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lundi 7 octobre 2013

REVUE ÇA PRESSE - numéro 58 – SEPTEMBRE 2013, URDLA Éditions




Myriam Mechita, 2013
Lithographie extraite du livre de peintre Enfin


Revue 'ça presse ' – N°58 – 11 Septembre 2013, Éditions URDLA
le numéro : 5€ - abonnement annuel 4 numéros : 10€

COMMANDE ET TOUTE CORRESPONDANCE :

URDLA
207, rue Francis-de-Pressensé
69100 Villeurbanne



■ SITE URDLA, REVUES ÇA PRESSE → ICI

■ PRÉSENTATION DE L’URDLA (Utopie Raisonnée pour les Droits de la Liberté en Art), centre international de l’estampe et du livre → ici


ÇA PRESSE : cette exigeante et dense revue trimestrielle de 32 pages sur papier bible, paraissant les 11 mars, 11 juin, 11 septembre, 11 décembre, publie des textes littéraires, poèmes, nouvelles, articles réflexifs, philosophiques. Elle est illustrée de toiles, dessins, gravures, photographies, etc . . . conduisant souvent le lecteur à d'originales découvertes.



ÉCRITURE ■



AU SOMMAIRE



~ Georges-Henri MORIN ~





Max Schoendorff, dessin « Le Mauvais oeil », 2012



VOIRE. . .

«  D'abord sur le chemin de la clinique, il y a ce panneau, haut situé, presque dissimulé par des branches feuillues ; triangle bordé de rouge, point d'exclamation noir en son centre, et en majuscules, à sa base : AVEUGLE. Singulier singulier. [...] Est-ce l'automobiliste qui est ainsi pointé : tu conduis à l'aveugle ? [...]
Ensuite nous sommes chez Marie-Claude ; elle nous donne à voir les derniers dessins de Max, À l'aveuglette, comme il a nommé son carnet, attribuant à chacun un titre qui se réfère directement à l'oeil ou à la vue, en français ou en latin. Ce qui m'attarde dans certains, ce sont des motifs végétaux ou animaux [...] motifs peu fréquents dans les autres oeuvres de Max. [...] rien d'aussi déconcertant, pour moi, que ces branches, ces haies, ces arbres et ce bestiaire suggéré, que je suis peut-être seul à discerner. Un de ces dessins, le vingt-septième, me semble s'organiser autour d'un renard, dressé sur ses pattes de derrière, qui se camoufle sans s'y fondre dans une haie, juste à côté d'une brèche par où surgira sa proie. Il affiche un tel sourire, si je puis dire, que sa ruse à l'évidence n'échouera pas. [...]
Après, je suis dans le métro. Station Charpennes, une femme, [...] vient s'asseoir en face de moi. Elle tient un jeune chien au museau allongé, très fin, au pelage foncé. [...] - [...] il est aveugle ! [...]. Ce couple descend à Gratte-ciel.
Dans L'Éveil du printemps(1890), c'est sur le sein gauche de la jeune fille nue, étendue inerte dans un pré, que le renard pose sa patte. A-t-il immobilisé sa proie ? Nous sommes après l'acte ; après que l'animal a bondi ; du dessin de Max dans la toile de Gauguin ? Le regard du rusé séducteur porte-t-il sur ce visage figé ? Nous fixe-t-il ? Le peintre a habilement suggéré ces deux possibilités. Ruse du renard ? Ruse du peintre ? Nous savons bien que l'autre titre du tableau est La Perte du pucelage, et est-ce une fleur, est-ce un oiseau que la jeune fille tient dans sa main droite ? Double jeu de la symbolique sexuelle, ou condensation à l'oeuvre : l'oiseau a cueilli la fleur ? Nouvelle ruse ? Sollicitée, Marie-Claude m'apprend que le dessin N° 27 porte le titre de Mauvais oeil – pourquoi avais-je omis de le noter ? Maintenant, L'esprit des morts veille. Je me suis pris au piège de Gauguin et cette toile de Tahiti, dite aussi Manao Tupapau (fin 1892), s'avère indissociable de la précédente tant tout les oppose. [...] » Georges-Henri Morin, extraits

Revue : Suivant le fil conducteur du renard : « acteur de la perversité et de la ruse, du mystère  », animal avec un regard à double-sens, Georges-Henri Morin nous donne à voir ce qui se passe dans les deux toiles : L'esprit des morts veille (Manao Tupapau) et l'Éveil du printemps ; puis dans la sculpture (1889) de Gauguin Soyez amoureuses, vous serez heureuses.
Tenant toujours ce fil d'Ariane : le renard et jusqu'à « Delphine Renard » faisant, à chaque fois, inopinément irruption dans ses parcours, l'auteur nous laisse voir l'intrusion puis, en définitive, l'utilité de la ruse dans sa vie personnelle « pour qu'on ne contrôle pas où je m'inventerai ».




~ Jacques AUBERT ~


LE MOMENT D'ÊTRE VIRGINIA ENFIN

« De quel monde a-t-elle surgi cette Virginia Stephen, point encore Woolf, au moment même où naissait la Grande Guerre ? »

L'auteur nous parle plus particulièrement :
« des moments, [...] où s'élabora secrètement son écriture propre. » ;
« du monde qu'elle a choisi de défendre [...] celui des épaves et des déchets immergés au fond des mers : un monde en quelque sorte immonde, dont la présence mystérieuse insiste pour elle comme un but, lieu à atteindre, à rejoindre (ce qu'elle fera trente ans plus tard) » ;
de l'importance et l'influence des Lettres du poète William Cowper « dont Virginia nous fait comprendre à quel point elles parlent des toutes petites choses, des déchets de l'existence [...]. L'insignifiant, pour elle, se révèle voie d'accès au signifiant, à sa logique et à sa poétique propre. [...] » ;
de ce qui, pour V. Woolf : « fait trait signifiant dans le réel de l'expérience » ;
de ce qu'était, pour elle, la vie avec sa composante tragique : « n'être plus que soi-même, un noyau d'ombre en forme de coin ».

Revue : Un extrait bilingue (en anglais et français) de Les décombres, de Virginia Woolf

PARUTION ÉDITIONS URDLA : Enfin, Texte de Virginia Woolf, traduction et préface de Jacques Aubert, lithographies de Myriam Mechita, collection Livres de peintres, URDLA, 2013




~ Fabrice PATAUT ~


LENTEUR ET DOUCEUR


« Il est temps d'aller vers le contraire et de célébrer les mets, ingrédients et recettes mis à l'index par Marinetti. [...] Il y a une centaine d'années, Filippo Tommaso Marinetti, à la tête d'un groupe d'artistes et d'intellectuels italiens, publiait le Manifeste du Futurisme - exaltation de la vitesse -. [...] Il y eut ensuite le Manifeste de la Cuisine futuriste qui vantait l'amour du danger, l'audace, le mouvement agressif, l'insomnie fiévreuse, la virilité, la gifle, la vitesse. [...] ».

Et, Fabrice Pataut nous présente, en les accommodant : la chair exquise de l'Helix Pomatia Alpina (une créature qui par antonomase est l'emblème de la lenteur) ; la chair de poids du boeuf de Carrù : « son mythique bollito exige de cuire à petit feu une journée entière ».
Et l'auteur, de poursuivre avec « le goût délicat du poireau de Cervere et de la carotte de San Rocco [...], le raviolo (« banni de leur table par les Futuristes »), et tout au sommet, « les Meringues d'Arione » [...] ».    






~ Odile SCHOENDORFF ~





LE PHILOSOPHE-ARTISTE


« Pierre Klossowski l'appelait '' le Docteur angélique ''. Né en 1945, Jean-Noël Vuarnet, jeune homme de bonne famille, élève au lycée du Parc, puis brillant étudiant à la Faculté de philosophie de Lyon, a de bonne heure quitté le droit chemin de la pensée dogmatique. Il publie à 18 ans un recueil de poèmes, Soleils de plâtre, puis alterne romans et essais, et questionne les expériences extrêmes, les artistes et les penseurs atypiques. Ce qui ne l'empêche pas, bien au contraire, de devenir maître de conférences en esthétique à l'Université Paris VIII.
Au sein de son oeuvre abondante, trois livres concernent les femmes mystiques : Extases féminines, Le dieu des femmes et L'Aigle-mère, des écrits sont consacrés à des peintres : Anselm Kiefer, Jean-Charles Blais et Pierre Klossowski, un livre (collectif) à Gilles Deleuze, et un dossier encore à Gilles Deleuze dans la revue L'ARC. On trouve aussi un auto-portrait romanesque : Personnage anglais dans une île. Et surtout (aux éditions de l'URDLA ) Hercule philosophe et (chez Léo Scheer) Le philosophe-artiste.
Jean-Noël Vuarnet s'est suicidé à Paris le 23 mars 1996.[...] ».

Revue : Extraits de l'intervention d'Odile Schoendorff qui, le 13 juin 2013, a animé à l'URDLA, une soirée (souper philosophique inscrit dans la tradition du banquet) consacrée à l’œuvre de Jean-Noël Vuarnet (1945 – 1996), philosophe et écrivain et qui réserva plusieurs ouvrages à des peintres.

Un extrait de Hercule philosophe de Jean-Noël Vuarnet, collection Fil à plomb, URDLA, 2002





~ ÉGALEMENT CONTRIBUTIONS de ~




Cyrille NOIRJEAN : son édito du présent bulletin, à propos de la réunion, dans ce N°58, de 'Virginia Woolf et Jean-Noël Vuarnet' ; du choix de Myriam Mechita pour illustrer Enfin, texte de Virginia Woolf.

◘  Philippe VIDELIER : 1984 + 29 
« J'aime beaucoup les Américains. Et depuis longtemps à cause de Davy Crockett, le trappeur. Ses aventures formidables paraissaient dans Vaillant, le journal le plus captivant. Sur la piste brûlée, Les Feux de l'Ohio, etc. Toutes histoires légèrement brodées, c'est vrai. Peut-être ne le savez-vous pas, mais Davy Crockett était député. Oui, représentant du Tennessee élu, une première fois, avec une majorité de deux cent quarante-sept voix. Vers 1823. À cette époque, en France, il ne se passait pas grand-chose [...] ».

◘  Joël ROUSSIEZ : RENONCER N'EST PAS MOINS FACILE QU'ENTREPRENDRE
Hommage à Hölderlin et Ribeyro Bernardim
« Où sont les temples et les coupes qui croulèrent sous le feu des volcans lorsqu'il fallut enfin quitter le pays qui était nôtre en ces temps, temps lointains, je te le dis à toi, face humaine qui est mon bambin ; viens, approche ton oreille que je te raconte ce que ne sont que des temples et des coupes ; ainsi tu comprendras pourquoi certains les regrettent et pourquoi d'autres les rejettent. [...] ».





~ RUBRIQUE PRESSISIONS ~

(chaque trimestre :
éclaire la pratique de l'estampe d'un artiste)

par Gwilherm PERTHUIS



LES PAYSAGES GRAVÉS DE GIORGIO MORANDI

«  ' Je travaille constamment d'après nature. ' Les paysages de Giorgio Morandi sont toujours tirés de la réalité visible, bien que leurs traitements plastiques témoignent d'une longue maturation intérieure. À ses débuts, Morandi érige ce genre en objet d'étude. Il en fait une fabrique personnelle pour travailler les rapports géométriques de l'architecture et les harmonies chromatiques héritées de Piero della Francesca. [...] ».

Revue : les méthodes de travail personnelles de Giorgio Morandi ; arrêt et impressions sur « la grande saison de Morandi graveur à l'eau-forte » (1927-1933) ; références à l'analyse poétique d'Yves Bonnefoy en regard des gravures à l'eau-forte de l'artiste, de la fin des années 1920 et du début des années 1930.




ART ■


AU SOMMAIRE


Myriam MECHITA : 2013, Lithographie extraite du livre de peintre Enfin (→ 1ère de couverture du N° 58 «  ça presse »), et images illustrant l'ouvrage.

Giorgio MORANDI : eau-forte sur cuivre, et eau-forte sur zinc.

Max SCHOENDORFF : dessin « Le Mauvais oeil », 2012 → ci-dessus.

Rudolph BONVIE : xylographie, 2006.

Rémy JACQUIER : suite de sept linogravures d'après le poème la neige de Valery Larbaud.



Rémy JACQUIER, linogravure « Egenial », 2011


Rajak OHANIAN : portrait photographique de Jean-Noël Vuarnet

Yves NEYROLLES : photographies de la soirée URDLA du 13/06/2013





RUBRIQUE :

ÇA TIRE ◘


Daniel NADAUD : « Je salue Hugo Sinberg, auquel je songe depuis 1962... »
(trichromie), eau-forte et aquatinte, rehauts burin
Marie LEPETIT : pointes sèches et eaux-fortes
PARUTION de Enfin : Texte de Virginia Woolf, traduction et préface de Jacques Aubert, lithographies de Myriam Mechita, collection Livres de peintres, URDLA, 2013

→ Détails et prix dans la revue

◘ ◘ Jean-Claude SILBERMANN, Dédicaces, collection particules n°1, URDLA, 2013, 5€
Adressées à quelques amis, ces dédicaces s'autorisent de l'intrépidité avec laquelle Benjamin Péret faisait parfois hommage de ses livres. [...]





PRESSE-PURÉE ◘


Rubrique pour présenter « des éléments exhumés des archives éclairant des pans de l'histoire de l'URDLA. ».


~ MOTIF ~


L'atelier de la rue Francis-de-Pressensé occupe une place unique en Europe :
• un des seuls à offrir aux artistes les moyens d'accéder à l'ensemble des techniques dites traditionnelles de l'estampe.
• un des rares à concilier production, exposition, diffusion.
• un des derniers à constituer un catalogue éclectique, représentatif de la diversité formelle et esthétique de la création contemporaine.


~ PROJETS ~


Collecte et traitement (scan, inventaire, analyse) des archives par un groupe de travail constitué des membres du C.A, afin :
dans un premier temps, d'établir un panorama historique précis : témoignages, dossiers, photographies, correspondances.
dans un second temps de produire :
- Dictionnaire URDLA
- Site internet dynamique (vidéos, sons, documents...)



~ ÇA PRESSE - numéro 58 – SEPTEMBRE 2013 ~

ESSAI DE DÉFINITION D'UN DICTIONNAIRE URDLA :
-ABÉCÉDAIRE : D'emblée, afin d'éviter que l'URDLA n'écrive sa propre histoire, la forme du dictionnaire est apparue comme la plus adaptée pour compiler le maximum de données et d'informations tout en échappant au déroulement linéaire d'un récit.


► Revue : → les autres orientations D'UN DICTIONNAIRE URDLA par Gwilherm Perthuis



◘ ◘


~  RAPPEL  ~


► REVUE ÇA PRESSE - numéro 55 - Hommage à Max SCHOENDORFF, 11 Décembre 2012 → Compte-rendu ici

► REVUE ÇA PRESSE - numéro 56 – 11 MARS 2013 et numéro 57 - 11 JUIN 2013 → Compte-rendu ici




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