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lundi 18 juillet 2011

L'IMPROMPTU N°3 – BULLETIN de L'UMBO : LA POESIE de Laurent ALBARRACIN, 2011

 .

Une illustration - L'Impromptu N° 3 -


L'impromptu - numéro trois, 2011 – Bulletin de L'umbo
• l'exemplaire : 4 euros
• soutien : 15 euros
(Port inclus)

COMMANDE ET TOUTE CORRESPONDANCE :
Jean-Pierre PARAGGIO 
23 rue des Princes 
31500 Toulouse 



SITE de Jean-Pierre PARAGGIO  → ici



°

Laurent Albarracin, qui publie régulièrement depuis 1998, «  est l'un des poètes les plus originaux apparus ces dernières années au sein de la nouvelle génération (. . . ) » - extrait Presse
« Laurent Albarracin, l'eau fraîche, l'évidence ( . . . )  » P. Peuchmaurd – extrait d'un entretien avec Marc Blanchet, Le Matricule des Anges, 2004.
« Laurent Albarracin s'attache à une forme d'épuisement du réel par la tautologie (. . . ) » Philippe Blondeau, préface Anthologie de poésie 'Le jardin ouvrier' – Flammarion
«  (. . . ) deux figures principales dans son manège, en apparence incompatibles : la métaphore (qui déporte telle chose vers autre chose) et la tautologie bouclant la chose sur elle-même à simple, double ou même triple tour ( . . . )  » Pierre Campion, 2004

Ce bulletin de l'Impromptu, entièrement consacré à ce poète important, nous offre des notes de lecture, sur ses deux derniers ouvrages - Explication de la lumière et le Déluge ambigu -, pour un éclairage autant précis que passionnant sur une poésie riche d'images aussi inattendues que surprenantes et d'une grande beauté.
I. Dalbe





AUX ÉDITIONS DERNIER TELEGRAMME . . .





Laurent ALBARRACIN ' Explication de la lumière ' - Dernier Télégramme – 10 euros -

Dernier Télégramme 
27 rue Aigueperse 
87000 Limoges





 
► Lecture de Christian DUCOS ◄


   «  ( . . . ) Laurent Albarracin dans son Explication de la lumière se place, nous place, d'emblée, au coeur du piège. Comment expliquer l'inexplicable ? La réponse de l'auteur est simple : en s'excluant de tout a priori (philosophique ou autre), en s'excluant de toute référence littéraire (pas de notule, pas d'exergue), en prenant simplement le parti des choses, le parti de la lumière en tant que chose. L'auteur s'efface. C'est à la lumière qu'il reviendra de faire la lumière sur elle-même.

   Il nous est demandé de nous laisser guider par la lumière. Chose qui parle toujours d'autre chose car la lumière n'est pas une chose comme les autres. Elle est ce qui permet aux choses de devenir choses. Elle les fait entrer dans la perception. Les mène à apparaître ce qu'elles sont. Mais l'auteur va plus loin que ce babil de la lumière. C'est dans le phénomène d'émanation silencieuse de la lumière qu'il va d'emblée chercher la « vérité » de son poème. Car il y a, me semble-t-il, chez Laurent Albarracin la volonté de dire le vrai. Et quelle autre figure mieux adaptée à cette « folie » que la tautologie ? La lumière sera ici la lumière de la lumière. Jusqu'à l'infini et retour. Elle émane d'émaner. Elle baigne de baigner. Et cette rhétorique sera la langue même du poème.

   Dès la première ligne, le poème est dans son élément. La lumière vit de - et dans – sa propre lumière. On la voit qui « . . . flotte . . . et se lève d'elle, elle émerge rayonnante, elle émane toute seule, lumineuse. ». C'est une épiphanie. Aphrodite, surgissant nue de l'écume de la mer.

   Aphrodite ou Pandore . . . La voilà qui surgit « de sa boîte . . . de son box » « déballe tout le flot de la lumière ». Et, «  comme une source se lance dans sa course », elle va révéler / détruire, souffler / aspirer ce monde qui naît / se meurt sur son passage. Violence de l'air, violence de l'eau. C'est un « diable d'innocence que la lumière ». Elle détruit à peine qu'elle engendre.

   Liquide autant qu'aérienne, la lumière est torrent, vague jetée à l'assaut de la page « Couler est son seul vase ». C'est une marée avec son flux et son reflux. Chaque strophe est une houle. Le poème est ainsi conçu qu'il ne laisse pas le temps de respirer. Le lecteur est littéralement ballotté par les flots. Il nage dans cette eau / lumière et ne reconnaît plus les choses qu'il rencontre et auxquelles il se cogne.

   Car la lumière « tinte », elle est « une lame » et cette matérialité de la lumière, ce heurt devenu possible est aussi ce qui heurte la lecture, en fait un parcours, une marche, une terre : « la lumière est la montagne dans la montagne », « une brioche de roche ». Une odyssée ?

   Non. Ce serait trop sérieux. Et cette mythologie trop lourde. Voyez comme la lumière joue. Comme le poème s'en amuse. L'auteur rit. Il a des humeurs d'enfance. Toujours à sauter du coq à l'âne. Du voyant au feu, du flambeau à la patate, d'un porc de perles à des cotillons de lumière. C'est une écriture toute de surface que celle de Laurent Albarracin, une écriture à la recherche d'une vitesse (celle de la lumière ?). Le texte ne creuse pas, il court. C'est un rhizome. Il furète dans tous les sens, déniche le pétard de l'évidence. L'allume, le fait exploser. Repart en chasse. Mais une chasse étrange. On croirait un chien courant après sa queue, sans cesse à la poursuite de lui-même. C'est une ivresse. Un halètement. La phrase croule sous les images ( . . . ) »

Christian Ducos, Note de lecture - E X T R A I T

SON SITE → ici  


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► Lecture de Michel VOLKOVITCH ◄


«  ( . . . ) une quarantaine de pages pour tenter de faire le tour de la lumière, d'épuiser la lumière, de réussir l'impossible à savoir dire la lumière, aussi indicible qu'évidente, par un mélange enivrant de répétitions tautologiques et d'images toujours nouvelles, une profusion, un jaillissement, une effervescence joyeuse, « toujours naissante » comme la lumière elle-même.
( . . .) Goûtons la splendeur, attrapons au vol quelques-unes des images dont la corne d'abondance déborde :

La lumière est « (. . . ) le corps gras de l'être, son huile, l'onction que toute chose qui est reçoit », « la lumière est le lait de chaque matin à la porte de chaque chose » . . .  »

Michel Volkovitch, Note de lecture - E X T R A I T

SON SITE → ici  



 

 AUX EDITIONS de L'UMBO . . .





Laurent ALBARRACIN 'Le Déluge ambigu' – Images de Jean-Pierre Paraggio- Collection de l'Umbo, 2010

- 15 euros port compris -

Commande : 
Jean-Pierre PARAGGIO
23 rue des Princes
31500 TOULOUSE





► Lecture de Christian DUCOS ◄


C. Ducos nous présente sa lecture guidée par le choix :

« ( . . . ) d'accompagner presque pas à pas l'auteur dans la linéarité, le continu d'un texte lu comme une unité, plutôt que d'acquiescer au discontinu du texte, à sa forme fragmentaire ( . . . )


I.

Le déluge ambigu

   Quoi de plus franc, de plus massif, de plus total, de plus transparent qu'un déluge ?
   Quoi de plus équivoque, obscur, opaque, que ce qualificatif d'ambigu que le Littré définit comme «  ce qui est à plusieurs sens, et par conséquent d'un sens incertain » ?
   Alors pourquoi ce titre quasi oxymorique de déluge ambigu qui nous laisse au seuil du poème comme interloqué ?

II.

J'habite la mesure de la pluie . . .

   ( . . . ) La pluie y est dite vaste certes et minutieuse, mais paisible aussi bien, et quasi silencieuse. Ce « déluge », on le voit dès les premiers vers, n'en est plus un qui relève davantage de la grâce que de la catastrophe.
    On n'y parle pas de dieux mais de bêtes et de poussière. Des torrents furieux ne restent que des embruns parfaits. La pluie tombe voilà tout. Elle tombe sans autre nécessité que sa propre chute. Ce en quoi elle est parfaite.
   On y voit des chevaux boire dans la main des rivières. Ils vont la tempe sérieuse avec des grâces révolues. Pluie toute de tendresse et d'harmonie, presque une invitation baudelairienne au voyage.
   De ce merveilleux poème, on pourrait presque reprendre les premiers vers :

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !

   Les loups sont tout à leurs affaires, et les étoiles contemplent. Il n'est pas jusqu'au sanglier qui ne profite de cet ordre et de cette beauté, tout de luxe, calme et volupté, lui dont on dit même qu'il est fait d'or.
   Ça pleut. Sans raison. Comme un déluge de douceur qui inaugurerait la vie elle-même plutôt que de la détruire. Est-ce en cela que ce déluge nous est dit « ambigu » ?

( . . . )  »

Christian Ducos, – Note de lecture - E X T R A I T

SON SITE → ici  



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LAURENT ALBARRACIN ◄

BIBLIOGRAPHIE
(Mise à jour septembre 2013) 

Les jardins nucléaires, L’Air de l’eau, Brive, 1998.
• Ciel, éditions de l’Attente, Bordeaux, 1999
• Neige, Atelier de l'agneau, Saint-Quentin de Caplong, 2000
• Le Fruit de la gravité, Haldernablou, St-Martin-de-Lansuscle, 2002
Le feu brûle, postface de Pierre Campion, Atelier de l’Agneau, Saint-Quentin de Caplong, 2004.
►LIRE un extrait → ici 
• Résolutions, Myrddin, Brive, 2004
Vingt-sept sonnets, Ikko, Paris, 2005.
Le secret secret, dessins de Georges-Henri Morin, Les Éditions de surcroît, Saint-Clément, 2006.
De l’image, L’Attente, Bordeaux, 2007.
► LIRE un extrait → ici 
Pierre Peuchmaurd, témoin élégant, L'Oie de Cravan, Montréal, 2007.
Cartes sur l’eau, Simili Sky, Saint-Ouen, 2008.
Le Jardin ouvrier (anthologie), Flammarion, Paris, 2008.
► L I E N → ici 
• Le Verre de l'eau et autres poèmes, Le Corridor bleu, Amiens, 2008 
Louis-François Delisse, Collection Présence de la Poésie, Editions des Vanneaux, 2009
Chaque Horizon, Le Cadran ligné, Saint-Clément, 2009
Explication de la lumière, Dernier Télégramme, Limoges, 2010
Le Déluge ambigu, images de Jean-Pierre Paraggio, Collection de l'Umbo, Annemasse, 2010
Pierre Peuchmaurd, Collection Présence de la Poésie, Editions des Vanneaux, 2011
 Le poirier, illustré par Pierre Bessompierre, Collection de l’umbo, Toulouse, 2012 → compte-rendu ici
 Le Secret secret, Flammarion, Paris, 2012 → compte-rendu ici
• Le Monde, Le Pauvre Songe, Talence, 2013
• Le Ruisseau, l'éclair, Rougerie, Mortemart, 2013

Le 13 octobre 2012, à Saint-Malo, Laurent Albarracin a reçu le prix Georges Perros des Rencontres poétiques internationales de Bretagne, pour son livre Le Secret secret.


Ses contributions régulières à de nombreuses revues dont : Les Cahiers de L'Umbo, L'Impromptu, L'Or aux 13 îles


Sa chronique de poésie sur le site internet de Pierre Campion. → ici


Sur ce site où voir ses livres et poèmes 





 ~ SON ACTIVITÉ ÉDITORIALE ~



Sa Collection de poésie : des livres d'un seul poème, aux Éditions ' Le Cadran ligné '.

~ JUIN 2011 : 35 auteurs présents au catalogue
~ JUIN 2013 : 60 auteurs présents au catalogue

Son site → ici




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