davantage de charme, plus de volupté peut-être, qui se teintent d'ocre et de bleu, de rouge, de vert ou de jaune, de safran, chaque planche, chaque feuillet de cette singulière encyclopédie de l'invisible prenant date à l'instant d'étreindre son propre devenir. […] »

Lionel Bourg



Bernard Pruvost, né en 1952, découvre très tôt l'imaginaire surréaliste. Pôles d'intérêt :
• Littérature et écriture. Etudes universitaires avec un mémoire consacré à Raymond Roussel, Marcel Duchamp, John Cage . Ses publications : L'alimentation générale (Cadex) ; Textes : Villégiatures et Cie (Cadex), Un copularium de Stryges (Urdla), Laps (Musée de la pluie), Le balivernium des coquecigrues.
• Musique : Co-fondateur du duo Nu Creative Methods (milieu années 1970); conception de paysages sonores : instrumentarium varié parfois exotique, africanisant et asiatisant enrichi par une lutherie imaginée et des objets sonores.
• Collages en papier historié sur toiles ou panneaux de bois ; peinture ; dessin à l'encre de chine parfois aquarellée mettant en scène des formes et des fantasmascopies.
Nombreuses expositions dans des galeries et musées.

► REVUE : outre celle en 1ère de couverture, 6 autres encres aquarellées ; Biographie ; Photo de Bernard Pruvost, crédit photo Rajak Ohanian.


~ Jean BENOIT ~


Le mystère en plein soleil

Marine Degli




«  […]

J'ai rencontré Jean Benoît en 1987 à l'occasion d'un vernissage. […] il commença alors à m'écrire […] ; Cette correspondance devait durer près de vingt années.  […]

Resplendissantes de maîtrise et de raffinement, ses sculptures, magnifiquement mises en valeur à travers les textes d'Annie Le Brun, restent peu nombreuses en comparaison des dessins qui ornent la majeure partie de ses lettres.

On glissait inévitablement , en sa compagnie, dans ce que son ami, le peintre cubain Jorge Camacho, nommait le « débordement du rationnel ». S'il ne dédaignait pas « le bon goût du mauvais goût », c'était pour suivre la règle de l'exception, la transcendance dans l'évidence du monstrueux, la transgression des tabous, la liberté d'être comme la seule forme d'absolu.

[…]

A ses yeux, pas plus de salut en l'homme qu'en l'avenir de la planète ! Peut-être était-ce l'une des raisons pour lesquelles il clamait la supériorité des primitifs dont la sensibilité à fleur de chair trouvait des échos avec la sienne. Tristesse du civilisé qui n'avait pourtant pas perdu l'essence de la beauté !



'' Et que vive le squelette ! Je m'y emploie. Pour ce qui est de la mort, elle est à la portée de ma main. '' Jean Benoît


[…] prédilection pour le crâne et le squelette […] cette architecture humaine devint entre nous une vaste métaphore, une sorte de cartographie et de labyrinthe à l'échelle de notre univers et de nos révoltes, mettant la Mort à portée de la Vie […] ».

Marine Degli


Jean Benoît (27 août 1922 – 20 août 2010)
• 1948 : épouse Mimi Parent, artiste surréaliste
• 1959 : rencontre déterminante avec André Breton qui propose à J. Benoît de présenter chez Joyce Mansour son costume pour L'exécution du testament du Marquis de Sade ; prend part aux réunions surréalistes jusqu'à la mort de Breton.
• 1965 : deux sculptures importantes : Le nécrophile (en hommage au sergent Bertrand) et le Bouledogue de Maldoror sont montrées à la Galerie de la revue L'Oeil.
• 1967 à 1974 : voyage à plusieurs reprises en Océanie avec le collectionneur et marchand Pierre Langlois. La découverte des cultures et de l'art dits « primitifs »sera pour lui essentielle.
• 2004 : exposition des œuvres du couple Parent-Benoît au Musée des Beaux-Arts de Montréal.


► REVUE : 4 autres dessins extraits de la correspondance échangée par Marine Degli et Jean Benoît ; Biographie et parcours artistique de Jean Benoît (1922-2010).

◘ Jean Benoît, Hommage du poète Joël Gayraud à l'un des derniers grands surréalistes → Ici





~ Pierre MARTELANCHE ~


La cabane idéale du vigneron

par Jean-Yves LOUDE



Photographies de Viviane Lièvre





Pierre Martelanche, Le Dialogue des Nations 
ou la ronde universelle

« […] Lundi de Pentecôte 2011, Saint-Romain-la-Motte […] j'atteins une cabane ''un peu spéciale'' […] au beau milieu d'une campagne bocagère […] Une ouverture bée au centre de la façade d'un vieil abri de vigne en briques. […] il y a là, dans la pénombre, un amoncellement de statues en terre cuite renversées, de colonnes inclinées, de bas-reliefs miraculeusement intègres. Des corps de femmes en nombre. Une mère qui pleure l'annonce d'un décès au front. Des danseuses en robes colorées qui se tiennent la main. Un buste de Victor Hugo. Une interprétation de la prise de la Bastille. Une jeune fille assoupie sur une pile de livres. Le cadavre d'un soldat au pied d'une famille affligée. Un travailleur ployant sous le mépris d'un évêque et d'un patron. Partout, volent des colombes d'argile, s'inscrit la balance de la Justice. Des textes soigneusement calligraphiés couvrent des pans de murs. L'ensemble est d'une fracassante beauté . On pense à Pompéi, à l'ouverture d'un tombeau, à la percée d'un mystère sacré. […] ».

Jean-Yves Loude


Pierre Martelanche, (1849-1923), agriculteur et viticulteur
• réalisation de ce « Petit Musée » entre 1900 et 1923
• 23/10/2013 : inscription de son œuvre sur la liste du Patrimoine national.

► REVUE : 8 autres réalisations ; Biographie et démarche artistique de Pierre Martelanche.



Et aussi au sommaire : 


Des toiles de Charles GIAUME, des tableaux en hommage à la peinture de Lucas Cranach l'ancien, aux peintres italiens, au maniérisme, etc …



Henri Lerambert, Les funérailles de l'Amour,
huile sur toile vers 1850, Musée du Louvre




~ LES NUMÉROS DE L'ŒUF SAUVAGE ~


TOUJOURS DISPONIBLES



Outre ce présent N° 12 – Printemps 2015 à 20 euros, il est encore possible d'acquérir d'anciens numéros :


■ N°1 octobre-novembre 1991 : Yolande Fièvre ; Marie Morel ; La constellation Breton ; Le Carré-Galimard ; L'autre Fragonard → 15 euros






■ N°3 mars-avril 1992 : Picassiette ; Louis Pons ; Gilbert Pastor ; Unica Zürn ; Séraphine Louis (*) → 15 euros



(*) L'oeuf sauvage lui a rendu hommage en 1992, alors qu'à cette date, bien peu connaissaient Séraphine



■ N°5 automne 1992 : Joseph Crépin ; Fred Deux ; René Moreu ; Bertrand Dormy ; Masques esquimaux ; Yves le Fur → 15 euros





■ N°6 hiver 1992-1993 : Joel-Peter Witkin ; Dado ; Georges Bru ; Armand Avril ; Paul Duchein → Compte-rendu ici






■ N°9 automne 1994 : Aloïse ; Ferdinand Cheval ; Jano Pesset ; La peinture naïve ; Andrée et Jean Moiziard ; Les Kachinas → 15 euros





■ N°10 automne 2011 : Jean Rustin ; Patrice Cadiou ; Marilena Pelosi ; Ronan-Jim Sévellec ; Ghislaine ; Statues-menhirs datant de la fin de la préhistoire → 18 euros ► SOMMAIRE COMPLET avec photos → ICI





■ N°11 automne 2012 : Paul Rebeyrolle, Marcel Storr, Soren, Mater Dolorosa (dossier présenté par Joël Gayraud, consacré aux « vierges aux mains coupées » trouvées parfois chez les brocanteurs), Jean de Ritoù , Katia → 18 euros ► SOMMAIRE COMPLET avec photos → ICI





ET AUSSI (15 euros chaque exemplaire) :

■ N° 2 (décembre-janvier 1992 : Anselme Boix-Vives, Bernard Réquichot, Dominique D'Acher, Eva Lallement, La Fabuloserie

■ N° 4 (été 1992) : Pierre Bettencourt, Madge Gill, Philipe Dereux, Sima, Francis Marshall

■ N° 8 (décembre – janvier 1994) : Michel Macréau, Rothéneuf, Grootclaes / Léo Ferré, Stéphane Mandelbaum, Aborigènes d'Australie


COMMANDE ET CORRESPONDANCE :

Claude Roffat – L'oeuf sauvage –
1 bis, rue de Châteauredon
13001 MARSEILLE

Tél : 04 91 33 61 88


SITE L'OEUF SAUVAGE → ICI

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