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dimanche 23 décembre 2012

L'OEUF SAUVAGE N°11, REVUE ART – AUTOMNE - HIVER 2012 - Éditions Claude ROFFAT




Couverture : Marcel STORR, Sans titre,
Crayons de couleurs, feutre et stylo bille sur papier, 2006


L'OEUF SAUVAGE N° 11 : 18 euros

CONTACT : 
Claude Roffat – L'oeuf sauvage 
1 bis, rue de Châteauredon 
13001 MARSEILLE

Tél : 04 91 33 61 88



Le premier numéro de l'oeuf sauvage est paru en novembre 1991. Fondée par Claude Roffat, cette revue tournée vers l'art brut, singulier, hors les normes, les arts premiers, le surréalisme, la défense de créateurs contemporains, et diffusée dans les kiosques et les maisons de presse, a été très vite remarquée et a rencontré, dès l'origine, un public autant enthousiaste que fidèle.

Au fil du lien → ici
il nous est possible de suivre l'aventure de l'oeuf sauvage et des réalisations concomitantes et suivantes, toujours à l'initiative de C. Roffat : Revue ' Enfers ' - 1994 ; Collections monographiques ' La Petite collection ' - 1997 ; Livres d'artistes & fac-similés ; Ouvrages posthumes de Philippe Dereux - 2001 (la découverte à Lyon - galerie LE LUTRIN de Paul Gauzit - des oeuvres de P. Dereux par Claude Roffat en 1987, a déclenché chez ce libraire parisien jusqu'alors spécialisé dans le surréalisme, sa vocation de galeriste d'art hors-normes) ; carnets de dessins ; collection de livres d'enfants pour adultes.

L'année 2005 a vu la création de l'Association ' Les amis de l'oeuf sauvage '.

Des expositions collectives ont laissé une belle place à l'oeuf sauvage : à la Halle Saint Pierre - Paris en 1998 ; à la galerie Alain Paire -Aix-en-Provence en 2008, et aussi à Claude Roffat : à l'abbaye d'Auberive, en 2009 « Claude Roffat, un parcours singulier ». A cette occasion, publication par ce dernier de : 'Une histoire de l'oeuf''.


■ 

Après le numéro 10 (SOMMAIRE COMPLET avec photos → ici )
qui fêtait, pour le plus grand plaisir des lecteurs, les vingt ans de l'apparition de la revue, le numéro 11 propose à son sommaire les oeuvres singulières et fascinantes de cinq autres artistes contemporains [chaque dossier est accompagné d'une fiche biographique, d'une photographie, et du parcours artistique de l'intéressé(e)], et un dossier présenté par Joël Gayraud, consacré aux « vierges aux mains coupées » trouvées parfois chez les brocanteurs.



■  Paul REBEYROLLE  ■


~ Prise de corps

pour saluer Paul Rebeyrolle


par Lionel BOURG ~




Paul Rebeyrolle 'Homme tirant sur ses liens'
Série 'Les Évasions manquées', 1979
Peinture sur toile, 228 X 195 cm
Collection Sylvie Baltazart-Eon
(dépôt Espace Paul Rebeyrolle)


Lionel Bourg, auteur de 'L'oeuvre de chair, Paul Rebeyrolle, la peinture et la vie, URDLA, 2006' nous parle avec brio de l'oeuvre de cet artiste (1926-2005) et de l'artiste lui-même, celui-ci comme enchâssé dans son oeuvre : «  Il est l'eau. L'air. La terre. Le feu. », à Eymoutiers, au lieu-dit Planchemouton où se trouve l'Espace Paul Rebeyrolle qui nous est décrit dans le moindre détail de ses éléments et atmosphère : « L'herbe, la pierre, les cheveux de sorcière arrachés aux troncs des arbres, [...] scalps pendus à la ceinture d'une matrone entraînant ses enfants dans une ronde infernale. [...]. La sève fluente aux blessures des pins [...] ».

Et du regard de Lionel Bourg appuyé sur l'homme et l'oeuvre ressortent des constats forts :

« Paul Rebeyrolle fut homme de conscience.[...] » ; « C'est que Paul Rebeyrolle aime passionnément. Qu'il embrasse chaque être, chaque objet avec une fougue dont il est peu d'exemple [...] touillant, malaxant, pétrissant ses couleurs afin de mieux les étaler de la paume [...] » ;



Paul Rebeyrolle, 'Tête couronnée'
Série 'Les Panthéons', 1991
Peinture sur toile, 195 X 130cm
Succession Rebeyrolle
(dépôt Espace Paul Rebeyrolle)


« Peinture luxurieuse. Peinture païenne. [...] » ; « Rebeyrolle ne se dérobe pas. La chair, et la peinture, les plâtres modelés dans un seau ou l'argile, les pigments s'imbibent d'urine et saignent, suent, souffrent, crèvent, jouissent. [...] » ;

« Planchemouton... [...] modeste coin de territoire, peinture sur panneaux de bois d'une dimension telle - 4,20 X 14,34m - qu'on la parcourt plus qu'on ne la regarde [...] ville, ou forêt encadrée par un homme et une femme réinventant une façon de nature, de civilisation, qu'importe ? l'une et l'autre accouplée maintenant que toute révolution s'est enfin accomplie ; 
De Planchemouton surgiront, émancipés, radicalisés, tous les tableaux de Paul Rebeyrolle. [...] » ;

« [...] Rebeyrolle aura jusqu'à sa mort [...] déployé l'éventail d'une peinture jamais satisfaite. Dérangeante, incompatible avec les normes de l'esthétique en vogue, qu'elle soit abstraite, ou bonhomme, conventionnelle, discrètement perverse et serait-elle pimentée d'érotisme (culottes noires, bustiers, porte-jarretelles...), propre à décorer les murs d'une clientèle encline à la mièvrerie ; inapte aux compromis ; pleine de bruit, de fureur, elle épouse son temps plus et mieux que la plupart des productions adulées ça et là, et le surplombe [...] ».


Revue → six autres peintures de Paul Rebeyrolle


◘ Espace Paul Rebeyrolle, Centre d'art, route de Nedde – 87120 Eymoutiers - tél. 05 55 69 58 88 – espace.rebeyrolle@wanadoo.fr
Site → ici




■  Marcel STORR  ■


~ Visions d'un monde flottant


par Laurent DANCHIN ~





Marcel Storr, 'Sans titre'


Laurent Danchin nous apprend que l'oeuvre de Marcel Storr (1911-1976) est parvenue jusqu'à nous grâce à Liliane et Bertrand Kempf qui en sont les découvreurs et protecteurs (1971).

Abandonné dès son plus jeune âge, maltraité, Marcel Storr connaît un itinéraire des plus malchanceux : maladie, sanatorium, déscolarisation, succession d'emplois précaires avant de parvenir à l'âge mûr (53 ans) à se stabiliser sur le plan familial (mariage) et professionnel (poste de cantonnier au bois de Boulogne). Il semble avoir dessiné depuis toujours.

Laurent Danchin précise que les premiers dessins connus datent des années trente : « Tous ne figurent que deux choses : d'abord des églises imaginaires, puis des panoramas urbains rétrofuturistes, étendant leurs forêts de tours à l'infini dans un décor souvent lacustre où à l'eau et aux arbres se mêlent des navires de toutes les époques et de tous les styles.[...] ».

Puis il analyse la progression et les caractéristiques du travail de cet artiste, en distinguant quatre périodes où au fur et à mesure apparaissent : l'emploi de matières autres que celle du crayon de couleur, à savoir, gouaches, encre de chine, stylos bille, encres transparentes ou de couleur, vernis ; « la spectaculaire évolution de l'inspiration et du style [...]  » ; « la progressive maîtrise de la perspective [...] pour adopter, comme un oiseau, la perspective aérienne [...]  » ; le remarquable « passage du dessin colorié à la peinture (découverte des encres aquarelles Colorex) [...]  » ; « [...] La liberté d'inspiration [...] à son apogée dans tous les détails – les autoroutes et les chemins de fer aériens, les véhicules ultramodernes, les bateaux, parmi lesquels [...] des drakkars, les ponts suspendus, les arbres et les bâtiments, cathédrales, tours, palais, etc. [...]  ».




Marcel Storr, 'Sans titre', (détail), 1964
Crayon, encres de couleur et vernis sur Canson
37 X 30 cm


Laurent Danchin attire notre attention sur les aspects secondaires de l'oeuvre qui pourraient passer inaperçus, tout en tentant d'y trouver une possible explication médicale (lien avec le problème de surdité de Storr) ou psychanalytique : « [...] les premières églises étaient toutes un peu bancales [...] souvent inachevées vers le bas et incertaines au niveau des fondations. [...]  » ; « les porches de ses églises ou de ses cathédrales, quand ils ne sont pas murés, gommés [...] ont l'étroitesse de hautes verrières gothiques. [...] fentes qui parfois même évoqueraient presque un sexe féminin [...] ».

Enfin L. Danchin, passant l'oeuvre au crible fin, nous passionne en nous donnant la raison de la présence invasive de l'eau et de la végétation luxuriante autour des édifices. Marcel Storr avait, en effet, à résoudre un problème technique essentiel . . .


Revue → sept autres dessins de Marcel Storr  ; La couverture du N°11 est illustrée par une de ses oeuvres (ci-dessus) 



■   MATER DOLOROSA  ■


~ par Joël GAYRAUD ~




Vierge de la petite chapelle
de Saint-Chély (Aveyron) 



MATER DOLOROSA, donc mère de douleur, est le titre choisi pour coiffer l'intrigante histoire de mains mariales coupées que Joël Gayraud nous narre de manière autant érudite qu'éminemment attractive.

Nos questions impatientes et notre désir d'en savoir plus qui affleurent, sont rapidement nourris et parfaitement satisfaits :

~ Lieux de trouvailles ? 
« [...] brocantes et autres vide-greniers [...] des statuettes en porcelaine ou en biscuit représentant la Vierge Marie [...] se présentent parfois au chaland les mains coupées. Il s'agit toujours de cassures propres, franches [...] L'idée d'une mutilation intentionnelle ne peut s'empêcher de s'imposer alors à l'observateur. ».





Vierge aux mains coupées
(détail)


~ Et pourquoi pas le nez ou, plus radicalement, la tête ? 
Joël Gayraud nous répond en nous rappelant en quoi consiste l'iconoclasme, et en nous parlant, aussi, d'un degré supérieur d'acharnement : « la destruction révolutionnaire des statues de saints et autres objets religieux [...] ».


~ Nature de l'intention ? 
« [...] une sorte de rituel païen ». L'auteur mène l'enquête, puis nous fait voyager dans le royaume où la main, même réduite à elle-même, est dotée de pouvoirs surnaturels : « main de gloire, main enchantée, main d'écorché, main coupée [...] ».


~ Sens de l'intention ? 
« [...] Les amputations sont liées à des voeux exaucés ou pas [...] » poursuit Joël Gayraud, illustrant son propos avec d'intéressants exemples inattendus, puis fait émerger la relation entre la restauration du polythéisme et la pensée magique pour nous faire retomber, par là, sur les mains coupées.


Revue → autres modèles de vierges aux mains coupées ; un modèle de vierge où les mains ne dépassent pas la robe donnant l'effet d'une vierge aux mains coupées (Dans son article, Joël Gayraud nous dit tout sur ce subterfuge). 




■  Victor SOREN  ■


~ Une géographie de l'ombre


par Jean-Michel MAUBERT ~




LES DESSINS •



Victor Soren, Au bout de la nuit
48,5 X 62 cm, 2007


Victor Soren, né en 1967, vit à Paris depuis 2006 où la découverte fortuite d'un dessin de Louis Pons (un grand rat traversant la ville, de nuit) ainsi que des oeuvres de Denis Pouppeville l'incite à révéler à Béatrice Soulié, galeriste, qu'il dessine depuis fort longtemps, alors que son itinéraire atypique l'avait incliné vers une création sous l'emprise d'un silence absolu. Cette confidence marque le point de départ de l'exposition de son travail.

Selon Jean-Michel Maubert qui entre admirablement dans l'oeuvre et la situe fort bien :
« Soren invente [...] une géographie de l'obscur, du chagrin. [...] : L'ombre est son miroir le plus intime. En la travaillant dans son épaisseur, sa densité (au fusain, à la pierre noire) il accouche d'une étrange lumière. [...] ;

[...] Soren déploie sous nos yeux une chirurgie du chagrin : [...] des têtes blessées, des visages de douleur aux paupières couturées, une étoile de sang sur le bandage enserrant un crâne [...] ;

[...] Soren nous entraîne au bord du monde, vers des territoires dont nous ne savons pas les noms. [...] Des animaux, des femmes, des enfants, des monstres, des pantins aux têtes douloureuses, jugés sur des béquilles, nous ignorent, se détournent ou croisent nos regards. C'est aussi le séjour des crânes. Os, orbites, mâchoires, écho des vanités - crâne et peluche de L'Amour fou [...] ;

[...] Il y a aussi ces fragments de labyrinthe, ces salles dallées, ornées de tentures grises, ces lucarnes ouvrant sur d'indiscernables paysages de marais ou sur de lointaines îles oubliées. [...] ;

[...] Dans cette autre nuit qu'est l'oeuvre de Soren s'ouvre enfin une fleur malade : notre oeil. ».




LES CARNETS •




Victor Soren, Croquis 



Ils comportent des croquis « dessinés sur le vif, dans un bus, une rame de métro, sur un banc public. [...] dessins à vif, des écorchements. On peut les voir comme des planches d'anatomie urbaine mettant à nu l'homo ordinarius de nos belles cités pour en exhiber le grotesque et le pathétique – avec rage, dans la vitesse, la précision d'un théâtre de guignol de la cruauté. [...] violence de la caricature lorsqu'elle va jusqu'au bout de sa mise à nu, et qu'elle fait du rire une lumière noire, absurde, dérisoire, incompréhensible – irrécupérable, au sens où Georges Bataille l'a pensée. [...] ».



Revue → sept autres dessins ; un autre croquis

A noter son exposition actuelle, décembre 2012, Galerie Béatrice Soulié, Marseille : 8, rue Glandevès 13001 tél. 04 91 90 26 07




■  Jean de RITOU  ■


~ L'homme empaillé de rêves


par Jano PESSET ~




Jean de Ritoù


A la recherche de branches de frêne pour une utilisation distrayante et poétique personnelle, Jano Pesset après avoir buté sur un stupéfiant « amoncellement d'objets hétéroclites » soit une somme indéfinie de « bidules, machins, trucs, zinzins accrochés, entortillés » à la végétation environnante, nous raconte sa rencontre avec l'étonnant auteur de ces édifications incongrues : Jean Bordes (au sobriquet de Jean Ritoù).

Nous informant des malheureux coups du sort subis par cet homme, J. Pesset a vite détecté que l'occupation quasi-vitale de ce dernier consistait « à aller en cachette faire la virée des dépotoirs » pour récupérer toutes sortes de choses « boîtes métalliques, de camembert, plaquettes vides de médicaments, capsules et bouchons de bouteilles, etc. » qu'ensuite il regroupait et ajustait au moyen de ficelles, fil de fer, faisant naître, entre autres, des jouets paraissant lui offrir enfin à l'âge d'adulte, son temps d'enfance.



Jean de Ritoù, jouet


Après le décès de Jean de Ritoù et de son parent propriétaire des lieux envahis par cet art particulier de l'assemblage, Jano Pesset pour préserver « cet éphémère », et le propulser dans la dimension de l'éternité, a transporté une partie des pièces à la Fabuloserie (*).


Revue → quatre autres jouets ; une autre photographie d'un amoncellement extérieur

(*) Fabuloserie , musée d’art brut situé à Dicy, petit village proche de Château-Renard. - Fabuloserie – Bourbonnais, 1 rue des canes - 89120 DICY 




■   KATIA  ■

~ par Claude ROFFAT ~




Katia, bateau (détail)



Au moment de nous présenter Katia, Claude Roffat nous rappelle que « certaines rencontres sont inscrites. On ne peut ni les provoquer, ni s'y soustraire », nous remémorant qu'il en avait été de même avec Ghislaine dont nous avions fait la connaissance dans le numéro précédent de la revue présentant son oeuvre ( → ici ).

Avec beaucoup de tact, Claude Roffat évoque le parcours douloureux de Katia d'où sourd un passé destructeur, déterminant d'un vécu actuel borné d'embûches psychologiques, sociales et relationnelles. Ceci pour nous expliquer le traitement inconsidéré que Katia désespérée appliqua soudainement à ses superbes créations : essentiellement des bateaux « réalisés avec des objets de récupération trouvés sur les trottoirs, beaucoup de bois, [...] cordes, tissu, divers petits objets. », ou enchâssés dans des tableaux en peinture.

En effet, par un hasard des plus troublants, C. Roffat passant incidemment devant le domicile de l'artiste, découvrit à proximité du container à poubelles, la présence d'un lot de ces bateaux, des outils et matériaux pour leur confection et en demeura autant sidéré que consterné et bouleversé.

Claude Roffat qui a mis à l'abri les bateaux tenus à disposition de l'artiste, entretient l'espoir que cette dernière pourra, un jour, faire la démarche de la récupération et restauration de ses remarquables réalisations qu'elle avait aussi endommagées lors de leur abandon au titre de déchets.


Revue → deux autres bateaux ; une peinture 


■ ■



LES NUMÉROS DE L'OEUF SAUVAGE

TOJOURS DISPONIBLES ■


Outre ce présent N° 11 – Automne-Hiver 2012 à 18 euros


N°1 octobre-novembre 1991 : Yolande Fièvre ; Marie Morel ; La constellation Breton ; Le Carré-Galimard ; L'autre Fragonard → 15 euros







N°3 mars-avril 1992 : Picassiette ; Louis Pons ; Gilbert Pastor ; Unica Zürn ; Séraphine Louis (*) → 15 euros

(*) L'oeuf sauvage lui a rendu hommage en 1992, alors qu'à cette date, bien peu connaissaient Séraphine








N°5 automne 1992 : Joseph Crépin ; Fred Deux ; René Moreu ; Bertrand Dormy ; Masques esquimaux ; Yves le Fur → 15 euros








N°9 automne 1994 : Aloïse ; Ferdinand Cheval ; Jano Pesset ; La peinture naïve ; Andrée et Jean Moiziard ; Les Kachinas → 15 euros








N°10 automne 2011 : Jean Rustin ; Patrice Cadiou ; Marilena Pelosi ; Ronan-Jim Sévellec ; Ghislaine : Statues-menhirs datant de la fin de la préhistoire → 18 euros ► SOMMAIRE COMPLET avec photos → ICI





CONTACT : 
Claude Roffat – L'oeuf sauvage –
1 bis, rue de Châteauredon 
13001 MARSEILLE

Tél : 04 91 33 61 88






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