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BLOG ART et POESIE : OÙ VA ÉCRIRE ? — POETE — © APPAIRAGES ART

mercredi 24 mai 2017

Joël GAYRAUD, Visionnaires de Taïwan, REVUE L'ÉCHAUDÉE N°6, Éditions Ab irato






Revue L'Échaudée N°6, 100 pages
9€ (+ frais de port partagés : Europe → 3€ ; 
Hors EU → 4€)


ABONNEMENT : 3 N° → 30€ (franco de port)
ou ABONNEMENT de SOUTIEN

Chèque à l'ordre de AB IRATO


COMMANDE & CORRESPONDANCE

L'ÉCHAUDÉE C/O AB IRATO
6 rue BOULLE
75011 PARIS


abirato.edition // gmail.com

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le signe @ doit remplacer les signes / / )

SITE → ici


◘ - ◘



~ Joël GAYRAUD ~



VISIONNAIRES DE TAÏWAN

à propos de l'ouvrage

Rémy Ricordeau, Visionnaires de Taïwan, collection La Petite Brute n° 1, Montreuil, L’Insomniaque, 2015, 120 pages, 18€.


Joël Gayraud a vu dans la monographie sur les Visionnaires de Taïwan de Rémy Ricordeau, une invitation à fort coefficient d’émerveillement en regard de grandes fresques colorées, d'une architecture incorporant coquillages, coraux, céramiques, d'une calligraphie sur falaise, de bois flottés assemblés en forme de statues-totems, de la sculpture de galets et rochers, etc. Sur cette île, est comme une liesse chaque sillon de rayonnement, monté en pan d'échines, par de flagrants artistes généralement autodidactes.

Avec anecdotes érigées en expériences-souches à l'entrée de Messieurs Huang et de Messieurs Chen Ruiguang, Wu Tianlai, Lin Yuan, etc, J. Gayraud nous offre une feuille remarquablement hospitalière d'un temps sans entassement des doigts de change de tous ces géomètres, déchiffrant dans leur ministère du désir, le pain de construction et de délimitation de leur parcelle créative.

Mordant avec Joël Gayraud dans la clarté délicate du discutailler sur l'art en goguette, notre pupille suit la valeur debout du retour d'air opiniâtre de l'art populaire. 

© Isabelle Dalbe



M. Huang, Fresques colorées


«  […] Sa connaissance de la langue chinoise et ses fréquents voyages à Taïwan ont permis à Rémy Ricordeau de découvrir un certain nombre d’environnements spontanés jusqu’alors inconnus à l’étranger, et largement ignorés de la presse et des instances culturelles locales. Il commence par nous emmener chez M. Huang, dernier habitant d’un ancien quartier provisoire destiné à loger les soldats après le repli sur l'île des troupes nationalistes. À 80 ans, il s’est mis à en transfigurer les ruelles à l’aide de grandes fresques colorées. Il travaille toujours la nuit, dans un état de transe médiumnique, et représente des personnages inconnus d’apparence humaine, animale ou hybride, puisés dans le trésor de son imagination nocturne. Petit à petit, la ruelle où il est seul à habiter se transforme en une sorte de temple du bonheur et les jeunes gens viennent des autres quartiers de la ville pour y écrire des vœux sur des petits papiers qu’ils suspendent à des fils. Aujourd’hui, à 93 ans, M. Huang continue chaque nuit de peindre sans relâche tout en vivant dans la pièce unique de sa masure privée de confort, et refuse obstinément de rejoindre la villa spacieuse que son frère, qui a fait fortune en Chine dite populaire, s’est fait construire sur le continent.




 Maison de M. Huang, vœux sur petits papiers


Rémy Ricordeau nous mène ensuite au sud de l’île chez un autre M. Huang, ancien pisciculteur, qui à la mort de sa femme, lui a non seulement érigé un tombeau, mais aussi un temple où, conformément aux croyances taoïstes, son esprit pourra venir séjourner post mortem près de son ancien mari. Pour ce faire, il s’est improvisé architecte et maçon et a édifié une incroyable bâtisse recouverte, tant sur les façades que dans les pièces et couloirs intérieurs, de coquillages, de coraux et de statuettes en céramique détournées. 



Au Sud de l'île, Temple d'un autre M. Huang
Vue de l'entrée 


L’ensemble est orné d’animaux fabuleux de la mythologie chinoise, tels les dragons et les phénix, que l’on voit traités ici, au moyen de matériaux sans valeur marchande ou voués au rebut, avec une exubérance de formes et une richesse de couleurs inégalées. 





[…]


Rémy Ricordeau conclut son ouvrage sur une éclairante confrontation entre l’art aborigène authentique illustré par les magnifiques panneaux de bois sculptés des maisons traditionnelles en pisé, et ses actuelles productions marquées par l’introduction de nouveaux matériaux comme le métal ou le ciment et par une acculturation achevée eu égard à la tradition ; en dépit d’une indéniable créativité, on y décèle une prévalence des éléments décoratifs et stéréotypés, typiques d’une réification des formes symboliques et des contenus expressifs.






Art aborigène, Panneau intérieur bois sculpté


 Abondamment illustrée par les photos de l'auteur, cette monographie, où les œuvres et les artistes sont présentés dans leur contexte social et culturel tient autant du livre d'art que d'une certaine forme d'anthropologie critique. […] ».

© Joël Gayraud, extrait





Joël Gayraud, poète : publications, entre autres à L'Oie de Cravan Éditeur, Le Cadran ligné, Collection de l'Umbo, avec des illustrations de Jean-Pierre Paraggio (Clairière du rêve) et de Virginia Tentindo (Ocelles). Collaboration à des revues : Le Bathyscaphe ; Les Cahiers de L'Umbo ; L'Impromptu ; Soapbox ; L'or aux treize îles ; Nomades ; Recoins ; Empreintes ; Mirabilia ; L'œuf sauvage ; INFOSURR ; Peculiar Mormyrid (revue américaine) ; A PHALA (almanach du mouvement surréaliste international) ; Europe ; etc.
◘ Membre du Groupe surréaliste de Paris, il contribue aux diverses publications des « travaux » de ce groupe : « IL CROYAIT VOIR », Jeu de syllogisme poétique, 2016 ; Les Pucerons de la Frontière, Jeu à partir de coupures de journaux, juin 2015 ; etc.
◘ Essayiste : publication chez José Corti de «La Peau de l'ombre» qui est citée dans l'ouvrage, Kaléidoscope surréaliste, de Miguel Perez Corrales (professeur de philologie espagnole à l'université La Laguna de Ténériffe). Des extraits de «La Peau de l'ombre» ont paru en traduction dans le numéro 15-16 de Salamandra, la revue du groupe surréaliste madrilène et dans les n°18, mai-juin 2004, n°19-20, juillet octobre 2004, n°21, novembre décembre 2004 de la revue romaine Il caffè illustrato.
Des extraits de «La Peau de l'ombre» ont été traduits en anglais par S. D. Chrostowska, NUMERO CINQ MAGAZINE (mars 2016) → ici
◘ Conférencier, et traducteur de grands auteurs italiens : Giacomo Leopardi (1798–1837) ; Machiavel (1469–1527) ; Cesare Pavese (1908-1950) ; Primo Levi (1919-1987) ; Giorgio Agamben (1942).
Traducteur également de Sappho de Mytilène (VIIe-VIe siècle av. J.-C) ; Ovide, (43 av. J.-C. - 17 ou 18 ap. J.-C.)  ; Érasme (1466?-1536).
◘ Critique d'art : nombreux articles parus en revues. Aller plus loin → ici


Rémy Ricordeau : cinéaste documentariste. Son travail documentaire et d’écriture décline différentes thématiques telles que la critique sociale, la culture et la société chinoise, le surréalisme ou l’art brut et l’art populaire. 
Il a réalisé entre autres : Putain d’usine d’après le récit de Jean-Pierre Levaray, Les Anges de la piste, où il suit, en partageant le quotidien de la troupe, les vicissitudes d’un cirque ambulant en Chine et Je ne mange pas de ce pain-là, Benjamin Péret, poète donc révolutionnaire, où il brosse un portrait vivant et sans fausse note de l’auteur des Rouilles encagées et du Déshonneur des poètes, indomptable compagnon de lutte d’André Breton. 
Il est par ailleurs auteur de livres et rédacteur de préfaces ou d’articles parus dans différentes publications collectives ou revues.


◘ - ◘ 




AU SOMMAIRE RICHE


AUTRES CONTRIBUTIONS
ARTISTIQUES, POÉTIQUES, LITTÉRAIRES, 
DE CRITIQUE SOCIALE, etc



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 Clic sur Sommaire





jeudi 18 mai 2017

Ana OROZCO & Jean-Raphaël PRIETO, LA BELLE AFFAIRE, Frontispice Jean-Pierre PARAGGIO, Collection de l'umbo






Ana Orozco & Jean-Raphaël Prieto, LA BELLE AFFAIRE
Frontispice Jean-Pierre Paraggio,
Série Passage du Sud-Ouest, Collection de l'umbo
5 euros (franco de port)



Commande et toute correspondance 

Jean-Pierre PARAGGIO
23 rue des Princes
31500 Toulouse


Courriel/Mail : jeanpierreparaggio // yahoo.fr

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SITE  COLLECTION  DE  L'UMBO → ici


₪ ₪





~ Isabelle Dalbe ~


Note de lecture


La Belle Affaire


''Je suis OUVRIR'', semble émettre la voix d'Ana Orozco :
« Sous nos pieds le sol grouille […] nous marchons / […] ensemble sous l'horizon / le carrefour de / nos chemins / déjà tracé […] ».

''Ouvertement, je suis à la trace cet OUVRIR'' semble commettre la voix de Jean-Raphaël Prieto emboîtant le pas :
«[…] chemins confondus / nous entrerons dans le vertige des années / avec le partage des ailes / et des yeux / Les choses nommées / inonderont le silence ».

Avec cette escorte resserrée sur une double démarche inquiète touchant terre, deux ''Je'' parlent ensemble d'une voie à bec-de-lèvre de l'amour :
«[…] j'avais mis mes yeux / dans tes mains / surpris tu / les as / laissés tomber / dans / la terre. ». 

«  Pour suivre la marche des yeux / sous les pas / les yeux mâchent le sol ébahi / la marche imprime sa grâce / dans notre peau […] les élans nous rendent justice / et le mouvement des astres / autorise notre fuite ».

L'amour, ce héros non confit sur leur route, avec sa virginité sur ses talons, sa noria de moelle, ses raisons de clarté à saisir avec des mains de tempête :
«[…] ils s'occuperont de / REMETTRE A SA PLACE / L'ENNEMI QUE NOUS NE CHÉRISSONS PAS / nos parages ont pris la couleur de l'alarme […] ».
 
Ses doigts déversés dans la terre sont cors de chasse dans l'or des visages d'eau claire :
«  les trente-six cœurs battants / du chevreuil de nos rêves / sont l'obstacle définitif […] ».

Son poignard est comme le regard enfourché à sabord, assistant le soleil du cœur estampillé :
« […] nos mains jointes sont / un couteau dans leur dos / […] ».

«   […] à l'absolu inversé / du miroir noir tu opposes / avec ce regard du dessous des souches / le vertige dans nos yeux / Tu dis : tout est simple / et nos bonds sous la lune / les rendent muets / dans le sillage de nos volontés […] ».

Ses anneaux d'ongles poudreux embrassent les lèvres en arceaux ramenant leurs bonds communicants :
« […] et nous sourions, nos dents plantées / dans nos lèvres / garantissent notre obéissance / à l'absolu […] ».

Scintillant poivre est son jeu souterrain «du bourdon» d'instinct, au-dessus de ces deux têtes sans autrui :
« […] La pluie sur les pierres aveugle mon bourdon […] ».

« Le vent moulera nos traits / et sous nos pieds / l'aveugle bourdon / révélera la fragilité du sol […] ».




Amour entretissé, il en sort amour projeté en jet enflant et ruisselant de portraits libres :
«  Tu es brillant / avec l'argent autour / tu portes la parure ancienne / ciselée avec le ciseau tremblant / de mon amour […] ».

«  […] sous tes ongles / tout est simple comme l'injustice / tout est aussi simple que le crime / et l'horreur qui lui échoit […] ».

Le signe ombellifère a faim du monde. La fleur de la réplique grise la peau du baiser réalisé. La bouche ouverte, singe aux osselets dans l'ode troubadour, réussit à brûler le squelette vocal des caqueteurs :
« […] J'accepte la turbulence des jours renversés / comme la hache du bourreau / les insultes du maître / […] et la volupté d'être / contre ta joue / oriflamme déchu / des jeux du cirque / ortie de la bienvenue / berceau des rires / et du brasier des mêmes jours […] ».

L'espace de ces amants est un collet encéphalique. Le rameau du risque est la cendre en heurts. Mais les cris sont poésie, par balle craquante, pour qu'on les rêve épurés et rougis d'origine :
« […] les cendres des mondes / abattus par moi / tu flamboies / […] / tous les soleils qui s'écaillent / sur le reflet de chaque pierre / te dessinent un masque de rides […] ».

« […] tu réserves tes cris / […] / pour le cil désigné / de l'audace / pour ma véhémence / contre le cours des choses / avec cet air de ne pas y toucher / que l'on attribue facilement / aux coupables, / […] contre ton soleil adossé à ma raison / l'averse, le long de ton jarret fou, / contre mon idole de principe […] ».

Épouse de ces équations, la chair de ciel bourru est une mappemonde bourdonnante où rester là. A la pointe de la noce en branle, scindant en roses et épines «La Belle Affaire», la part des bourgeons de chaque matin aux élytres gonflés, ne noircira pas :
«  Les ponts effondrés / les gués éphémères et obstinés / l'onde les soutient / les encourage / les passages sont nombreux / […] / efficaces / […] / renouvelés / […] / et le compas accomplit / le grand écart / revenu à ton point ».

Sous les plumes alternées d'Ana Orozco et de Jean-Raphaël Prieto, l'écrit superbement tremblant ouvert à une rare correspondance passionnelle irradie à l'infini d'atmosphères à la quelqu'un(e) de chéri pour longtemps.

La somptueuse illustration de Jean-Pierre Paraggio est une pelote à territoires profonds déposés au bonheur des serments.

 © Isabelle Dalbe





~ Groupe du Surréalisme international ~


Note de lecture

Ana Orozco & Jean-Raphaël Prieto
Jean-Pierre Paraggio, frontispicio de La belle affaire


En las ediciones Passage du Sud-ouest, Collection de l’umbo, acaba de aparecer un nuevo cuaderno poético, que en este caso reúne las voces de Ana Orozco y Jean-Raphaël Prieto, ambos participantes en las actividades del grupo surrealista de París desde hace ya algunos años, y por tanto nombres frecuentemente citados aquí.
Destaquemos el carácter novedoso, incluso insólito, de este poema que lleva por título La belle affaire, ya que se trata de un diálogo poético en que la voz femenina y la masculina se alternan quíntuplemente, en tiradas de gran aliento.
Se enriquece esta plaquette con uno de los maravillosos collages del infatigable animador de las “micro-publicaciones” del umbo, Jean-Pierre Paraggio.

 © Article complet, blog Surrint.  → ici




* *


Ana OROZCO & Jean-Raphaël PRIETO , poètes : leurs poèmes communs ou personnels ont paru dans Soapbox, feuillet de l'umbo, diffusé sur internet.
Ils sont membres du groupe surréaliste de Paris.

◘ Au printemps 2016, J-R Prieto a été l'initiateur du jeu de syllogisme poétique « IL CROYAIT VOIR... ».
Parmi les participants : Ana Orozco. Compte rendu → ici

◘ Entre autres textes :
LE SANG DANSE, poème de Jean-Raphaël Prieto, illustré par un montage numérique de Jean-Pierre Paraggio «Déveine pour Le Sang danse », a paru dans Soapbox 66 → ici

◘ Jean-Raphaël Prieto tient une chronique de poésie diffusée sur SOAPBOX.
• Contribution à propos de la «Ballade du concours de Blois» (Sopabox 74) et «La Ballade des pendus» de François VILLON (Sopabox 78 → ici)  .

◘ Jean-Raphaël Prieto est artiste (collages)
• Sopabox 68 : un superbe collage 2016 (entre autres) ici

*


Jean-Pierre PARAGGIO :
◘ Peinture, encres, dessin, collage, détournements, techniques mixtes, micro-publications.
Très nombreuses expositions en France (dont la plus récente à Toulouse, Galerie ARTIEMPO, mai 2017 → ici), et à l'international.

◘ Galerie de ses belles œuvres → ici

◘ La lumière noire des Chants de Maldoror, en 1969, trace irrévocablement la faille qui le conduit aux lisières de la poésie. Il a illustré les ouvrages de plusieurs grands poètes : Pierre PEUCHMAURD ; Louis-François DELISSE ; Laurent ALBARRACIN (Collection de l'umbo ; Pierre Mainard éditeur ; À, Le Réalgar éditeur, 2017 → ici) ; Joël GAYRAUD ; Anne-Marie BEECKMAN ; Jean-Yves BÉRIOU ; Christine DELCOURT ; Alexandre PIERREPONT ; Jean-Paul MARTINO ; Benoît CHAPUT (Quelques Mots Clairs, l'umbo, 2017) ; Julien STARCK (L’HIVER, Les Météores Éditions, 2017 → ici) ; etc.

► Animateur de la Collection de l'umbo depuis 1996 → ici ; des Cahiers de l'umbo entre 2004 et 2010 ; de l'impromptu 2011/2014 ; de Soapbox, feuillet internet, depuis 2013 → ici


lundi 8 mai 2017

Laurent ALBARRACIN, À , avec des peintures de Jean-Pierre PARAGGIO, Le Réalgar éditions, Notes de lecture de Éric CHEVILLARD (LE MONDE DES LIVRES, 25/05/2017), Pierre VINCLAIR, François HUGLO, Isabelle DALBE





Laurent ALBARRACIN, À , poésie 
avec des peintures de Jean-Pierre PARAGGIO,
 (Collection l'Orpiment), Le Réalgar éditions, 2017,
 14 euros


CONTACT et COMMANDE

Le Réalgar
20 rue Blanqui
42000 Saint Étienne

mail : lerealgar / / gmail.com

(A NOTER : afin de rendre l'e-mail actif,
le signe @ doit remplacer les signes / / )

Site → ICI 



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~  Éric CHEVILLARD  ~


Ecrivain et feuilletoniste du « Monde des livres »


Éric Chevillard célèbre Laurent Albarracin 
et la poésie contenue dans un caillou.

Le feuilleton.




LE MONDE DES LIVRES | 24.05.2017


« Hé ! Ho ! Regardez ! Il y en a un, là ! Parfois, on ne sait plus quel cri pousser pour attirer l’attention sur l’écrivain remarquable qui n’est pas assez lu, dont la valeur n’est pas reconnue et dont les lecteurs du même coup se privent sans savoir ce qu’ils perdent. Quel geste faire ? Faudrait-il un bras plus long, une phalange de plus à l’index que l’on pointe dans sa direction ? Comment favoriser la révélation qui tarde ? Si le poète s’accommode de l’obscurité de son destin, s’il s’y complaît peut-être, il n’est pourtant pas une taupe. On voudrait au moins allumer la torche qui éclairerait ses galeries pour le visiteur et, d’abord, qui lui en signalerait l’entrée.

De Laurent Albarracin, j’avais évoqué dans ces colonnes la parution en 2012, chez Flammarion, du Secret secret, après une dizaine de publications confidentielles chez de vaillants petits éditeurs. Ce sont ces derniers pourtant, à nouveau, qui accueillent ce poète perdu dans la nature – où se rencontrent par bonheur tous les objets de sa convoitise –, à mes yeux l’égal de Francis Ponge (1899-1988) ou de Malcolm de Chazal (1902-1981). Il publie aujourd’hui deux plaquettes, À, aux éditions Le Réalgar, et Broussailles, aux éditions (bien nommées) L’Herbe qui tremble. Il y poursuit sa quête et sa conquête, ce réapprentissage du monde à quoi invite sa poésie.

Éric Chevillard, extrait


Laurent Albarracin est un thaumaturge qui n’accomplit d’autres miracles que de faire apparaître ce qui se trouve déjà là, d’autres métamorphoses que de révéler les choses à elles-mêmes. Les mots les ont tant usées que nous ne les voyons plus que comme du bois d’épave, les vestiges vermoulus du décor. […] ».

© Extrait, Éric Chevillard → Article complet ici




~ Isabelle Dalbe ~



Laurent Albarracin, poète des conjectures 



Laurent Albarracin, en recherche de recherches poétiques recherchées, dans le champ et les brèches des chants des Lettres de l'être et de l'à-voir, est un chercheur à tête chercheuse, cherchant et recherchant conjecturalement, perché sur son perchoir, pour trancher de perche en perche haut perchée, dans un parler à asseoir pour nous asseoir d'enchantement.
Auteur-chercheur-décal'heur, dépêché par l'écritoire, il ceint empressé, et pressé par son savoir, les mots, maillons de ses formules au long tête-bêche avec lesquelles bon nombre se pourlèche le babinoir.

Technicien de haut œil des machineries du galbe, il n'empêche qu'il nous livre une poésie non sèche, non rêche, non grège, mais admirable dans les profils de choses et d'êtres aux nombrils colorés et délectables. 

Pour tout chercheur, l'aventure de ses investigations bat dans son ventre. En conclusion, c'est mathématique, le chercheur a la bosse des questions/réponses. De part et d'autre de la préposition À, et des propositions auxiliaires : Au, Aux, de Laurent Albarracin, les réponses ont été bossées avec les entrailles.

J'en brosse les fruits en :
. réponses peintes-à-peintre,
« À l'endroit de la fumée le feu part en vrille / [...] / à sa pointe s'obscurcit et s'essore / [...]  envoie [...] / le signal et la fusée de son panache / la grande écharpe bleue de son saccage ».

. réponses à l'insu,
«  Au matin le monde se lève de terre / [...] / il élève les choses à la puissance des choses ».

. réponses « tintin ! »,
«  Au vif et au vrai est piqué le lézard / comme broche d'éternelle pacotille / [...] / lézard à la palpitation de pierre / [...] / saurien dont on ne saura rien […] ».



Jean-Pierre Paraggio, peinture
4ème de couverture


. réponses en loisible toujours plus loin,
« […] comme l'eau baigne l'eau de son eau, la berce / dans des tampons humides qui l'authentifient / et la trempent et la lustrent et l'eau brille d'être / toute l'eau, de mettre tout son poids dans la balance / [...] ».

. réponses sans clones,
« Aux tremblements c'est l'alerte et tout le sainfoin / c'est l'âne qui brait dans ses braies [...] ».

. réponses pilées pile-poil,
«[…] l'araignée […] le moucheron […] l'écureuil […] les corneilles / et tous s'enfuient où s'enfouissent les preuves ».

. réponses aux accus Q.I-Q.I in l'oiseau (avec sa cloison étanche en recul de cul cul la praline sot),
« À sa propre vitesse l'hirondelle est dédiée / poème écrit d'une pure dédicace / [...] / sa loquacité muette, insituable / par l'équivocité d'un cri entrant / dans une épée, s'y carrant à l'aigu ».

. réponses du surchauffeur d'illuminations,
« À même enseigne sont choses et êtres / à même auberge vacante qu'il faut nourrir / de l'incessant passage de l'un à l'autre / comme si ce qui est n'était plein / que de ce qu'on y met d'eau et de moulin / de four et de rivière / [...] ».

. réponses en rangées de soleils,
«  Aux fruits vont les guêpes [...] / [...] avec pour seul pécule leur pédoncule / qui les attache au timbre du jour ».


. réponses en emplacement des ressemblances,
«  À une ruine fraîche ressemble le feu / avec ses colonnes de temple rougeoyantes [...] ».



Jean-Pierre Paraggio, peinture
4ème de couverture

. réponses à même le Blason,
« […]  j'invite à boire la fleur en l'honneur de la fleur / la fleur qui n'a pas besoin de moi / pour publier son ban et son ruban / et se dédier toute à la fleur / [...] ».

. réponses des deux encriers,
« À son sang neuf on reconnaît le monde / à la violence de sa chair / [...] / dans la prédation il est l'innocence du monde ».

. réponses sur rampes de lancement,
«  À des gouffres ascendants coule le vent / [...] /ce qu'il poursuit propulse le vent [...] ».

. réponses en arc-en-ciel oui et non,
«  À la fenêtre tout est vrai / [...] la neige est vraie et fausse / et vraie d'être fausse et vraie [...] ».

. réponses à qui de droit d'aînesse,
« Au caillou va ma dévotion / à sa brutalité douce dans la main / au morceau de sang / au choc éteint qu'il est / […] je le tiens pour le martyr du monde / et pour le saint des choses [...] ».

. réponses dans le cercle des battements,
«  À son silence on reconnaît la qualité d'un bruit / […] et aux mains nues qui le décortiquent / […]  / et dont elles sont les muettes antennes ».

. réponses à petits feux de couleurs,
«  À la bouche la langue fait feuillage / […] et dans le noir de la bouche cueille l'autre lumière / comme si la langue en nous était / la petite main qui coud le cœur au monde / et marie son rose à la rose ».



Jean-Pierre Paraggio, 1 des 4 peintures
en regard des poèmes

. réponses coulées en confondus coups roucoulés,
«  Au gris la tourterelle fait des œillades sonores / des rourou qui sont des ronds de jambes et de cils / des roues d'amadouement […] ».


A ces réponses en fortunes du souffle, animées par les conjectures de Laurent Albarracin, notre réplique est à l'haut revoir en appétence pour l'À pétant.

Jean-Pierre Paraggio, remarquable ciseleur et affileur des fleurs de formule tournesol, et du foisonnement pélican pénétrable, porte le désir en saison doublée « […] dans le ciel où l'afflux du ciel est du ciel ». 

© Isabelle Dalbe



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~ Pierre Vinclair ~


Note de lecture



Laurent Albarracin vient de publier, aux éditions Le Réalgar, un livre intitulé À : une quarantaine de huitains, accompagnés des dessins de Jean-Pierre Paraggio. Comme c’est souvent le cas dans son travail, ces poèmes sont des pièces métaleptiques de vers à la fois souples et musclés, malicieusement occupés à transgresser les frontières admises pour faire la part des mots et des choses, en trouvant celles-ci dans ceux-là et réciproquement. Le “à” du titre est celui du complément — complément d’objet indirect ou complément circonstanciel (de lieu, de temps, de manière) — complément qu’est, du signe, ou du chant, la chose.

À l’écume l’écume se jette
comme à de blanches abysses
mais “abysse” est masculin
me dit le dictionnaire
je ne veux pas le croire
moi je soutiens que l’écume
envoie les dictionnaires
par le fond des blanches abysses (p. 27)

Mais c’est moins pour ces raisons de poétique, ou de grammaire, que les poèmes de ce petit volume sont saisissants, ou plutôt scandaleux. Ils sont scandaleux par l’espèce de confiance (incroyable, insolente et pour tout dire presque obscène) dont ils témoignent envers le monde. Ils font en effet non seulement comme si les mots étaient adaptés aux choses qu’ils nomment (ce qui, eu égard à l’âge séculaire de la linguistique scientifique, pourrait être tenu pour de la naïveté, si seulement l’auteur ne connaissait pas ses résultats — et s’il ne s’en moquait pas), mais comme si le monde lui-même était adapté à ce qu’il a à être (alors là, ce sont trente siècles de métaphysique qui sont contestés). Les choses, dans les poèmes d’Albarracin, font ce qu’elles ont à faire :

et même la buée est réelle
elle dessine la buée (p. 14)

Quand j’écris elles “font ce qu’elles ont à faire”, il faut m’entendre : Albarracin présente vraiment les choses comme des acteurs, des agents, des sujets, occupés à persévérer dans leur être, occupées à faire (au sens fort de faire : à fabriquer) le monde. Or, cela, le fait que les choses soient occupées à faire le monde, ne se passe pas dans les jeux de mots, dans le recours aux tautologies ou dans les métaphores lexicalisées — ce qui ravalerait son travail au rang de plaisant exercice de style. Cela passe sans doute par ces procédures — mais celles-ci ne sont que des occasions ou des moyens. Les bidouillages phonique (assonances, allitérations, paronomases) et sémantique (polyptotes et catachrèses) s’effacent en effet, à la lecture, devant l’évidence des images qu’ils amènent aux vers — images qui ne relèvent pas, elles, du jeu, mais proprement de l’ontologie. J’en relève quelques unes :

dans la mutinerie de la lumière (p. 10)

ses arbres [il s’agit du monde] pompent la nuit jusqu’à l’éclair
il élève les choses à la puissance des choses (p. 15)

ils [les dauphins] errent à la crevaison des choses (p. 32)

À la belle étoile dort l’eau des puits (p. 35)

Nous avons mis trente siècles à comprendre qu’il est impropre de dire la mutinerie de la lumière ; parce que la lumière ne se mutine pas mais se contente de se déplacer à vitesse constante (dans le vide), et que si elle faisait quoi que ce soit, on ne le dirait de toute façon pas avec les mots d’une langue vulgaire, mais en signes mathématiques. Nous avons donc dû abandonner la langue et les langues, poser des hypothèses, conduire des protocoles et faire des expériences en pensée, provoquer des équations compliquées. Mais Laurent Albarracin arrive, qui nous dit, très sérieusement : “dans la mutinerie de la lumière”. Il nous dit que “les arbres pompent la nuit”, que le monde “élève les choses à la puissance des choses”. C’est un scandale parce que, contestant un savoir compliqué et revêche, accumulé avec opiniâtreté et discipline pendant la nuit des siècles, tout s’illumine. Plus encore : il ne conteste pas seulement ce savoir comme un “non” qui s’opposerait à un “oui”, un “faux” opposé à l’énoncé prétendant être vrai, mais comme un dévoilement faisant sortir le vers de la route de la véracité, pour aller toucher, l’air de rien, élégamment, en-deçà du vrai et du faux, à quelque chose qui serait la pointe extrême de toute chose. “À” quelque chose, mais quoi ? Fermons Galilée, Newton et Einstein, et rouvrons le bon vieux Tchouang-Tseu :

"Parler n’est pas simplement produire un son. Car il y a des paroles dans la parole. Néanmoins, quand ce dont on parle n’est pas déterminé, peut-on dire qu’on a parlé ou bien qu’on a rien dit ? […] Les uns tiennent pour vrai ce que les autres tiennent pour faux et inversement. Plutôt que de défendre l’un ou l’autre de ces points de vue, le mieux est de marcher sur les mains pour remettre le monde à l’endroit et de revenir à l’illumination. […] Le Dao se situant à la pointe extrême de toute chose, ni la parole ni le silence ne peuvent le recueillir. Ce qui signifie que le point culminant du discours se situe dans un mode d’expression qui serait tout à la fois non-silence et non-parole".

© Pierre Vinclair → article ici



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~ François Huglo ~


Note de lecture



Plus que l’initiale répétée dans le nom du poète, plus que la première lettre (l’Arché : l’origine qui commanderait l’alphabet), le À du titre, placé à la clé de chacun des quarante poèmes de huit vers, accompagnés de quatre dessins de Jean-Pierre Paraggio, est celui de la dédicace. Le poème ne serait rien d’autre que ce geste, déjà paraphe :

« À sa propre vitesse l’hirondelle est dédiée
poème, écrit d’une pure dédicace
en l’air, de sa mine de graphite pur
et son paraphe à rien attaché ».

Le vers ouvert par la préposition rivalise parfois avec le proverbe. Non loin de « À bon chat bon rat » ou de « À père avare, fils prodigue », viennent s’inscrire : « À des riens on prend le pouls du monde », « À son silence on reconnaît la qualité d’un bruit », « À la fenêtre tout est vrai », « À même enseigne sont choses et êtres », ou « À la bouche la langue fait feuillage ». Impersonnalité ? Le contraire aussi, quand le vers initial est « signé Albarracin », véritable paraphe, du pur L.A., du L.A. tout craché : « À la fleur je porte le toast de la fleur », « À la rivière se voue la rivière », « À l’écume l’écume se jette », « À la faveur des étoiles brillent les étoiles ». Autoparodie ? On en dirait autant du monde qui nous entoure, nous compose et nous décomposera. Comme lui, comme l’hirondelle dédiée à « sa propre vitesse », portée par son énergie cinétique, et comme l’accent grave en suspens sur la voyelle A pour envoyer « en l’air » la « pure dédicace », Albarracin suit sa pente, amorcée par son essai De l’image en 2007. C’est parce qu’elle « se lance à ses pentes » que la rivière « se dévoue » à ses rives, leur « fait le doux sacrifice de soi », leur offre sa dédicace et la signe. Le « retors et le facile » vont « au même fleuve laissé à sa pente ».

Pente ascendante ? Descendante ? Amont ? Aval ? C’est égal. Où « sourd la fontaine de bonne escience », se pétrissent « les pentes qui y mènent ». Le cours suivi à rebrousse poil oppose aux pentes « naturelles » des parades et paradoxes qui le sont plus encore. Car le monde résiste à l’idée du monde :

« À ses signes le monde bascule
à l’envol de ses oiseaux il s’escamote
au trébuchet de lui-même trébuche
aux plateaux de sa balance disparaît
c’est que le monde à l’aune du monde
ne pèse plus rien qu’un soupèsement de cheveux
dès lors qu’on le prend pour étalon
il s’enfuit au galop »

…comme le naturel fuit ses chasseurs !

De même, le mot résiste aux dictionnaires. Quand ils lui apprennent qu’ « abysse » est masculin, Albarracin les envoie « par le fond des blanches abysses ».

La magnificence, c’est l’errance. La certitude, ce sont les « choses rencontrées ». La prédation, c’est « l’innocence du monde », fondé sur « l’ortie qui démolit le mur », autant dire sur sa destruction. La volubilité de « tout ce qui existe » grimpe « sur les façades du vide ». Sartre parlait de « manchon de néant ». Albarracin nous l’offre sous forme d’une brassée de volubilis.

© François Huglo → article ici



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◘ Laurent ALBARRACIN : poète, critique poétique, éditeur.
« [...] L’œuvre de ce poète remarquable nous rappelle pourquoi la poésie est précieuse, pourquoi elle est essentielle [...] ».
Eric Chevillard, Le Monde, 25/05/2012, à propos de 'Le Secret secret', Flammarion, de Laurent Albarracin.
►Article Le Monde → ici

► Il a publié de nombreux recueils de poésie chez plusieurs éditeurs : Myrddin ; L'Air de l'eau ; Atelier de l’Agneau ; Ikko ; Les Éditions de surcroît ; L’Attente ; Simili Sky ; Dernier télégramme ; Collection de l’umbo ; L'Oie de Cravan ; Flammarion ; Le Pauvre Songe ; Éditions Rougerie ; Le Grand os ; Éditions des Deux Corps ; Éditions Al Manar ; Pierre Mainard éditeur ; Circa éditions ; Recoins éditions ; L'herbe qui tremble ; Le Corridor bleu : dont à retenir LE GRAND CHOSIER. Nombreuses notes de lecture à propos de ce bel ouvrage →  ici
• A son actif, les remarquables biographies de deux poètes essentiels :
. Pierre Peuchmaurd, témoin élégant, L'Oie de Cravan, Montréal, 2007 → ici
. Pierre Peuchmaurd, Éditions des Vanneaux, Montreuil sur Brêche, 2011 → ici
. Louis-François Delisse, Éditions des Vanneaux, Montreuil sur Brêche, 2009 → ici

• SON AUTRE ACTUALITÉ POÉTIQUE 1er semestre 2017 : parution de BROUSSAILLES, peintures d'Aaron Clarke, L'Herbe qui tremble, 64 p. 14€.
Voir article d'Éric Chevillard ci-dessus. (LE MONDE DES LIVRES | 24.05.2017).


• BIBLIOGRAPHIE de Laurent Albarracin → ici

► Son excellente chronique de poésie sur le site internet de Pierre Campion → ici

► Son site d'éditeur : Laurent Albarracin anime les Éditions Le Cadran ligné. Lignes éditoriales :
• Collection de livres d'un seul poème → ici
• Collection de livres → ici 


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Jean-Pierre PARAGGIO :
► Autodidacte : Peinture, encres, dessin, collage, détournements, techniques mixtes, micro-publications. 
Très nombreuses expositions en France (dont la plus récente à Toulouse, Galerie ARTIEMPO, mai 2017 → ici), et à l'international.
► Galerie de ses œuvres → ici

► La lumière noire des Chants de Maldoror, en 1969, trace irrévocablement la faille qui le conduit aux lisières de la poésie. Il a illustré les ouvrages de plusieurs grands poètes : Pierre PEUCHMAURD ; Louis-François DELISSE ; Laurent ALBARRACIN ; Joël GAYRAUD ; Anne-Marie BEECKMAN, Jean-Yves BÉRIOU ; Christine DELCOURT ; Alexandre PIERREPONT ; Jean-Paul MARTINO ; Ana OROZCO & Jean-Raphaël PRIETO (La Belle Affaire, l'umbo, 2016) ; Benoît CHAPUT (Quelques Mots Clairs, l'umbo, 2017) ; Julien STARCK (L’HIVER, Les Météores Éditions, 2017 → ici) ; etc.

► Animateur de la Collection de l'umbo depuis 1996 → ici ; des Cahiers de l'umbo entre 2004 et 2010 → ici ; de l'impromptu 2011/2014 → ici ; de Soapbox, feuillet internet, depuis 2013 → ici