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dimanche 6 juillet 2014

SOAPBOX N°13, FEUILLET de l'UMBO – 30 JUIN 2014, ART & POÉSIE : RETOUR du VOYAGE à MONTRÉAL, QUÉBEC, EXPOSITION COLLECTIVE INTERNATIONALE « LA CHASSE À L'OBJET DU DÉSIR » – –, GUYLAINE, EXPOSITION PEINTURES ET DESSINS, GALERIE FEUILLANTINE, PARIS, JUSQU'AU 15 JUILLET 2014 – – et POÉSIE de Elie-Charles FLAMAND








DEMANDE du FEUILLET N°13

à

Jean-Pierre PARAGGIO

23 rue des Princes
31500 Toulouse

COURRIEL / e-mail : jeanpierreparaggio // yahoo.fr

(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
le signe @ doit remplacer les signes / / )




♒ SOMMAIRE SOAPBOX N°13 ♒



₪  A R T  ₪



◘  RETOUR DU VOYAGE à MONTRÉAL ◘


EXPOSITION COLLECTIVE INTERNATIONALE
« LA CHASSE À L'OBJET DU DÉSIR »



R A P P E L : du 5 au 17 JUIN 2014 a eu lieu L'EXPOSITION COLLECTIVE INTERNATIONALE « LA CHASSE À L'OBJET DU DÉSIR » organisée par LA LIAISON SURRÉALISTE À MONTRÉAL, à la GALERIE ESPACE, MONTRÉAL, QUÉBEC, CANADA.
Parmi les participants, ceux de FRANCE : Jean-Pierre Paraggio, Georges-Henri Morin, Joël Gayraud, Guy Cabanel, Mireille Cangardel, Michel Zimbacca, Virginia Tentindó, Bruno Montpied, Guy Girard, Bertrand Schmitt, Claude-Lucien Cauët, Michaël Löwy, Ody Saban, Suzel Ania, Elise Arue, Jean-Claude Charbonel, Thomas Mordant, Dominique Paul, Pierre-André Sauvageot, Ludovic Tac, Mordysabbath.

► Annonce par SOAPBOX N°12 → ici
► Annonce et Liste complète des participants; Photos Vernissage par → http://surrealismemontreal.wordpress.com/



Ce feuillet SOAPBOX 13 :


Aux impénitents défricheurs : Claude, David, Jacques, Paul McR., 
Enrique, Bernard, Suzanne, Sherry, Williams, Alex, Guy, Ute,
Cl.-Lucien, Alexandre, Myriam, Valérie, Antoine et Benoît !

Rappel : Catalogue de l'exposition « La Chasse à l'objet du désir »,
200 exemplaires numérotés, 
prix unitaire de 30 $CAN + frais de port



Couverture catalogue
« La Chasse à l'objet du désir »


Toute correspondance : surinf // sonambula.org

(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
le signe @ doit remplacer les signes / / )






Jean-Pierre PARAGGIO ◘


DESSIN, technique mixte

« Les fantômes vinrent à sa rencontre »










◘  GUYLAINE  ◘



EXPOSITION PEINTURES ET DESSINS

GALERIE FEUILLANTINE, PARIS
JUSQU'AU 15 JUILLET 2014







₪ P O É S I E ₪



◘ Elie-Charles FLAMAND ◘


POÈME


UNION VERTICALE

«  Les belles ombelles ombrent l’ombilic et son déclic
Médiation lançant la méditation

Au revers de la souffrance
Il y a une sente de moisissures
Coupée de roncières bondissantes
La sortie d’exil clignote lointainement

La glace de Venise s’est privée de ton reflet

Après l’envol feutré des intervalles
Le gué d’hier a perdu ses cailloux de guidance

Enfin les soubresauts des épilogues joignent leurs forces
Pour creuser une gangue brûlante
Qui emprisonnait les paroles du jeu
Voici le début de la percée
On l’attendait depuis toujours

Si même de fertiles traquenards haussaient le ton
Les franges de l’insoumission paraient les apports
Parmi le glissement des adieux
La remontée encor se dérobe

Brisé fut le médaillon d’ardoise morose
Où le vécu avait gravé tes divers profils
Tu montas et descendis les pentes pour aller quérir
Ses fragments enfouis dans une herbe qui crisse
Et reconstituer ce disque d’intime liaison

[…] »

Extraits → suite SOAPBOX 13




◘  COMPTE RENDU  ◘


par Julien STARCK



L’UNION VERTICALE

Elie-Charles Flamand, La Vigilance domine les hauteurs,
Editions La Lucarne ovale, 2013


« A la poésie manque quelque chose si elle ne se conçoit pas comme un édifice. C’est bien d’avoir déconstruit le Château, qui accumulait trop de trésors pour ne pas s’effondrer, il faut maintenant lui donner un tour, à nouveau, qui le pousse à s’élever. Pourquoi dans la poésie tant d’élévations, de vols, de flamboyants testaments ? Parce qu’elle est de nature rythmique, et qu’elle se définit par la construction de cet envol.

[.. ]

Pour construire un édifice, il faut évoluer a minima dans les trois dimensions. Pourquoi la verticalité serait-elle ce qui juge, établit et finalement corrompt ? C’est au contraire ce qui offre le volume, ce qui peint, ce qui enduit, ce qui enveloppe et déchire en même temps : ce qui crée. Pourrait-on voir « les couleurs stimulant l’incendie », les « boules de lumière et de voix contrastées » ou les « ardents débris des artifices » si un élément ne soutenait pas la réunion des cinq sens, si une matière autre que la matière sensible ne permettait pas de projeter dans une Vision tous les sens en même temps ? Chaleur, éclats, timbres, fusionnent dans l’édification d’un corps qui scelle d’un geste « l’abolition de toutes souffrances sonores et mouvantes dans la musique plus intense » (1). Ce qui culmine avec Rimbaud, qui était pourtant loin, déjà, des Châteaux, c’est le souffle et le corps du Génie qui sanctifie « dans une âme et un corps » la réalité sensible qui s’anime et vit dans l’aspiration architecturale et rythmique du souffle qui s’écrit. Du corps qui s’ex-proprie. Et qui s’élève dans la verticalité, même sans la dimension suprême permettant de la mesurer. Même dans le vide de la relativité.

Ces sauts édifiants au-dessus du vide, Elie-Charles Flamand les appellent les « leçons de l’abîme ». Elles révèlent la « face aventureuse » de cette réunion des sens qui s’expérimente dans l’ascension. L’un des poèmes centraux du livre La Vigilance domine les hauteurs s’appelle Union verticale : l’une ne va pas sans l’autre. Unir implique de projeter l’élément de cette union, de l’assembler.

Le langage à première vue hermétique et ésotérique d’Elie-Charles Flamand est en réalité physique et élémentaire : le creuset de l’alchimiste est son corps, son corps qui ne s’expérimente complètement que dans le verbe. Et si le verbe est corps, et non description lointaine, objective et abstraite de celui-ci (2) au même titre que les objets alentour (c’est le sens de la trivialité), il contient nécessairement ces « chaleurs », ces « éclats », ces « chocs », ces « pétrifications », ces « flaques », ces « floraisons », ces « turbulences », ces « souvenirs » et ces « feux », qui sont des états de la matière par lesquels passe le poète lorsqu’il écrit. Lorsque l’écriture est une alchimie. Ces états de la sensation ne sont pas des concepts, mais l’édification verbale d’un Corps qui fait l’effort d’exister. C’est par cet effort qu’il faudrait d’abord apprécier les poèmes.

Ceux d’Elie-Charles Flamand sont bâtis sur cet effort, comme un « vœu essentiel » visant « le faîte unique. » Dès lors s’ouvre l’infinie variation des couleurs, des saveurs, des musiques et des rythmes, autrement dit le matériau de l’art qu’il s’agit d’incarner au maximum par « l’aiguisage de l’aperception verbale » (3). On ne jugera de la finesse et de la beauté de l’art d’Elie-Charles Flamand que si la « face aventureuse », l'exploration de la matière par le verbe, a d'abord été regardée.

[.. ] »

J. Starck, Extraits → Compte rendu complet dans SOAPBOX 13

1. « Un geste hérité des régions sévères » écrit Elie-Charles Flamand dans La Vigilance domine les hauteurs
2. Concevoir le corps comme un élément bestial est une abstraction de l'esprit, qui pour le concevoir comme simple amas d'instincts, est obligé de s'en dissocier.
3. Ezra Pound, « Georges Antheil », in Ezra Pound II, Ed. L’herne, p.619


► Rappel : Julien Starck, L'échelle magnanime, éd. Le Corridor bleu, 2013



₪  SITES RÉFÉRENCÉS   ₪
PAR SOAPBOX 13







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₪   SOMMAIRES DE QUELQUES N° de SOAPBOX  ₪



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DEMANDE de SOAPBOX N°13

et des N° 1 à 12

à

Jean-Pierre PARAGGIO

23 rue des Princes
31500 Toulouse

COURRIEL / e-mail : jeanpierreparaggio // yahoo.fr

(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
le signe @ doit remplacer les signes / / )




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