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BLOG ART et POESIE : OÙ VA ÉCRIRE ? — POETE — © APPAIRAGES ART

lundi 7 novembre 2011

REVUE LE BATHYSCAPHE N°7, AUTOMNE 2011 – EDITIONS SEULS MAITRES A BORD / L'OIE DE CRAVAN




Dan Hillier - Collage Couverture




◘ ABONNEMENT :
→ A l'unité : 7 euros (ou 7 piastres, ou 7 dollars américains)
→ 4 numéros : 25 euros (ou 25 piastres ou 25 dollars américains)
→ soutien : 50 euros (ou 50 dollars américains)

CONTACT :
LE BATHYSCAPHE
5545 Saint-Dominique
Montréal, Québec
H2T 1V5, CANADA



COURRIEL / e-mail : le.bathyscaphe // gmail.com

(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
le signe @ doit remplacer les signes / / )



Adresses des points de distribution : À Montréal ; Rimouski ; Québec ; Bruxelles ; Liège ; Lausanne ; Northampton (Massachusetts) → 
LIENS SITES INTERNET ci-dessous :
SITE FRANCAIS  → ici 
• SITE ANGLAIS    → ici 


◘ Distribution en FRANCE :
~ À Paris :
• Librairie Vendredi 67, rue des Martyrs, Paris 9
• Librairie Anima 3, rue Ravignant Paris 18
~ À Marseille :
• Le lièvre de Mars 21, rue des 3 mages 13001 Marseille
~ À Bordeaux :
• La Machine à lire Place du Parlement 33000 Bordeaux
~ À Lyon :
• Librairie Point d'encrage 73, rue Marietton 69009 Lyon

◘ Achat en ligne sur le site Le Pressier → ici


■ ■


Au sommaire du numéro 7 de cette élégante revue culturelle, paru à l'automne 2011 : toujours de passionnants articles de grande qualité (poésie, écriture, musique, art, chroniques sur divers sujets, jeu, typographie). Les uns en français, les autres en anglais :


→ → → FRANCAIS :



Antoine PEUCHMAURD

S'ennuyer ailleurs ◄

Promener son ennui au cours d'une balade en vélo au lac Saint-Jean et « regarder l'ennui des autres passer lentement ». L'auteur a eu la bonne idée de narrer cette expérience.

Ont été saisies des scènes où passent des personnages bruissant dans des échanges de propos lapidaires, économes en ouverture réflexive et caractéristiques de l'installation de séquences de l'ennui. A la lecture des récits, notre bâillement pourrait ne pas être loin. Mais à notre grande surprise, ces bribes de mots ressortent riches d'un charme familier, et délassantes.

Ce peu de mots, telle une brève à 'compte de voir', coule bien et nous lui prêtons l'oreille. Quand par exemple est ramené, en vedette, le vocable d'un objet ou d'un sujet aperçu, sans précision aucune de ses caractéristiques ou potentiels. Nous enchante pourtant, là, un mot évocateur réduit à lui-même, et courant sur une portée de notes succinctes.

«  [. . .] A Desbiens, une halte bienvenue s'offre à moi, en forme de point de vue surplombant le lac. [. . .] A ma droite un capitaine à la retraite garde les yeux rivés à ses jumelles, et bombe le torse pour annoncer chaque nouvelle importante à sa femme.
-Tiens, un bateau.
- Ah oui.
Plus tard.
- Là-bas, près de la plage, un canard.
- Ah bon, un canard ?
- Oui, un canard.

[. . .] » A. PEUCHMAURD – Extrait

REVUE : Poursuite de la balade



Anne-Marie BEECKMAN

Poésie Pierre PEUCHMAURD


EPACE-TEMPS

A-M Beeckman tente de déjouer l'arrêt de mort, l'arrêt de vie du poète Pierre Peuchmaurd par le truchement du jeu de cartes 'A tous hasards' d'Odilon-Jean Périer, poète belge (1901-1928).

Jeu de cartes littéraires conçu, en 1925, par cet auteur ayant remplacé les figures habituelles par des formules verbales. Mélées, prélevées et retournées, les cartes donnent alors des combinaisons dues au hasard et susceptibles d'être interprétées.

Anne-Marie Beeckman précise qu'elle avait trouvé à la librairie L'Or du temps (la « vraie ») rue Cardinal-Lemoine, ce jeu d'O-J Périer réédité par Les Silènes en 1995.

*

«  L'énoncé des repères biographiques est brutal : 12 avril 2009. Il meurt à Brive. Comment déjouer cet arrêt ? Comme le fait une pieuvre poursuivie ; [. . .] Ou bien une preuve inverse, poursuivie par les cartes, à tous hasards. [. . .]
Je tire les cartes [. . .], les retourne inlassablement trois par trois, jour après jour.

Un jour :

HORS D'ATTEINTE
AU MILIEU DU MONDE
LA POESIE


Je sais.


[. . .]

Lundi :

C'EST ICI
ENCORE ENCORE
LA POESIE



Ah !

[. . .]  » A-M Beeckman – extrait



REVUE : Découvrir les autres combinaisons étonnantes des cartes ainsi tirées sur une certaine durée de temps, et les interprétations de plus en plus développées, précises de l'auteure, jusqu'au dénouement final rejoignant toujours et encore le poète Pierre Peuchmaurd, et illustré par une heureuse carte éminemment efficace, bien qu'insolite dans ce jeu aux formules purement verbales. Le charme de la démarche divinatoire n'en opère que davantage.


*

LIVRES SUR LA TABLE DE NUIT

de
Pierre PEUCHMAURD

AVRIL 2009 •



« Je laisse, je laisse cela comme on laisse quelques pièces sur un comptoir. »
P. PEUCHMAURD à A-M Beeckman

Pierre Peuchmaurd parle, là, des piles de livres se trouvant, début avril 2009, sur une énorme malle en osier, faisant office de (sa) table de nuit.

Anne-Marie Beeckman nous dévoile, aujourd'hui, les ouvrages (soit une soixantaine), les lectures donc qui ont accompagné, dans les derniers moments ultimes, cet immense poète.



Livres de chevet de Pierre Peuchmaurd
Avril 2009
- Début de l'inventaire -
(Clic = taille supérieure de l'image)


REVUE : Inventaire complet des livres 






Benoît CHAPUT

CHRONIQUES ◄



IL Y CONNAIT RIEN

Chronique régulière •


Défense d'André Dhôtel :

Benoît Chaput détecte dans toute l'oeuvre d'André Dhôtel un merveilleux qu'il qualifie de « buissonnier » précisant que c'est « celui qui surgit des situations les plus banales, les plus répétitives, car le regard a su le déceler, par une patience, par une certaine absence d'a priori. [. . .] ».

B. Chaput nous invite à comprendre ce qu'il exprime ainsi, en nous rapportant ce qui se passait en cheminant aux côtés du poète Pierre Peuchmaurd lequel, en constante alerte sensible et aiguisée, avait le don de savoir faire surgir une apparition de l'ordre de ce merveilleux, dans l'ordinaire d'une simple promenade.

REVUE : Circonstances de la défense d'André Dhôtel par B. Chaput et rappel de l'importance des romans de cet auteur pour P. Peuchmaurd.



LES CASSETTES DANS MON CHAR (3)

Chronique musicale


Benoît Chaput écoutant une cassette sur laquelle il a enregistré, fin des années 1980, des morceaux de musique d'un album des Throwing Muses, ceux d'une chanson de Jacques Higelin, ceux d'autres chanteurs et musiciens, en les mélangeant et y mêlant le son de la radio, s'interroge et pose la question des conditions d'écoute, et de la nécessité d'une complicité pour pouvoir entrer dans une musique et être possédé.

REVUE : Texte avec références des titres de musiques. Illustrations.



DE KIRK A ENTERPRISE •

Benoît Chaput nous fait partager sa découverte des « imprimantes 3D ».
Une invention manifestement révolutionnaire, de nature « à bouleverser toutes les données du commerce et du transport de marchandises », mais dont on peut se demander s'il faut s'en réjouir complètement.

REVUE : Principes de fonctionnement du matériel ; Domaines d'utilisation




Marc PANTANELLA
alias Monsieur Moulino


Typographie inusuelle
en feuilleton au Bathyscaphe





Consonnes pour dyslexiques



REVUE : Suite

► ► Son ouvrage paru en septembre 2011 : ' Typographie inusuelle de Marc Pantanella alias Monsieur Moulino  ' coédition Finitude / L'Oie de Cravan



Hélène FREDERICK

Sans faire de bruit ◄

Le mystérieux docteur Tran et sa drôle de médecine mettent en tensions et font se profiler aussi bien des scénarios inquiétants qu'une possible issue salvatrice. Tout au long du récit cette oscillation entre les deux hypothèses est de mise.

« [. . .] Je dépose mes vêtements en tas sur la chaise de formica puis m'installe sur le lit à ressorts tellement mou qu'il épouse forcément la forme du corps. [. . .] Pour contenir ma petite nervosité, j'essaie de fixer mon attention sur les fleurs orange du papier peint, et le bambou qui se balance au vent de l'autre côté de la fenêtre. [ . . .] » H. Frédérick – extrait




Maxime CATELLIER

La dernière scène ◄




Jean BENOÎT - 1963


Maxime Catellier nous confie sa conversation avec Jean Benoît (1922 - 2010), lors d'un dîner en sa compagnie, en juin 2007. Celle-ci porte sur la rencontre de ce grand artiste surréaliste avec André Breton laquelle, datant de l'automne 1958, a été amorcée par des exploits extravagants osés par Jean Benoît pour se faire remarquer, lors de vacances, passées près d'Aix, avec Aube Breton et son mari Yves Elléouët. Impressionnés, fille et gendre ont rapporté à leur père / beau-père non seulement ces faits audacieux, mais lui ont aussi parlé de l'extraordinaire costume confectionné par J. Benoît, pendant une année entière sans sortir, pour son oeuvre maîtresse 'L'Exécution du testament du Marquis de Sade '. [. . . ] M. Catellier nous rapporte ce qui, à cet égard, est resté gravé dans le souvenir de J. Benoît «  Ils ont dit au père Breton qu'il fallait absolument qu'il voie ce que je faisais. Alors moi, au lieu d'aller chez Breton, c'est lui qui m'a rendu visite. ».

L'auteur nous précise aussi : «  A la fin de l'année 1959, alors que l'implication de Mimi (Mimi Parent, épouse de J.B, ndr) et Jean à l'Exposition inteRnatiOnale du Surréalisme (EROS) prenait de plus en plus d'ampleur, André Breton leur envoya ces mots de Saint-Cirq-Lapopie : ''  Tous vos oiseaux chantent dans notre pensée dès qu'elle va vers vous. ''  [. . .]. »

Et M. Catellier poursuit « [. . .] ' L'Exécution du testament du Marquis de Sade [. . .] c'est par cette cérémonie que sera inaugurée l'EROS à la galerie Daniel Cordier. Elle a eu lieu dans l'appartement de Joyce Mansour, le 2 décembre 1959, devant un nombre limité d'invités. Jean est apparu dans un costume qui dévoilait ni plus ni moins qu'un théâtre à l'intérieur de lui-même [. . .], comme l'a remarqué avec justesse Rodavan Ivsic. [. . .] ».

Maxime Catellier partage, ici avec nous, quelques-uns de ses moments de grande complicité avec Jean Benoît alors que l'artiste lui offre un ingénieux et ancien objet utilitaire ayant appartenu à sa femme Mimi (1924-2005) : « sa fée païenne aux yeux chardon dans lesquels André Breton voyait briller les jardins d'Armide à minuit », et nous apprenons, par la même occasion, que l'artiste et le poète A. Breton avaient un plaisir extrême à « écumer les brocanteurs dans le Lot » !

L'auteur, privilégié en cela, a pu approcher et admirer dans l'appartement de Jean Benoît, une oeuvre de ce dernier : 'Quatre trèfles à quatre feuilles, ou Hommage à Seurat – 1948', acquise l'année suivante (2008) par le Musée des Beaux-Arts du Canada. Mais il exprime toutefois sa préférence pour 'Ma pierre tombale « A Marine »' qu'il considère comme « une de ses oeuvres plastiques capitales, [. . .] un bas-relief datant de 1994 et derrière lequel Jean avait inscrit ce court poème :

La mort est ma muse
Je m'amuse avec la mort.

[. . . ] »

M. Catellier – Extraits


REVUE : Détails des exploits ahurissants de Jean Benoît ; Déroulement de la cérémonie L'Exécution du testament du Marquis de Sade et présentation (photo) du fabuleux costume extérieur revêtu par l'artiste ; Objet ayant appartenu à Mimi Parent ;  Considérations de Jean Benoît sur l'art




Laurent ALBARRACIN

APHORISMES ◄


« Encore faut-il avoir une charrue avant d'y mettre les boeufs. »

*

«  Aussi bien, cherchez le naturel il s'en va au galop.»

L. Albarracin – Extrait




Daniel CANTY

Les Dauphins de Cascadia ◄

Septième épisode d'un feuilleton, et rencontre des émissaires aquatiques de ce pays potentiel aqualittéraire, où l'auteur s'aventure en train à Cascada.

« [. . .] Le crépuscule s'épaissit. Bientôt il fera si noir autour du train que les passagers pourront s'endormir sans même tirer les rideaux. Combien lointaine est la côte ? Où sont les étoiles ? [. . .] Je trouve à m'installer . . ., pour lire le roman de Ted Mooney, Easy Travel to Other Planets, publié en 1981. Par le plexi épais des vitres, on ne voit rien d'autre que son propre reflet. [. . .] Le regard tourné vers les étoiles, nous en oublions parfois que nous sommes entourés d'intelligences étrangères, avec lesquelles nous n'arrivons pas plus à communiquer qu'avec nos semblables. [. . .] » D. Canty – Extrait



Jean-Yves BÉRIOU

LES AVENTURES DU SUJET (3) ◄

J.Y Bériou a entrepris de suivre les traces de l'oie de Cravant : cette énigme, cette éclipse, en se soumettant « à ce qui ressemble à un tremblement permanent, celui du va-et-vient décalé entre mots et choses grâce auquel mythes et textes s'unissent en se séparant, obstinément et à jamais. »

Après nous avoir dit ce qu'a écrit Jean-Paul Persigoux de cette oie sauvage, à savoir : « Oiseau consacré aux divinités guerrières chez les peuples gaulois. Son vol indique le ''passage'' vers l'Autre Monde, d'où il vient.», J.Y Bériou tente de cerner cet Autre Lieu en se référant à la conception celtique où il est nommé : 'le sidh'.

«  C'est un monde parallèle au nôtre, qui le frôle et l'innerve, et dans lequel certains humains peuvent pénétrer de leur vivant, [. . .] non pas grâce à un exploit guerrier ou à une connaissance supérieure, mais par amour ou par désir. '' Le plus souvent, un mortel invité y a été appelé par une femme superbe de l'Autre Monde, inexplicablement amoureuse de lui ; elle peut prendre la forme d'une biche ou d'un faon ''. J'ajoute qu'il s'agit souvent d'un cygne couvert de colliers d'or ou d'argent, c'est-à-dire d'un substitut de l'oie . . . Où que mes pas me portent, lors de cette divagation en quête d'éclaircissements sur la nature de l'inspiration, et, de ce fait, du sujet humain, un animal est là à m'attendre et à m'indiquer la route tremblante de la poésie, celle qui mène aux Iles Fortunées. Oie de Cravant ou Biche lumineuse, ce sont là deux incarnations du même mouvement salubre du coeur humain. Cet Autre Monde de la poésie ne relève d'aucune transcendance – il est là, à notre portée, [. . .] invisible pour ceux qui ne savent pas voir, mais d'une immanence qui ouvre le monde comme un vol d'oies sauvages, dans la présence et l'absence à la fois, dans l'éclipse et l'ellipse : l'Autre Monde est bien de ce monde, et l'amour le battement d'aile qui fait trembler mer et ciel . [. . .]» J.Y BÉRIOU – Extrait

REVUE : Voyage dans l'Autre Monde sous ses déclinaisons perceptibles à travers quelques textes ; Vol de l'Oie de Cravant dans 'le tremblé légendaire' ; Un beau poème du VIII ou IXe siècle illustrant une invitation à entrer dans le sidh



Bérengère COURNUT

Entre rêve et réalité, l'Ouest américain ◄

L'auteure, partie de la ville d'Albuquerque au Nouveau-Mexique avec pour terminus : l'Etat de Washington, se pose cette question majeure, à l'arrivée : «  étais-je éveillée ou dormante ? ».

Un long périple tout en zigzags entre images de rêve et réalités édifiantes : colonies de « roadrunners (oiseaux aux longues pattes courant plus que ne volant) » supérieures en nombre aux groupes d'humains ; «  types jouant avec des masques de tigre sur la tête » ; vision attractive d'une «  magnifique paire de bottes de cow-boy cousues de croix en cuir rose » ; fait divers sordide : triple assassinat dans un cadre familial ; cartels de la drogue ; spectre de la guerre ; communautés de natifs (les indiens) avec le mystère intact de leurs pratiques spirituelles et de leur art vivant ( car dévoilé pour partie et seulement aux profanes ) ; figure emblématique de John Muir : naturaliste ayant participé à la création des parcs nationaux et à la défense des territoires menacés ; merveilles du parc de Yellowstone et pourtant une terrible frustration, celle-ci induite par l'absence de traces séculaires des populations d'indiens ayant habité ces régions visitées.

REVUE : Sentiments, prises de position de l'auteure, lors de sa confrontation avec les lieux, événements, résidents ou absents



Barthélémy SCHWARTZ

Surréalisme et art d'économie mixte
 après la guerre ◄


Dans un long développement, l'auteur parle du surréalisme et de l'art après la guerre c'est-à-dire de l'art contemporain qu'il appelle « art d'économie mixte  ».

REVUE : développement documenté et étayé d'exemples concrets



Joël GAYRAUD

Tous les jeux sont permis
dans le labyrinthe ◄


Joël Gayraud nous donne à lire une passionnante critique enthousiaste du remarquable livre 'Eloge des jardins anarchiques' de Bruno Montpied, accompagné du beau film de Rémy Ricordeau 'Bricoleurs de paradis'

« On les appelle ''bâtisseurs de l'imaginaire'', inspirés du bord des routes'', ''révoltés du merveilleux'', ''habitants de l'éphémère'', ''bricoleurs de paradis'' [. . .] curieuse occupation qui n'est ni un métier ni un loisir ni même un art -du moins dans l'esprit de ceux qui s'y livrent sans réserve – et qui consiste à enchanter, en usant des matériaux les plus frustes et des moyens les plus modestes, un banal coin de terre niché au sortir d'un village, blotti à l'orée d'une forêt, jeté au bord d'une route secondaire, voire enclavé dans la friche désolante d'une banlieue. [. . .] activité par excellence des sans-nom, des anonymes, de ceux qu'une inqualifiable condition sociale a condamné durant la plus grande partie de leur existence à n'être rien ; et qui, un beau matin, le plus souvent lorsqu'ils sont délivrés de la contrainte du travail salarié, décident, sans crier gare de transformer leur médiocre univers à l'image et à la démesure de leurs rêves.

Ce sont quelques-uns de ces enchanteurs que nous présente l'Éloge des jardins anarchiques. [. . .] »

J. GAYRAUD – Extrait

REVUE : Commentaire intégral avec de longs développements instructifs sur les oeuvres et les artistes,  et photo d'une création de Charles BILLY

► ► L I E N pour accès à la suite de l'extrait du commentaire de Joël Gayraud (→ article avec  nombreuses photos   ) → ici 



Gabriel LANDRY

L'Enfant chéri des Québécois ►


Les impressions de G. Landry alors que le chanteur populaire Eric Lapointe était en spectacle à Montréal, le jour de la Saint-Jean.




Thierry HORGUELIN

JEU 
'De Jules Verne à Jules Verne'


Un passionnant et instructif jeu de parcours littéraire, d'un auteur à un autre auteur, imaginé par Thierry Horguelin (nouvelliste publiant aux Editions L'Oie de Cravan ).



 T. Horguelin, Grille du jeu – Conception  



REVUE : Règles du jeu ; Solution



→ → → ANGLAIS :


Byron COLEY & Thurston MOORE : Special report on The Jack Kerouac School of Disembodied Poetics . NAROPA, l'Université boudhiste de Allen Ginsberg

REVUE : Article accompagné de plusieurs dessins de Julie DOUCET



Julie Doucet, dessin



Patrice DESBIENS : Beefheart . Le chanteur et musicien Captain Beefheart 1941-2010, vu par le poète P. Desbiens, en 1970


A.J KINIK : Saute ma ville 6 : Cine-Cities. Filmer Montréal au cinéma


Gabriel LEVINE : Scenes and Songs with Michael Hurley. Michael Hurley : une légende vivante du folk.
REVUE : dessins du chanteur et musicien

NB : L'Oie de Cravan a publié les paroles de ses chansons : The words to the songs of Michael Hurley LIEN ici


Sarah GILBERT : Desire Lines. Le joueur de tuba des rails du Mile-End.


Setrak MANOUKIAN : There's no success like failure. Il n'y a pas plus grande réussite que l'échec.


Valerie WEBBER : Ojectif me ! . Le sexe sur internet.




→ → CONTRIBUTIONS AUX IMAGES :

Dan HILLIER : collage - 1ère de couverture
Julie DOUCET : dessins
Geneviève CASTRÉE : illustrations
Maïcke CASTEGNIER : dessins
José Guadalupe Posada : dessins
Barthélémy SCWHARTZ : Bande dessinée





B. SCWHARTZ  
B.D : ' Pendant ce temps-là, 
à bord du BATHYSCAPHE . . . '


REVUE : S U I T E de cette B.D 







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