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BLOG ART et POESIE : OÙ VA ÉCRIRE ? — POETE — © APPAIRAGES ART

lundi 16 décembre 2013

Laurent ALBARRACIN, LE CITRON MÉTABOLIQUE, dessins de Karine Marco, Éditions Le Grand Os, novembre 2013




Laurent Albarracin, Le citron métabolique
Dessins de Karine Marco,
dont celui de la belle Couverture,
Editions Le Grand Os



→ COMMANDE ET TOUTE CORRESPONDANCE

Le Citron métabolique : 9 € + 1€ (frais de port)

Le grand os
24 rue Raymond IV
31000 Toulouse (France)

COURRIEL / e-mail : ed.legrando // yahoo.fr

(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
le signe @ doit remplacer les signes / / )


Plus → ici


◘ 


Pour la construction de ce remarquable poème rythmé et virevoletant, Laurent Albarracin a pris le formidable parti pris d'intégrer une farandole d'adverbes. Ouvre le champ du bal, l'adverbe de lieu « ici », celui-ci fiché dans un autre adverbe de lieu « là », le couple ici-là avançant tantôt en écho : « Ce serait un ici / de là / en là », tantôt en se nuançant avec l'adverbe de manière « plutôt », ce dernier tout aussitôt redoublé dans sa propre nuance : « (Ce serait) plutôt / un plutôt ». Les pas de lieues certaines dans le lieu « l'ici » sont ensuite très vite suivis de pas de certaines lieues versés dans des adverbes de temps et d'aspect tout comme « alors » : « cet ici-là serait de l'alors », ou tout comme « avant, après » : « un avant-après / incessant / jamais ». Pour préserver la finesse des nuances, s'y adjoignent des adverbes tant d'affirmation (jamais, etc.), que des adverbes de quantité/intensité (carrément, etc.), et ainsi de suite de telle sorte que l'on touche finalement au paroxysme d'une force identitaire : « l'ici / intensifierait / l'ici ».

Admirable adverbe de lieu posant d'emblée son territoire : « un ici / dans son jus », et couronné de son état d'être et d'avoir :

« de l'ici citronné
donc
c'est-à-dire
pressé de nulle part »

et même étoffé de ses états d'âme déclinés en maintes propositions tout aussi étonnantes que séduisantes :

« parfois
la natte de lait
que tord sa
blonde vision »

[...]

« ici serait comme
emmitouflé
dans de grandes écharpes
rêveuses »

Et où s'affirme cette forte personnalité de lieu / objet  :

«  il y aurait
tout un chahut
d'il y a

et des quantités
d'ici

il y aurait
des mutineries
d'abeilles  »

Aussi personnalité objet / lieu plaisamment haute en couleurs :

« ce serait
le maintenant ou rien
du colza

ou bien l'ultimatum
du tournesol
[...] »

« et toujours
ce citron de l'ici »

Sous la houlette de verbes habilement sollicités au présent du conditionnel, le corps en Blasons, entre autres, est porté par de fort belles images anticipant sur sa nature foncière et le menant dans sa magique vérité métabolique parfaitement alignée sur celle de ce citron-ci, de l'ici et là, en perpétuelle métamorphose :

« le sein serait
le plein panier
du sein
avec son téton
pour unique
cerise »

« les ongles seraient des écailles
sur le beau fruit de voir »

« le citron creuserait
la main qui le prend »

[...] 

Se laissant piquer au jeu piquant des pétillantes tournures des radieuses phrases courtes du récit, le lecteur boit littéralement des yeux le citron métabolique, ce juteux lieu-dit poétique qui n'est pas piqué des vers.

I. Dalbe


◘ ◘


~  PRÉSENTATION de l'éditeur  ~


« Le Citron métabolique est un poème qui interroge, comme dans la plupart des textes de Laurent Albarracin, la présence de l’objet. Il s’agit pourtant moins d’en cerner les contours dans une perspective pongienne, ou d’en avoir une approche phénoménologique, que de construire le lieu idéal et comme utopique de son apparition. Un certain esprit baroque et quelque chose qui serait du côté d’un fantastique métaphysique semblent animer cette écriture. À la fois ample et resserré (pressé comme un citron) le poème joue et se joue en effet sans cesse du caractère abstrait (au sens d’extrait) et en même temps très concret de la chose qui est ici le sujet du poème. . À la fois édénique et localisée, défaite et recentrée (ou refaite et décentrée) par les images que ce citron suscite, la chose en question est soumise à rude épreuve et ce que les philosophes nomment son ipséité, ou plus simplement son caractère irréductible, semble voler en éclats qui sont autant de flèches qui le désignent et le percent de nouveau. Au terme de la lecture on a l’étrange sentiment que le « citron » s’est transformé, mais qu’il s’est transformé en lui-même. [...] »

◘ Suite avec un extrait du recueil → ici sur le site des Éditions



◘ ◘


◘ CRITIQUE POÉTIQUE ◘

par Anne-Marie BEECKMAN


UN CITRON PRESSÉ DE DIRE


« Peu de poésies me font passer aussi vite de l'exclamation, de la joie, à la nécessité exubérante de tracer des mots pour continuer l'explosion. À vrai dire, je bondis quelquefois sur le téléphone mais là, il y avait
ici la sonnerie
avertissant
de sa dissolution
en sonnerie

C'est une bouffée de bonheur qui me précipite sur des feuilles à la lecture du Citron métabolique de Laurent Albarracin. En effet, première page, première ligne :
il y aurait un ici
qui serait
un peut-être
arrivé

Nous y sommes ! Ici, maintenant, un citron se démène, se tortille, se trémousse. Le désir de l'auteur de réduire les choses à ce qu'elles sont se trouve aux prises avec l'exubérance incontrôlée des choses. Avec leurs accointances au monde. [...]

Dans la poésie de Laurent Albarracin, le citron est en lui-même le mythe du citron. Et ainsi pour toute chose devant ses yeux. Poésie mythique plus que mystique. Méditation forcenée, pourrait-on dire. Qui voit le citron laisser tomber son jus pour toute transcendance. Comme une pluie avec des gouttes en biais. Laurent Albarracin voit un ici droit dans son biais. Un ici si prégnant que ce pourrait être un ailleurs qui insiste.

Dans cette poésie, la théorie se surpasse, s'exacerbe :
un là-bas
comme passé
dans le sur-là-bas
de son ici

Volume après volume, Laurent écrit le vrai livre du ça. Riche célébration qui nous rend de plus en plus riche. Le citron est délicieusement citron. Il n'y a pas plus pressant, tout-à-coup, de goûter encore ce qui vous froisse la langue, cet aigu du sens qui vous la rend pointue. Si nous voyions comme cet auteur,
le beurre du beurre
emplirait nos lampes

[...]

Il faudrait un art tout à fait magique pour peindre les pupilles de Laurent Albarracin et ce qu'elles engrangent, leur acuité acquiescante. [...] »

A-M Beeckman, poète, extraits de l'impromptu N°12, (Bulletin de l'umbo), janvier 2014 → ICI 



◘ ◘ 

~ NOTE de Joël GAYRAUD ~


« Écrit tout entier sur la tonalité de la possibilité rêvée, Le Citron métabolique exalte l'être-ici dans toute sa légèreté. Élégante et joyeuse façon d'en finir avec la pesanteur de l'être-là existentiel. »

Joël GAYRAUD, poète, essayiste, critique → ici son article  (03/12/2013)



◘ ◘


LAURENT ALBARRACIN

POÈTE, CRITIQUE POÉTIQUE,


ÉDITEUR



~ POÈTE : BIBLIOGRAPHIE ~


« [...] L'oeuvre de ce poète remarquable nous rappelle pourquoi la poésie est précieuse, pourquoi elle est essentielle [...] ».
Eric Chevillard, Le Monde, 25/05/2012, à propos de l'ouvrage 'Le Secret secret' de Laurent Albarracin paru chez Flammarion au printemps 2012.
                        ►Article Le Monde → lire ici



POÉSIE



• Les jardins nucléaires, L’Air de l’eau / Myrddin, Brive, 1998.
• Le feu brûle, postface de Pierre Campion, Atelier de l’Agneau, Saint-Quentin de Caplong, 2004. → compte-rendu ici
• Vingt-sept sonnets, Ikko, Paris, 2005.
• Le Secret secret, dessins de Georges-Henri Morin, Les Éditions de surcroît, Saint-Clément, 2006.
• Pierre Peuchmaurd, témoin élégant, L'Oie de Cravan, Montréal, 2007. → compte-rendu ici
• Cartes sur l’eau, Simili Sky, Saint-Ouen, 2008. → compte-rendu ici
• Le Verre de l'eau et autres poèmes, le corridor bleu, Amiens, 2008.
• Explication de la lumière, Dernier télégramme, Limoges, 2010 → compte-rendu ici
• Le Déluge ambigu, illustré par Jean-Pierre Paraggio, Collection de l’umbo, Annemasse, 2010 → compte-rendu ici
• Le poirier, illustré par Pierre Bessompierre, Collection de l’umbo, Toulouse, 2012 →compte-rendu ici
• Le Secret secret, Flammarion, Paris, 2012 → compte-rendu ici

        ►ARTICLE dans LE MONDE de Éric Chevillard « L'évidence poétique » à propos de « Le Secret secret » Flammarion, 2012 → ici

• Le Monde, Éditions Le Pauvre Songe, Talence, 2013 → compte-rendu ici
• Le Ruisseau, L'Éclair, Éditions Rougerie, Mortemart, 2013 →compte-rendu ici
• Le Citron métabolique, Le Grand os, Toulouse, 2013 → compte-rendu ici
• Les Oiseaux, photomontages de Maëlle de Coux, Éditions des Deux Corps, Rennes, 2014 →compte-rendu ici
• Fabulaux, dessins de Diane de Bournazel, Éditions Al Manar, Paris, 2014 → compte-rendu ici
• Le Déluge ambigu suivi de Col des signes, frontispice de Jean-Pierre Paraggio, Pierre Mainard éditeur, Nérac, 2014 → compte-rendu ici
• Herbe pour herbe, Dernier Télégramme, Limoges, 2014 → compte-rendu ici
• Mon étoile terreuse, dessins de Jean-Gilles Badaire, Circa 1924, Paris, 2014



CARNETS



• Résolutions, L'Oie de Cravan, Montréal, 2012 → ici



ESSAIS



• De l’image, L’Attente, Bordeaux, 2007 → voir ici

     ► ARTICLE « Ralentir image » du poète et essayiste Joël Gayraud, dans les « CAHIERS de L'UMBO N°10 » à propos de « De l’image », 2007.
J. Gayraud considère le texte « De l’image » comme le Discours de la méthode de Laurent Albarracin et y consacre une longue présentation autant érudite qu'argumentée → ici

• Pierre Peuchmaurd, Éditions des Vanneaux, Montreuil sur Brêche, 2011 → compte-rendu ici

• Louis-François Delisse, Éditions des Vanneaux, Montreuil sur Brêche, 2009 → compte-rendu ici



CONTRIBUTIONS AUX REVUES


Le Bathyscaphe ; L'Or aux 13 îles ; Les Cahiers de l'umbo ; l'impromptu ; Mirabilia ; Le Grand Os (LGO) avec la publication de « Res rerum » (poèmes) dans le numéro 5, de juin 2012.

Le Bulletin de l'Umbo : « L'impromptu N°3 » est entièrement consacré à la poésie de Laurent ALBARRACIN → ici



~ CRITIQUE POÉTIQUE ~


Son excellente chronique de poésie sur le site internet de Pierre Campion. → ici


~ ÉDITEUR ~


Il anime les Éditions Le Cadran ligné → site ici

◘ Depuis 2009 : Collection de Livres « d'un seul poème » → JUIN 2013 : 60 auteurs sont présents au catalogue → ici

     ► Entretien avec Florence Trocmé sur Poezibao, en mai 2009 → ici


◘ Depuis Juillet 2013 : Nouvelle Collection Prose et Art → Pierre BERGOUNIOUX, TRAIT FRAGILE, essai critique en regard des oeuvres de Jean-Pierre BRECHÉT → ici

     ► Entretien avec Florence Trocmé sur Poezibao, en septembre 2013 → ici




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