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jeudi 22 janvier 2009

Pierre PEUCHMAURD, Scintillants squelettes de rosée - Éditions Simili Sky




Photographie de la couverture 
© Antoine Peuchmaurd



15,00 euros (Port compris)


Commande et toute correspondance : 

Simili Sky 
9, rue Garibaldi 
93400 SAINT-OUEN

similisky@orange.fr





Une foule au bras d'or


Le recueil 'Scintillants squelettes de rosée' est ouvert par une prophétique photographie, célestement incéleste, d'Antoine Peuchmaurd. Fouets de corps errants qu'effeuille, pour les réarmer, la ballade somptueuse de Pierre Peuchmaurd « De l'arbre à la lumière / il y a cette corde sombre / où sèche l'incendie / et dans la forêt nue / où chaque arbre te dresse / cette hache sans témoins ».

Au lieu-dit de ' l'inquiétante montée au paradis ' emprunté à Desnos, le livre dit, avec salutation pensante : les choses et leur chant; les taupes les autres bêtes et leur étoile; les Jeanne les filles et leur genre.

Tour à tour merveilleusement féroce et d'un bois tendre, le recensement étincelant de cet ensemble, bien au-delà des yeux des nerfs, est neuf. Depuis les chapelles :
- des choses : « Une rose n'est pas une rose / à moins d'un soleil noir / . . . »
- des taupes, des bêtes : « Le cerf s'est levé . . . / des lunes de gui dans sa ramure / Un vent rouge . . . / vers la mer l'a mené / viander aux claires épaves »
- des Jeanne, des filles « Ciel fauve / . . . / il n'y a ici / qu'une fille énervée / une goutte de sang au bout du doigt ».


Et c'est une foule lyrique au bras d'or qui fait route : « L'écorce déchirée du bouleau / . . . /c'est le drapeau blanc de l'hiver / le fantôme de ta main . . . » ; « . . . / grands ânes terreux du sentiment /. . . / une roue de chair passe dans la brume . . . » ; « . . . / on voit des femmes plus belles / aller nues au couvent / et des hommes plus fragiles / tirer des loups d'argile . . . ».


Rôde l'obscure constellation des yeux de l'amour. Son bruit clair « L'amour / c'est ce grand écureuil rouge / . . . / qui tourne avec ses fouets / ses rubans ses canons / Le sang aussi, c'est lui »; « L'aile morte collée au monde : / . . . / Prenez l'amour, c'est là qu'il vole ».


Flambe la couleur close, assurément ' moureuse ' : la mort, aux pieds roses, cheminant orgueilleusement. Son afflux « . . . / la plus jeune (des filles) a brûlé toute seule / comme un sac de charbon sur l'épaule de l'automne »; « Tu marchais dans les corbeaux / tu étais encore belle / tes yeux allaient mourir . . . »; « . . . L'éternité meurt tous les jours / et l'été dans sa robe / dans la roche de sa robe ».


L'imprononçable feu noir, Pierre Peuchmaurd le transmute « Je donne au chat / ma langue de lapin / de souris qui chante / Je parle chat . . . » : ce qui est traverser du bon côté, et adorablement, l'Homme. Matière d'allégresse.


Et dans la vie à trous, à la demande du Poète « . . . / Toute chair sera reprise à la mélancolie ». Poète entier, à la grâce sereine surgissant par « . . . / le heurt des ventres aux voix des fées . . . ».


Reste à dire que la lumière s'impose comme un jeté de tigre minéral : « . . . / La ligne de feu qui traverse la lumière . . . »; « Comptons, il y a : / . . . / . . . il y a le soleil »; «

 . . . / et regarde la trame / incandescente de tout ».


I. Dalbe


Sur ce blog : Hommage permanent à Pierre Peuchmaurd (photos et bibliographie) → ici

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