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dimanche 29 septembre 2013

Laurent ALBARRACIN, LE MONDE, ÉDITIONS LE PAUVRE SONGE, septembre 2013





Laurent ALBARRACIN, Le Monde, Éditions Le Pauvre Songe, septembre 2013, 6,00€


COMMANDE ET CORRESPONDANCE :

ÉDITIONS LE PAUVRE SONGE
13, rue Saint-Joseph
33400 TALENCE

TEL : 06 25 91 16 53



LE PAUVRE SONGE → SITE ici






Avec une ample tendresse et un soupçon d'ironie, Laurent Albarracin nous parle du Grand Subversif qu'est le Monde : «  Le Monde [...] se rudoie avec douceur et prend cet aspect cabossé de tendresse » ; « Le Monde, cette queue à sa casserole ». Aussi, incongru azur en éventail qui a la gueule de son nom : « Le Monde est tout l'embusqué d'un museau qui gronde dans la blancheur des dents ».

Pensées inflexibles dans l'insistance, le Monde, vu par L. Albarracin, n'en fait qu'à sa tête inversée : « Le Monde ne cesse de se clore [...] » ; « Le Monde se referme ouvertement [...] ». Et, à l'amorce limpide de son étreinte, le poète d'apparaître immanquablement lucide dans ce qui se passe sans latence : « Le Monde [...] me serre dans son monde ».

Le Monde n'est pas seul. Ses auxiliaires siens : miroirs, piscines, oiseaux, etc. et même son cheval sont des références à voix haute de ce qui va : « Un oiseau dans le monde chante : le monde s'élance. » ou ne va pas, dans le théâtre de ses mouvements : « l'obstacle, la haie où mange le cheval du monde ».

Toute une beauté à bord est exaucée d'être solidement habitée de place en place : « Le peu est le plein du monde [...] » ; « Le monde, c'est quand l'arbre cache la forêt, quand la feuille couvre la honte de l'arbre et quand la nervure entrouvre un chemin » ; « Ses éléments se déchirent avec des grâces d'îles sucrées [...] » ;

Si les choses du monde gagnent à être les seules choses au monde pour le monde, pour sa part, l'être y vit une histoire emportée faite de miracles : « l'être est dans le monde comme une nappe souterraine plantée de ses fontaines ».

Et la vie durant, ne peut que briller une torche en belle lumière allumée puisque : « Quitter le monde, c'est le quitter quitte. » nous dit aussi Laurent Albarracin.

« Le Monde » : un très beau texte qui nous tend, tant et tant, d'autres images sûres et magiques : « Chaque fois que le monde est le monde, c'est-à-dire toujours et à chaque instant, il s'avance en lui-même entièrement et plus. Il offre de lui son visage, il est la goutte saillante de tout l'invisible, la cuillerée d'écume bruissante où pétillent les profondeurs ».


Isabelle Dalbe


◘ ◘

LAURENT ALBARRACIN

POÈTE, CRITIQUE POÉTIQUE,

ÉDITEUR




~ BIBLIOGRAPHIE ~


« [...] L'oeuvre de ce poète remarquable nous rappelle pourquoi la poésie est précieuse, pourquoi elle est essentielle [...] »
Eric Chevillard, Le Monde, 25/05/2012, à propos de l'ouvrage 'Le Secret secret' de Laurent Albarracin paru chez Flammarion au printemps 2012.
► Article Le Monde → lire ici



Poésie


• Les jardins nucléaires, L’Air de l’eau / Myrddin, Brive, 1998.
• Le feu brûle, postface de Pierre Campion, Atelier de l’Agneau, Saint-Quentin de Caplong, 2004. → compte-rendu ici
• Vingt-sept sonnets, Ikko, Paris, 2005.
• Le Secret secret, dessins de Georges-Henri Morin, Les Éditions de surcroît, Saint-Clément, 2006.
• Pierre Peuchmaurd, témoin élégant, L'Oie de Cravan, Montréal, 2007. → compte-rendu ici
• Cartes sur l’eau, Simili Sky, Saint-Ouen, 2008. → compte-rendu ici
• Le Verre de l'eau et autres poèmes, le corridor bleu, Amiens, 2008.
• Explication de la lumière, Dernier télégramme, Limoges, 2010 → compte-rendu ici
• Le Déluge ambigu, illustré par Jean-Pierre Paraggio, Collection de l’umbo, Annemasse, 2010 → compte-rendu ici
• Le poirier, illustré par Pierre Bessompierre, Collection de l’umbo, Toulouse, 2012 → compte-rendu ici
• Le Secret secret, Flammarion, Paris, 2012 → compte-rendu ici
     ►ARTICLE dans LE MONDE de Éric Chevillard « L'évidence poétique » à propos de « Le Secret secret » Flammarion, 2012 → ici

• Le Ruisseau, l'éclair, Rougerie, 2013 → compte-rendu ici 


Carnets


• Résolutions, L'Oie de Cravan, Brive, 2012 → ici



Essais


De l’image, L’Attente, Bordeaux, 2007 → voir ici

► ARTICLE «  Ralentir image » du poète et essayiste Joël Gayraud, dans les « CAHIERS de L'UMBO N°10 » à propos de « De l’image », 2007.
J. Gayraud considère le texte « De l’image » comme le Discours de la méthode de Laurent Albarracin et y consacre une longue présentation autant érudite qu'argumentée.

«  Laurent Albarracin a publié aux Éditions de l'Attente une brochure d'une quarantaine de pages qui se présente comme une théorie de l'image en deux parties [...]. Intitulée De l'image, elle pourrait aussi bien s'appeler Éloge de la tautologie ou De la tautologie comme ressort de l'évidence poétique. Dès la phrase d'ouverture — « La tautologie est pour moi le sommet caché, impossible, de la poésie » — Albarracin postule un rapport essentiel, bien que resté jusqu'alors inaperçu, entre tautologie et poésie. [...]

[...]

La tautologie [...] remplace partout le mot « comme » par le mot « est »; elle est la pointe la plus acérée de la métaphore; en cela Albarracin peut la présenter comme surmétaphore, non pas quelque chose, figure ou concept, qui serait au-dessus de la métaphore, mais, selon une intensification propre à la métaphore, une métaphore parvenue à son acmé, et qui devient à elle-même son propre dépassement. Une métaphore qui s'est toujours déjà surmontée, à la manière du surhumain chez Nietzsche, qui n'est pas l'homme supérieur, mais l'homme qui est dès le début au-dessus de lui-même. Mais surtout, ce qui me paraît être l'apport le plus essentiel d'Albarracin à la théorie de l'image dans son détour par la tautologie, c'est que le simple fait de redoubler la chose, de l'énoncer comme égale à elle-même révèle qu'«elle est autre dès avant d'être autre chose qu'elle; elle est autre dès soi.» L'image poétique, de par sa capacité à redoubler la chose dans les énoncés, en révèle l'altérité constitutive dans le réel. Entre dire « une rose » et dire « une rose est une rose est une rose est une rose est une rose », ce qui était simple signe, fût-il d'émerveillement devant la présence de la rose, devient épiphanie de sa substance; de la rose désignée on passe à la rose réalisée, la rose effective, la rose toujours déjà là dans sa roséité; et du même coup à la rose en tant qu'autre qu'elle-même, comme possibilité de l'être-autre de la rose.
Comme le voit très justement Albarracin, « l'image ajoute un attribut qui ôte, qui enlève. Un attribut qui désattribue, qui désaffilie. Elle est un moins donné pour un plus.» L'image poétique, et la tautologie qui en constitue le ressort secret, ajoute une soustraction, offre une perte d'identité qui fait vaciller le réel et en même temps affirme et affermit en lui l'un des possibles vacillants qu'il contient; elle met en œuvre la déliaison universelle préalable et nécessaire à toute coalescence inouïe. Solve et coagula. Elle est l'opération alchimique qui donne du poids à la parole tout en délivrant les choses de leur pesanteur. »

Joël Gayraud «  Ralentir image », extraits

SOURCE : CAHIERS de L'UMBO N°10, 2007 . . . commande ici → Jean-Pierre PARAGGIO 23, rue des Princes 31500 Toulouse - jeanpierreparaggio@yahoo.fr


• Pierre Peuchmaurd, Éditions des Vanneaux, Montreuil sur Brêche, 2011 → compte-rendu ici

• Louis-François Delisse, Éditions des Vanneaux, Montreuil sur Brêche, 2009 → compte-rendu ici




Contributions aux revues



Le Bathyscaphe ; L'Or aux 13 îles ; Les Cahiers de l'umbo ; l'impromptu ; Mirabilia ; Le Grand Os (LGO) avec la publication de « Res rerum » (poèmes) dans le numéro 5, de juin 2012.

Le Bulletin de l'Umbo : «  L'impromptu N°3 » est entièrement consacré à la poésie de Laurent ALBARRACIN → ici





~ Critique poétique ~


Son excellente chronique de poésie sur le site internet de Pierre Campion. → ici




~ Éditeur ~


Il anime les Éditions Le Cadran ligné → site ici

◘ Depuis 2009 : Collection de Livres « d'un seul poème » → JUIN 2013 : 60 auteurs sont présents au catalogue → ici

◘ Depuis Juillet 2013 : Nouvelle Collection Prose et Art → Pierre BERGOUNIOUX, TRAIT FRAGILE, essai critique en regard des oeuvres de Jean-Pierre BRECHÉT → ici





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