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mardi 25 septembre 2012

Joël GAYRAUD 'PASSAGE PUBLIC', Récits, L'OIE DE CRAVAN ÉDITEUR, septembre 2012




Joël GAYRAUD 'PASSAGE PUBLIC', L'oie de Cravan
Dessin de couverture par Benoît Chaput
56 pages, Format 12,7 X 18,7cm, 12 euros


~ FRANCE : En librairie, rayon NOUVELLES, septembre 2012
Les livres de L'Oie de Cravan sont distribués en France par Les Belles Lettres.

~ COMMANDE ET TOUTE CORRESPONDANCE VERS LE CANADA : → site ici

L'OIE DE CRAVAN 5460, rue Waverly
Montréal, Québec
H2T 2X9 Canada


COURRIEL / e-mail : lentement // oiedecravan.com 

(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
le signe @ doit remplacer les signes / / )

~ ~ 

Villes et villages arborent des rues associées aux couleurs, la Blanche, la Bleue, la Verte, la Rouge, la Noire, ainsi que les a recensées Joël Gayraud. En ouverture de ses récits, l'auteur aspire à rencontrer d'autres voies parrainant des couleurs identifiées, soit à des réalités mélancoliquement tragiques : « J'ai rêvé d'une rue Jaune, dans quelque port en déclin où l'on aura souvent hissé, au temps de la marine à voile, le drapeau de la peste », soit à des lieux aux douceurs subtiles : « (J'ai rêvé) d'une rue Mauve, peuplée de senteurs tendres, à la sortie d'une ville sans banlieue, un chemin plutôt qu'une rue, grimpant doucement parmi les clos ».

Notre curiosité s'aiguise. L'auteur va-t-il les découvrir ? Que porteront-elles sur le tracé et dans les plis de leurs couleurs spécifiques ? S'annonceront-elles en couleurs unicolores aussi tranchées ou s'affirmeront-elles bicolores ?
Sous la houlette de Joël Gayraud, dans des flâneries plaisamment éveillées et fort érudites, papillonnant de voies en lieux tout en goûtant aux merveilles oeuvrant sur notre passage, nous nous prenons aussi au jeu de cette chasse aux couleurs Jaune / Mauve et de leurs croisements, à prendre immanquablement dans nos filets.

De la rue parisienne Edgar-Poe, sur la butte Bergeyre, nous voici en vadrouille avec l'auteur qui sortant, ici, de l'un de ses anciens domiciles, va à maintes reprises, être informé de l'existence de ses sosies sillonnant la ville. Lors d'une de ces promenades, il sera ainsi hélé au tournant : « Alors ça ! Vous étiez drôlement bon hier soir, à la télé ! ».
Vraisemblablement, Jaune / Mauve la voie de son combat intérieur (comparaison ; identification ?) avec ses intrigantes doublures, finalement gênantes, et donc mises à l'écart au profit d'un double parfait germé au sein du Moi ; double, de compagnie d'ailleurs autant irritante que bienveillante, verrons-nous !

Le Pirée où nous débarquons peine à faire figure de ville à part entière et flotte mollement comme un port : « - tout juste un embarcadère, autant dit un non-lieu. ». En ces circonstances, la formule '' y a rien à voir ! '' qui fait passer son chemin, est ici promue caverne d'allées à pas avec sa table de multiplication des enchantements, par Joël Gayraud balayant du regard la somme plate du « rien à voir ».
En effet, tout considéré, tout est à reconsidérer au vu de son regard en tour de passe-passe : « voir [. . .] si l'on considère qu'en la plénitude de son sens ce verbe suppose la plus extrême disponibilité du regard, les occasions d'enchantement ici comme ailleurs ne tarissent jamais. ». Et bientôt, voilà que la rue Argyrokastro, c'est-à-dire la rue du Château d'argent, clignote en Mauve gradué et vite gradé Jaune dans son initiative à nous mener à la foisonnante et frissonnante découverte « [. . .] en une curieuse demeure à claire-voie » d'un inspiré et de son monde hallucinant, et sous la danse de la flamme du briquet de cet hurluberlu : à celle du spectacle de plus en plus irréel d'un tonitruant et glaçant convoi funéraire.

Naples. En un Jaune et Mauve panachés, la Piazza Dante, dans les embouteillages, où l'on avance inexorablement sans pause, dans une désespérante lenteur mais cependant sans impatience ni exaspération. « Un flic » est censé régler la circulation. Vainement. Le flot des véhicules et piétons « s'écoule lentement, telle la masse visqueuse et inexorable des laves du Vésuve, aux dernières heures de l'irruption ». Un constat apportant par l'exemple que l'ignorance des prescriptions de la loi crée une « une nouvelle forme d'ordre [...] » apaisé.

Dans le Mauve manifeste. « Une rue Messidor dans le XIIe arrondissement de Paris » ; « une rue Floréal, dans le XVIIe [. . .] » et aussi la terminant . . .
Et dans la suite de notre périple, en Mauve encore - sans être fort de café ! -, il est bon de savoir qu'il existe « deux cafés Germinal », « deux cafés Floréal » et encore . . .
En nous donnant les directions avec leurs sens pour nous ouvrir largement à ces rues, puis pour nous déposer devant les établissements cités, Joël Gayraud nourrit également nos questions à propos de son besoin impérieux d'aller à cette recherche de ce temps sinon perdu, du moins égaré : « [...] je devais avoir huit ou neuf ans -, je découvris l'existence du calendrier républicain. Je fus immédiatement émerveillé par les noms de mois inventés par Fabre d'Églantine [...] Ils forment [...] une succession de quatre tercets en rimes suivies, soulignées par les jeux des assonances croisées en « o » et la sensuelle modulation des liquides : aire, ôse, al, or. Et il suffit de dire ces rimes un peu vite [...] pour trouver la clef cachée de leur enchaînement et de leur infatigable pouvoir de suggestion : Éros, alors ! ».

Jaune, à priori funeste, la via Vittorio Veneto à Rome. A sa proximité, le cimetière des Capucins avec sa masse d'ossements mis en scène, dont Sade lui-même dira n'avoir jamais « rien vu de si frappant », assène son hommage brut « à l'idée de la mort ».
En regard de ce Jaune d'emblée, l'approche esthétique de Joël Gayraud pose en retournement un crucial Mauve vivant : « [...] l'idée de la mort – qui m'est insupportable comme à tout homme que n'a pas entièrement saisi la mélancolie [...] - m'apparaît ici follement niée et maniée de la façon la plus heureuse qui soit ».

Sans carton Jaune, le Boulevard Rochechouart pour avoir, un temps, laissé place au catch (et non au football) où le vrai et le chiqué à la guimauve se disputaient âprement la vedette dans le Mauve enthousiasme de spectateurs hilares de ne pas être dupes.

La pointe de Dungeness. Jaune, car comment ne pas se faire de la bile pour cette lande où une centrale nucléaire s'emploie à donner toute son énergie pour l'énergie de toute une région. « Cela rappelle un refrain triste : le coeur d'un monde sans coeur, l'esprit d'un monde sans esprit ».

Mauve d'eau, de Luzarches ( Île de France) à Uzerche (Corrèze). Avec notre intrusion manifestement envieuse dans cette « rêverie d'enfant sous le signe de l'eau, entre la pluie torrentielle (à Luzarches et ses près de luzerne) et les ruisselets peu profonds ourlés de cresson bleu (à Uzerche) ».

Mauve au dehors, Jaune en dedans ou vice-versa pour la rue Sigmund Freud où, ravis de ne pas végéter sur nos lauriers, nous notons « que les jardiniers municipaux, inconsciemment sensibles au dualisme des pulsions, ont, contrairement à l'usage, garni chaque trottoir d'une essence végétale différente – sur le côté droit d'épineux robiniers, sur le côté gauche de robustes platanes – réservant sans doute les uns pour Éros, les autre pour Thanatos ».

Mauve voluptueux, au coeur d'une ville encore inconnue lorsque, par grosses moiteurs, l'on se confine, tout comme l'auteur, à l'heure de la sieste, dans une chambre d'hôtel, en dérivant au mitan d'un vaste lit sous les pales d'un ventilateur dispensateur d'une cascade d'horizons saccadés : « chaos d'images [...] obsédantes histoires qui n'en finissent pas de se replier en grandes boucles en formes de huit [...] ».

Jaune-Mauve-Jaune-Mauve, la rue du Moulin-de-la-Pointe (Paris) et la longue suite de l'itinéraire débouchant sur le passage totalement inconnu du Mont-Louis qui veille jalousement sur une colonne à l'inscription en un flot d'aigus accents graves : « Moi, Antonin Artaud, le 2 février 1957, je suis devenu le premier peintre de l'amour ».

Jaune choc sans chic, c'est la plage de Fregene avec sa ribambelle de détritus disparates que l'on voudrait rêver toujours poétiques et pas polémiques. Au vu des déjections de notre univers de consommation, ce n'est pas le message reçu. Et même : « [...] la mer exténuée ramène dans ses fronces des bouteilles sans message ».

Jaune abîmé d'abîme écartelé de Mauve. À Prague, après la crue. Voilà pourquoi, sur les pas de l'auteur : « Demain nous irons au château étoilé en passant par les bois ».

Isabelle Dalbe



~  Articles

sur ces excellents récits   ~


◘  Jacques Josse  ◘ 


Dans les pas de l’insatiable promeneur Joël Gayraud  

«  Mettre ses pas dans ceux de Joël Gayraud et se laisser guider par lui, au fil de ses dérives en ville ou en bordure de mer, c’est s’initier à la nonchalance et à la curiosité en associant l’art du bref à celui de la fugue. Ce promeneur, naturellement calme et attentif, souvent enclin à la douceur, sait se montrer critique dès qu’urbanistes et promoteurs réunis lui en donnent l’occasion. Ses coups de griffes sont alors rapides et efficaces. Il poursuit ensuite sa route et incite le lecteur à l’accompagner en donnant vie et corps à ce qu’il découvre.

[...]

Il lui arrive de revenir fréquemment dans des lieux qui ont apposé leur marque dans sa mémoire, notamment à Paris, ville qu’il arpente depuis son enfance. [...]
C’est dans les rues peu fréquentées, dans les passages ombragés, aux abords des cimetières, dans de courts tunnels piétonniers ou près des dernières poternes, là où son regard affûté s’allume et où son érudition tranquille peut se nourrir qu’on a le plus de chance de rencontrer ce flâneur discret.

[...]

Ses escales le mènent également dans d’autres villes du monde. Il marche à Prague, à Naples, à Venise ou à Londres en faisant en sorte de s’y rendre en bonne disposition pour être surpris par ce qu’il voit, entrevoit ou traverse. S’il interroge et scrute les lieux et leurs particularités, il s’intéresse aussi de près aux us et coutumes de ceux qui y vivent. Il n’hésite pas non plus à plonger dans le passé plus ou moins récent de ces territoires pour mieux les appréhender.

[...]

Passage public regroupe dix-sept déambulations à travers lesquelles l’auteur de La Peau de l’ombre (José Corti, 2004) parvient, grâce à l’avancée légèrement sinueuse et à la respiration très posée de sa phrase, à suggérer autant d’incitations au voyage avec clins d’œil décochés à son double et saluts aux ombres dissimulées dans les angles morts. [...] ».

Jacques JOSSE, poète et critique - extraits → ici article complet (19/09/2012)



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◘  Jean-Claude Leroy  ◘ 


Joël Gayraud, de '' Passage public ''

« À lire Passage public on n’a pas vraiment l’impression que Joël Gayraud ait grand-chose à voir avec la société clinquante, l’économie rentable, le devenir social, et c’est heureux bien sûr ; on l’imagine plutôt de ces têtes nomades, faussement paresseuses, s’appliquant à vivre in petto le temps qui passe, et relevant ça et là les signes apparents d’un ordre invisible qui saille parfois à travers le rire de flâneurs surpris, comblés. Errant de par le monde, dans une ville ou dans une autre, dans un quartier ou dans un autre, il s’amuse d’un rien qui n’est pas un rien, d’un souvenir qui se pointe, d’un hasard ironique. Il s’amuse ou se souvient, réfléchit en observant, et même se fait grave à l’occasion. Une souple érudition le transporte à souhait, sans jamais le diriger, et son errance savourée nous sert de guide.

Régal que ces sorties sur terre, qui sont parfois des « sorties de route », comme quand la chose est avalée à côté de la raison, par le conduit de la fantaisie questionnante, de quoi faire écrire à Gayraud : « si j’étais moi, je me méfierais. » Le plus souvent, toutefois, on se retrouve véritablement témoin dans un coin de zone urbaine, au Pirée, à Uzerche, Naples ou Paris [...] Ou encore au cimetière des Capucins, à Rome [...]
[...]

Poète et traducteur de l’italien (Léopardi, Agamben, etc.), Joël Gayraud avait notamment publié il y a quelques années aux éditions José Corti un remarquable ensemble de notes et réflexions, La peau de l’ombre, révélant la patte d’un lecteur implacable en même temps qu’analyste sensible. Le voici aujourd’hui maître d’un petit ouvrage que le bonheur ne jettera qu’entre les mains de rêveurs des plus avisés. Dix-sept proses brèves, comme autant des cartes postales rédigées d’une main précise et d’un œil embarqué par l’esprit. »

Jean-Claude Leroy, écrivain et critique - extraits → ici article complet (09/01/2013)

°   


◘  BRUNO MONTPIED  ◘


Un nouvel écrivain nous est né


« [...] Après avoir fait paraître aux éditions José Corti son premier livre d'une certaine ampleur, La Peau de l'Ombre [...], quelques plaquettes de poésie en prose, signé plusieurs traductions prestigieuses (Leopardi, Giorgio Agamben, Straparola), et commis plusieurs préfaces ou postfaces à divers textes, voici Joël Garyaud qui nous revient avec un excellent recueil de petites proses ou notations poétiques, Passage Public [...].

[...] Joël s'est affirmé comme un brillant styliste et un écrivain poétique de toute première force.

Une courte nouvelle parue dans la revue québécoise Le Bathyscaphe n°2 ( juin 2008 [...] ; la revue [...] est disponible chez Anima à Paris, rue Ravignan dans le XVIIIe ardt ou en écrivant à le.bathyscaphe // gmail.comA NOTER : afin de rendre ce courriel / e-mail actif, le signe @ doit remplacer les signes / / [...] ), intitulée Le Centaure de Santorin m'avait [...] révélé à quel point il peut se montrer à l'aise dans des textes qui hésitent entre littérature et documentaire poétique sur les misères de notre monde. Les courts textes de Passage public sont de cette eau. Divers et variés, ils évoquent parfois Léon-Paul Fargue (la Couleur des rues), s'intéressent au fantastique social (Un Inspiré à sa demeure), retranscrivent des dérives flâneuses dans Paris (Matériaux pour une cartographie révolutionnaire de Paris, Sans feu ni lieu, ou Après le virage, [...] ), critiquent "la définitive imbécillité de la compétition sportive" (Vive le catch!) ou campent la hantise de l'énergie atomique (Le Nez du monstre), font l'éloge des chiens grecs et leur bienheureuse paresse.

Mes préférés sont dans l'ordre du sommaire Parade napolitaine, où Joël montre clairement et parfaitement comment l'anarchie, comme le disait Elisée Reclus qu'il cite en exergue, est bien "la plus haute expression de l'ordre", Averse et Cresson, délicieuse rêverie sur un souvenir de passage à Uzerche ("la luzerne à Luzarches, l'usure de l'été à Uzerche..."), et ces deux textes qui tissent avec un égal bonheur, et grande virtuosité, rêve et état de veille, réussissant à montrer à quel point les deux peuvent se mêler, sans que cela débouche, comme cherche à le démontrer Caillois dans L'incertitude qui vient des rêves, sur une crainte et une méfiance à l'égard de l'activité onirique, j'ai nommé Chaleur sur la ville et L'erre.

[...] on l'aura compris, avec Passage public, le lecteur raffiné aura en main une lecture délectable. » 

Bruno Montpied (*) - extraits - → ici article complet (22/01/2013)


(*) Bruno Montpied est le fondateur des ex-revues : La Chambre Rouge ; L'Art Immédiat ; il contribue aux revues : Création franche, Artension, Recoins, L'Or aux 13 îles ; est animateur du blog 'Le Poignard Subtil ' (passerelles entre l'art populaire, l'art brut, l'art naïf, le surréalisme spontané et l'art immédiat : une poétique de l'immédiat) ; peintre et dessinateur (univers onirique énigmatique) ; auteur du livre « Éloge des jardins anarchiques », l'insomniaque éditeur.




■ ■

~ Joël GAYRAUD
Poète ; Essayiste ;
Traducteur ; Critique d'art ~



Joël Gayraud est présenté comme membre du groupe surréaliste depuis 1996, et comme poète, essayiste et créateur d'objets, dans l'ouvrage de référence : Kaléidoscope surréaliste, une vision du surréalisme international*, de Miguel Perez Corrales (professeur de philologie espagnole à l'université La Laguna de Ténériffe ; critique et essayiste).


* Caleidoscopio surrealista, una visión del surrealismo internacional (1919-2011), La Página ediciones


BIBLIOGRAPHIE ◘


• Prose au lit, La petite chambre rouge, 1985

• Si je t'attrape, tu meurs, Syros, 1995

• La Peau de l'ombre, José Corti, 2004 → compte-rendu ici  et ici



     ►« La Peau de l'ombre » est citée dans l'ouvrage, Kaléidoscope surréaliste, de Miguel Perez Corrales.
                   ► Des extraits «  La Peau de l'ombre » ont paru en traduction dans le numéro 15-16 de Salamandra, la revue du groupe surréaliste madrilène.
                                ► Des extraits «  La Peau de l'ombre » ont aussi paru dans les n° 18, mai-juin 2004, n° 19-20, juillet octobre 2004, n° 21, novembre décembre 2004 de la revue romaine Il caffè illustrato.

                          ■ Joël Gayraud sur le site de José Corti → ici

• Ordonnance, Le Cadran ligné, 2010 → ici

Clairière du rêve, Collection de l'Umbo, 2010 → ici


• Passage public, L'Oie de Cravan Éditeur, 2012 → ici


◘ Il collabore régulièrement à des revues : Le Bathyscaphe ; Les Cahiers de L'Umbo ; L'Impromptu ; L'or aux treize îles ; Nomades ; Recoins ; Empreintes ; Mirabilia ; L'œuf sauvage.

• Un de ses poèmes 'ÉCLUSE', paru dans la revue L'Impromptu : → ici

• Une de ses nouvelles 'L'ERRE', parue dans la revue Le Bathyscaphe : → ici





TRADUCTEUR ◘

- Principales Traductions -

~ Giacomo LEOPARDI (1798 – 1837)
moraliste, poète et philosophe italien ~


Joël Gayraud, grâce à ses traductions de nombreux ouvrages importants de G. Leopardi, a grandement contribué à rendre accessible, en France, à un large public, l'oeuvre de cet immense auteur, demeurée très longtemps confidentielle et connue, surtout, d'une élite intellectuelle.

► Aux Editions José CORTI, Paris :
Mémoires de ma vie, 1999

► Aux Editions ALLIA, Paris :
• Les Petites œuvres morales, 1992
• Le Massacre des illusions, 1993
• Pensées, 1994
• Journal du premier amour,1994
• La Théorie du plaisir, 1994
• Lettre inédite de Giacomo Leopardi à Charlotte Bonaparte, 1996
• Théorie des arts et des lettres,1996

► Mille et une nuits, Paris
Éloge des oiseaux,1995

■ Traduction inédite du poème 'L'infini' ici




~ Cesare PAVESE (1908-1950)
l'un des écrivains italiens
les plus marquants de l'après-guerre ~

• Son poème le plus célèbre 'La mort viendra et elle aura tes yeux' avec traduction inédite de Joël Gayraud → ici

La trilogie des machines, est un inédit retrouvé en 1992, qui a été traduit par Joël Gayraud aux éditions Mille et une nuits → ici





~ Giorgio AGAMBEN (1942)
philosophe italien ~

• L'Ouvert : de l'homme et de l'animal, Paris, Payot & Rivages, 2002
• Homo Sacer. II, 1, État d'exception, traduit par Joël Gayraud, Paris, Seuil, 2003
• avec Valeria Piazza, L'Ombre de l'amour : le concept d'amour chez Heidegger, traduit par Joël Gayraud et Charles Alunni, Payot & Rivages, Paris, 2003
• La Puissance de la pensée : essais et conférences, traduit par Joël Gayraud et Martin Rueff, Paris, Payot & Rivages, 2006
• Signatura rerum : sur la méthode,Vrin, Paris, 2008
• Homo Sacer. II, 2, Le Règne et la gloire, traduit par Joël Gayraud et Martin Rueff, Le Seuil, Paris, 2008
• Le Sacrement du langage : archéologie du serment, traduit par Joël Gayraud, Paris, Vrin, coll. « Bibliothèque des textes philosophiques – Poche », 2009
• Homo Sacer. IV, De la très haute pauvreté : règles et forme de vie, traduit par Joël Gayraud, Payot & Rivages, Paris, 2011
• Qu'est-ce que le commandement ?, traduit par Joël Gayraud, Payot & Rivages, Paris, 2013





~ OVIDE ~
(43 av. J.-C. - 17 ou 18 ap. J.-C.)
poète latin


• L'art d'aimer, Mille et une Nuits, Paris, 1998




~ SAPPHO de Mytilène
(VIIe - VIe siècle av. J.-C)
poète grecque ~


Joël Gayraud nous offre une traduction, sans doute, du plus beau poème lyrique de toute l'Antiquité.

• ODE (I, 2), Le Cadran ligné, 2012 → ici





CRITIQUE D'ART ◘

- Quelques articles sur ce blog -


◘ Son approche de l'œuvre de P. Cadiou 'L'art magique de Patrice Cadiou' parue dans la revue L'œuf sauvage, N°10.
A l'appui de surprenantes sculptures : « [. . .] totems sans tribus, fétiches sans officiants ni adorateurs [. . .] », Joël Gayraud nous parle avec brio de ces belles et saisissantes oeuvres de cet artiste, nous captivant par là sans réserve. Article et photos → ici


Son approche des oeuvres des ''bâtisseurs de l'imaginaire'', ''inspirés du bord des routes'', ''révoltés du merveilleux'', ''habitants de l'éphémère'', ''bricoleurs de paradis'', ces enchanteurs présents dans le livre de Bruno Montpied 'L'Éloge des jardins anarchiques', accompagné du CD de Rémy Ricordeau 'bricoleurs de paradis'( éditions L'insomniaque).

L'article de J. Gayraud ' Tous les jeux sont permis dans le labyrinthe ' a paru dans la revue Le Bathyscaphe, N°7. Article et photos → ici



◘ Son approche de l'intrigant fait des mains coupées (cassures propres et franches évocatrices d'une mutilation intentionnelle) de statuettes en porcelaine ou en biscuit représentant la Vierge Marie.
MATER DOLOROSA, donc mère de douleur, est le titre choisi pour coiffer cette curieuse histoire de mains mariales coupées que Joël Gayraud nous narre de manière autant érudite qu'éminemment attractive.

L'article de J. Gayraud a paru dans la revue L'œuf sauvage, N°11. Article et photos → ici




Son hommage à Jean BENOÎT ( 27 août 1922 – 20 août 2010 ) l'un des derniers grands artistes surréalistes ici






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