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dimanche 16 juin 2013

EMPREINTES N°21, PRINTEMPS 2013, REVUE D'ART ET LITTÉRATURE - ÉDITIONS de L'USINE




Couverture, gravure Jacques LAGNIER


• Empreintes n°21 – Printemps 2013 – 8 euros
• Abonnement 4 numéros : 30 euros

Éditions de l'Usine 
102, Bd de la Villette 
75019 Paris 

CONTACT : Claude BRABANT - 01 42 00 40 48



SITE des éditions et de la galerie d'art → ici

°

Empreintes est « une revue d'art et de littérature qui publie des oeuvres inédites d'artistes et d'auteurs contemporains, qui va chercher dans le fond des bibliothèques des écrivains oubliés, qui s'intéresse aux sites et aux artistes d'art brut, aux fous littéraires, aux curiosités de bibliophilie ».

Au sommaire du numéro 21 se croisent donc auteurs disparus puis oubliés et auteurs vivants et connus, ou plus confidentiels, ainsi que des artistes exposés en France voire à l'étranger et méritant d'être davantage découverts.



~ Joël GAYRAUD ~


La nuit bissextile (inédit)



Une nouvelle érotico-fantastique troublante et passionnante à plus d'un titre. Inspiré par un lieu mythique, l'excellent restaurant Chez Temporel situé dans le Vieux-Québec, l'auteur, par un clin d'œil post mortem à l'écrivain André Hardellet (1911-1974), auteur du poème 'Le Bal chez Temporel' (repris en chanson par Guy Béart), et du récit érotique Lourdes, lentes . . . (1969) qui fut interdit en son temps pour outrage aux bonnes moeurs, nous emporte, à bonne fin et en consonance avec les personnages de son conte, dans une affolante griserie affriolante gravitant, éveillée / endormie / réveillée, autour d'un trou dans le temps présent, ce dernier temporairement passé à un autre temps diffus. 


La nuit bissextile

« Si la jeune femme aux yeux pailletés d'or vêtue d'un manteau d'astrakan blond et coiffée d'une toque de même fourrure, n'avait pas, en ce 29 février 2008, franchi la porte du restaurant Chez Temporel, elle n'eût jamais soupçonné quelles dimensions occultes la ville haute de Québec tenait repliées dans ses flancs.

L'homme avec qui elle avait rendez-vous lui plut tout de suite. [...]

[...] l'homme lui prit sans plus de façons la main pour descendre le petit escalier en colimaçon. [...] il poussa une petite porte peu visible [...] et située juste en face des marches qui aboutissaient au rez-de-chaussée.

La descente n'en finissait pas [...] Mais, quand il poussa une nouvelle porte [...] elle vit s'étendre une vaste salle voûtée, maçonnée en grosses pierres brunes luisantes de patine [...] Au milieu de la salle trônait un bloc de roche noire, poli comme du basalte, d'environ quatre-vingt centimètres de haut en forme de pyramide tronquée à la section inclinée s'élevant légèrement vers l'arrière. [...] « C'est sur cette pierre, madame, que vous ferez l'amour. » [...]

[...] elle vit [...] s'ouvrir la paroi noire et [...] se dessiner un homme gigantesque, au corps de bronze, qui lentement s'avançait. C'était un Indien, libre de tout vêtement, vêtu de ses seules parures : un pectoral d'or dansait sur sa poitrine, des bracelets d'argent et de cuivre tintaient à ses poignets et à ses chevilles, [...] une somptueuse coiffe de plumes ondoyait au-dessus de sa tête [...] et devant, telle une figure de proue, cambré vers le haut suivant un angle sensiblement égal à l'inclinaison de l'axe du globe terrestre sur le plan de l'écliptique, approchait, énorme et turgescent, son sexe. [...] »




~ Jacques LAGNIER ~


Gravures au burin



Illustrant des proverbes, elles sont réunies dans un recueil imprimé à Paris entre 1657 et 1663 et divisé en trois parties : Les proverbes moraux, Les proverbes joyeux et plaisants et La vie des Gueux en proverbes.

Un seul exemplaire du recueil avec sa reliure en vélin d'époque est encore en circulation.
A découvrir dans la revue quelle personne le détient, et le prix de sa mise en vente !



La Folie avec la jeunesse 
Une des huit superbes gravures présentées dans ce numéro




~  ARNAUD BERQUIN  ~

(1747 – 1791)

L'Ami des enfants 



• 1771 : entrée dans la vie littéraire (romances) ; puis spécialisation dans la littérature pour la jeunesse ; contes (inspiration : travaux du pédagogue allemand de Weisse)
• 1784 : Prix de l'ouvrage le plus utile de l'année pour son périodique « L'Ami des enfants »
• Contribution au Mercure de France, et au Moniteur universel dès 1789
• Refus, pour motif de période troublée, d'être l'instituteur du fils (âgé de six ans) de Louis XVI, emprisonné avec la famille royale


Six contes proposés : les cerises ; l'agneau ; le contretemps utile ; la petite fille à moustaches ; Denise et Antonin ; Les bottes crottées.


• Les bottes crottées •

«  Le jeune Constantin, fier de sa haute naissance, ne se contentait pas de mépriser, dans son opinion, toutes les personnes d'une condition inférieure, il se donnait quelquefois des airs pour leur témoigner ouvertement ses mépris. Il voyait l'autre jour un domestique employé à nettoyer les souliers de son père.
- Fi ! Lui dit-il en passant, le vilain métier ! Je ne voudrais pour rien au monde être décrotteur.
- Vous avez raison, monsieur, lui répondit Picard, aussi j'espère bien n'être jamais le vôtre. [...] »




~ Emmanuel STEINER ~


' Ne pas écrire ' (inédit)



«  [...] si l'intention de l'écrivain est de ne pas posséder d'écrit qui vienne de lui, cela sous-entend-il pour autant qu'il désire profondément ne plus écrire, serait-ce là son rêve orphéen ? [...]
[...] et si la finalité de tout écrivain ou créateur en général était de viser à la cessation de son activité ?
Quoi de plus fascinant en effet à cette question, pourquoi Rimbaud a-t-il arrêté d'écrire ? Pourquoi d'autres ont-ils préféré ne pas écrire, voire même ne jamais commencer la première ligne de textes qui n'auront dès lors jamais pu voir le jour ? [...] ».




~ Victoria THÉRAME ~


Le chat vert (inédit)



« Je me précipitais pour rejoindre la manifestation [...] Un dernier coup d'oeil dans la glace et . . . à la place de mon visage, il y avait dans le miroir une tête de chat mi-noir, mi-rouge, mais surtout nimbé de reflets verts !!! Ses moustaches étaient dorées, son regard intense, mais rempli d'inquiétude, voire d'anxiété, presque terrorisé ! Je me figeai ! Où était ma propre tête ?
[...] Quel phénomène physique inattendu se produisait-il ? [...] ».




~ TESTAMENTS SINGULIERS ~


Recueillis par Gabriel PEIGNOT

Publiés à Dijon en 1829


Testaments aux legs comiques et / ou clauses bizarres, parmi lesquels :

• Testament de Tolam •

Au dix-huitième siècle en Irlande, un vieil avare nommé Tolam, fit son testament, où il inséra les dispositions suivantes :
« Je lègue à ma belle-soeur quatre vieux bas, que l'on trouvera sous mon lit, à droite.
Je lègue à mon neveu Tarles, deux vieux autres bas.
Je lègue au lieutenant John Stein, un bas bleu, avec mon manteau rouge.
Je lègue à ma cousine, une vieille botte, avec une poche de flanelle rouge.
Je lègue à Hannach, ma cruche ébréchée. »

Après la mort du testataire, les légataires convoqués se réunirent au domicile mortuaire, et on leur donna connaissance du testament. Les légataires, pensant que Tolam se moquait d'eux en leur assignant des legs aussi ridicules, allaient renoncer à la succession quand la dénommée Hannah passant près de la cruche ébréchée lui donna un coup de pied par dépit, ce qui acheva de la briser. Mais quelle fut la surprise des légataires lorsqu'ils virent sortir des flancs ouverts du vieux pot, une quantité de pièces d'or qui roulèrent sur le plancher. Chaque héritier courut à son legs et s'en empara. Tous les haillons mentionnés au testament étaient d'un poids qui prouvait que la quotité de la fortune du défunt égalait la singularité de ses dispositions.


A découvrir dans la revue d'autres documents : Testament de Lodovico Cortusio (mort le 17 juillet 1418) ; Testament d'un homme marié, mort à Londres au mois de juin 1791 ; Testament du docteur Ellerby (mort à Londres en 1827) ; Testament d'une dame anglaise (morte en mars 1828) ; Testament du comte de la Mirandole (1825) ; Testament de Montaigne ; Testament d'un bourgeois de Paris (1779) ; Testament d'un cochon (Traduit du latin et daté de l'an 350) ; Testament de Monsieur Le Merle ; Testament d'un ecclésiastique (mort en 1804) ; Testament de Monsieur Helloin (1828) ; Testament anglais ; Testament d'Eudamidas de Corinthe ; Testament de Maximilien 1er, Empereur d'Allemagne (1519). ; Testament de L'hermite de la Chaussée d'Antin (Étienne Jouy), écrit le 28 mars 1814. 



~ Gilles EHRMANN ~


LES INSPIRÉS ET LEURS DEMEURES


Naissance en 1928.
1950 : se lance dans la photographie. Portraits de Picasso, Chagall
1955 : Provence noire : livre en collaboration avec André Verdet
1962 : Publication : Les inspirés et leurs demeures (préface d'André Breton) - (prix Nadar)
1970 : Photographies par Gilles Ehrmann, à la lumière de la bougie, de momies vieilles d'un siècle retrouvées à 2000 mètres d'altitude (GUANAJETO, Mexique)

OEDIPE SPHINX : livre qui devait réunir ces photographies et celles du cimetière de Gênes et des catacombes de Palerme (avec poèmes emblématiques de Gherasim Luca) n'a jamais trouvé d'éditeur.



Gilles EHRMANN, 
Une des six impressionnantes photographies 
présentées dans la revue




~ Rémi DELIEUTRAZ ~



Il joue Britannicus en solo, interprétant tous les rôles de la pièce de Racine à lui seul, à l'aide d'un simple drap avec lequel il s'habille de diverses façons selon le personnage à marquer : Agrippine, Albine, Néron, Junie, Narcisse, Britannicus.

Le comédien dit, comme du langage parlé, les mille sept cent soixante-huit alexandrins composant la pièce.




Rémi DELIEUTRAZ déployant le drap


Le retrouver dans la revue, drapé de manière distincte, pour investir tour à tour l'identité de chacun des personnages.



~ Charlotte STIEGLITZ ~


Le sacrifice de la Muse



Le 29 décembre 1834, à Berlin, Charlotte Stieglitz, se tue d'un coup de poignard dans le coeur. Elle a vingt-huit ans. Elle est mariée à un jeune poète, Henri Stieglitz, qu'elle aime profondément. Elle laisse une lettre pour lui expliquer les raisons de son suicide . . .

«  [...] Cela va aller mieux pour toi, beaucoup mieux et dès à présent !  [...] »

[...] 




~ Werner STEMANS ~


Dessins



«  [...] Attentif à toute inspiration, suivez la volonté de votre main, ayez confiance en vous et sachez qu'une peinture n'est jamais terminée. [...] Ne répondez aux questions de personne. [...] ».




Werner Stemans, 1997


Revue : quatre autres dessins





~ Guillaume DECOURT ~


Un ciel soupape (inédit)

Extraits


De courts textes tenus par un titre promettant une histoire porteuse de dépaysement : « Dans une île » ; « Vide » ; « A la dérive » ; « Au pied de l'échelle » ; «  Courage »  ; «  Balbutiements » ; etc

« Jardin »

Gammes pentatoniques et sourires
de chicots ; on s'étire ; on fait quelques
pas. Dans les allées, des grappes de
femmes arrondissent leur gestique
d'un autre âge. Il n'y a jamais eu
rien de vrai ; il n'y a jamais eu rien
de faux. «  Hello laowai ! Hello ! »
Assis sur un banc, un vieil étranger
- du haut de son quart de siècle -
sanglote contre la cage d'un oiseau
de compagnie. «  Hello laowai !
Hello ! » Il n'y a jamais rien eu de
vrai ; Il n'y a jamais rien eu de
faux. Comme tout cela saute aux
yeux.




~ Jean DEMÉLIER ~


APHORISMES (inédit)



S'il y avait en France autant de librairies qu'il
y a de pharmacies, ce serait le pays le plus
équilibré du monde.

Plus on est de sages, moins on rit.

Le silence engendre le silence
comme le bruit, le bruit.

Puisqu'il n'y a pas de solution, où est le
problème ?





◘ ◘ 

R A P P E L . . . 





EMPREINTES N°20, AUTOMNE 2012
© Photo Claude BRABANT : Un soldat devant le bûcher
- Musée Jeanne d'Arc à Rouen -


~ SOMMAIRE ~


Le musée Jeanne d'Arc à Rouen :

Chef d'oeuvre d'art populaire (création en 1953 par le journaliste Roger Parment ; en 1959 : gestion par André Préaux puis par son fils Alain Préaux) : musée de cire d'une cinquantaine de personnages (beauté d'expression des figures de cire et puissance dramatique des mises en scène) évoquant tous les événements importants de la vie de Jeanne d'Arc depuis son enfance à Domrémy jusqu'à sa mort sur le bûcher.

Malgré 30.000 visiteurs du monde entier par an, la Revue EMPREINTES annonçait, à l'automne 2012, la fermeture probable de ce lieu à « la valeur artistique certaine », pour raisons financières et le non intérêt des collectivités territoriales au sauvetage de ce petit musée privé qui envisageait pourtant de leur céder gratuitement sa collection estimée à Drouot à 228.000 euros.

Le musée a fermé ses portes en octobre 2012. Ses collections ont été dispersées lors d'enchères publiques.

A retrouver dans la revue : huit autres belles photographies de Claude Brabant.


Léo TRÉZENIC (pseudonyme de Léon Epinette) 1848- 1902 : journaliste, écrivain et poète.

     • Proses décadentes (Extraits, 1886)
     • Les gouailleuses poésies fantaisistes (Extraits, 1882)



TRISTAN FÉLIX : 


Dessins ' Les farces du squelette '



Claude BRABANT : 


Sept faits divers ( textes inédits de l'auteur)



Guy FERDINANDE : 


Dessins.


Guy Ferdinande 


Né en 1950 : dessine depuis toujours, fait de la bande dessinée (pseudonyme : Rumour), écrit (pseudonyme : Zerbin Buler)
1984 : création de la revue mensuelle : « L'igloo dans la dune »

A découvrir dans la revue, en même temps que plusieurs grands dessins, ses autres activités.



Jean-Michel MAUBERT : 

Le singe chimérique et autres textes (inédits)



Jean-Pierre Le Goff (1942-2012) *

Avec une photographie de J-P Le Goff " Portrait sans abat-jour " par Martine Amalvict.



Fiction dévidée à la suite du craquement d'une armoire.

Texte de Jean-Pierre Le Goff 

Présentation de Stéphane MAHIEU


* Ses archives (correspondance, textes préparatoires de ses interventions, documents, photographies, objets s'y rapportant, dessins géométriques (réalisés dans les années 1960) ont été confiés par sa fille Alice Le Goff à la bibliothèque de Brest en vue d'une exposition.




Louis PERCEAU :  «  La Redoute des contrepèteries »


Illustrations de Jacques TOUCHET


1934 : publication de l'ouvrage comportant 850 contrepèteries, dont la préface de L. Perceau définit quatre catégories : classiques, décadentes, mixtes et irrégulières.



Jacques TOUCHET, 

                          1 des 22 illustrations présentées




Jean-Michel CHESNÉLa grotte et la maison (art brut) de ce dernier à Malakoff (Hauts-de-Seine) 

présentées par Étienne RUHAUD  :

«  [...] Couverts de céramiques, de coquillages et d'objets divers, la grotte évoque tout à la fois Gaudi, Picassiette et le Facteur Cheval, une sorte de minuscule palais vu en rêve. [...] Les murs de la maison participent eux aussi de la fête. [...] Jean-Michel Chesné a construit son propre univers, en autodidacte : en bas, l'océan, ses poissons et sa sirène en mosaïque, plus haut, la Terre, et enfin le Ciel, ses oiseaux et ses nuages. [...]  ».

Revue : plusieurs photographies des réalisations de Jean-Michel Chesné 



◘ Bernard DUMORTIER : 

deux exercices de dévoilement


A découvrir . . .


◘ ◘ 


• EMPREINTES N° 16 – Octobre 2010 → Compte-rendu ici


• EMPREINTES N° 17 – Printemps 2011 → Compte-rendu ici


• EMPREINTES N°18 Octobre 2011 → Compte-rendu ici







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